05/01/2008 3:21 am

Tout le mystère est dans le titre. Ou plutôt non.
(miroir intégral——>)
« Nous sommes en 1887. Un riche Bostonnais de la haute société souffre d’insomnie. Pour dormir, un médecin l’hypnotise tous les soirs; le serviteur du riche Bostonnais le réveille au matin. Mais son médecin doit quitter Boston pour la Nouvelle-Orléans. La veille de son départ, il endort le riche Bostonnais une dernière fois. Malheureusement, la maison est la proie des flammes durant la nuit; le serviteur meurt. Et le médecin a quitté Boston. En l’an 2000, un entrepreneur réalise des travaux dans la maison du riche Bostonnais. Et le trouve. Le riche Bostonnais découvre alors le monde de l’an 2000, une utopie politique et économique. »
(miroir intégral——>)
Journée de la Femme (having a “bad (h)air day”)
Rappelons-nous, en cette Journée internationale de la Femme, qu’il se trouve des milliers, voire des millions, de femmes qui n’ont guère de bonnes raisons pour célébrer. Et il nous invite à visionner cette vidéo, Les Femmes face à la guerre, parmi les 11 clips (accessibles à partir de cette même page) réalisés sur la base du travail du photographe Nick Danziger. Alors je me joins à eux car, si on sait qu’on peut ne pas bronzer idiot, je suis convaincue qu’on peut également ne pas célébrer idiot. En plus, Hrundi, notre très solaire prof, offre un peu de crème pour [re]dorer nos neurones : Dostoïevsky dans les Frères Karamazov :
« Chacun est responsable de tout. »
Hrundi nous rappelle également l’engagement que les États ont pris, en matière de droit international :
« Respecter et faire respecter, en toutes circonstances. »
Ah! si on avait les cœurs brûlants d’amour pour la justice et la paix… pour tous… Ça ne vous va pas DROIT au cœur, ça!?!?
Non que ne soient pas traités du ton sobre, juste et efficace qui sied au vrai documentaire - plutôt que celui, plus vulgaire parce que souvent si démagogique, du film de propagande - les risques élevés qu’encoure ou que prend Louise Arbour, la Haut-Commissaire des droits de l’Homme à
l’ONU, à travers les assignations auxquelles cette fonction la mène, et le pressentiment de la détermination et de la haute moralité par là exigées ; non plus que l’on ne porte avec soin à notre attention l’ampleur des tragédies que connaissent en particulier les populations du Darfour et de l’Ouganda du Nord (depuis vingt ans, dans ce second cas!!), mais de ce documentaire Sur la ligne de tir présenté ce soir à Zone Libre, un élément a singulièrement frappé mon esprit : l’établissement des droits humains est un fait occidental, et leur reconnaissance ne couvre pas l’étendue de la planète…
Le désir de réconcilier ne fait pas de miracle. Ou rarement. Ce qui explique qu’il ait si peu d’adeptes.
Et quelle idée aussi, d’exiger tant d’efforts et de travail : une folie, pure et simple!
Non, franchement, il n’a rien d’attrayant. Un candidat voué à l’insuccès, voilà ce qu’il est, oui, et son avenir se montre toujours extrêmement prometteur en matière d’échecs répétitifs.
Rien ne sert plus de faire l’autruche, le constat est indubitable : le désir de réconcilier manifeste un degré élevé d’inadaptation à la vie telle qu’elle est, ce qui le rend, dans la plupart des cas, irrécupérable.
M’enfin, quoi! il ne fabrique à peu près que des losers!
Bon à jeter, dirait Darwin.
Un miracle, qu’il ait survécu jusqu’à aujourd’hui. Un mystère.
Ou, peut-être, une illusion…?
L’air, l’erre d’une nouvelle ère, et l’aire ensablée du Canada
Si l’ombre d’un doute subsistait encore à nos esprits quant à l’enjeu principal des prochaines élections fédérales, elle s’est totalement dissipée ce soir au cours du visionnement de l’impressionnante enquête de Zone libre, Du sable dans l’engrenage (à propos du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta) : l’enjeu sera très vert. Et cerné de noir. Émaillé de tout un tas d’étoiles… étatsuniennes! Mais pourquoi, paradoxalement, un sombre sentiment nous envahit-il, à la vue de ces lumières?

Espèces menacées d’extinction ?
Ne me sentant pas très blogueuse ces jours-ci, je vous signale deux de mes lectures du jour dont le point commun est celui de l’accès à la connaissance. D’abord, Pierre Foglia qui, dans la deuxième partie de sa chronique, émet une opinion que je partage totalement (plus spécifiquement ce qui est en noir). C’est suffisamment préoccupant, au point d’imaginer voir un jour une plaque tombale posée au 1400, boulevard René-Lévesque Est sur laquelle serait gravé : Ici gît RADIO-CANADA…
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