05/01/2008 3:21 am

Tout le mystère est dans le titre. Ou plutôt non.
(miroir intégral——>)
En fait, j’aurais dû titrer “Contre l’anti-étatsunisme”, mais c’est un autre débat. Pour ne pas dire dégât.
(miroir intégral——>)
« Ô naïf, ce que tu cherches, c’est l’arbre de la connaissance… Tu es parti à la recherche de la forme et tu t’es égaré. Tu ne peux pas la trouver parce que tu as abandonné la réalité. Parfois on l’appelle “arbre”, parfois “soleil”, tantôt “mer”, tantôt “nuage”. Quiconque cherche le nom seul est perdu. Pourquoi t’attacher au nom? »
Djalâl-al-Dîn Al-Rûmi (1207-73), Mathnawî.
«Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau.»
Paul Valéry
Selon Michel Tournier, le tatouage occidental est un phénomène totalement opposé au tatouage polynésien. Ainsi synthétise-t-il le sens des caractères du premier : «…quiconque a souffert dans un milieu misérable en gardera toujours la trace douloureuse sur son corps.», lui adjoignant les mots “émouvants et énigmatiques” de l’acteur Michel Simon, interrogé sur le fait qu’il était tatoué : «Mes amis le sont comme moi. Jamais un tatoué ne trahit.».
(miroir intégral——>)
Jusqu’ici, tout au long de ma vie, je me suis toujours tenue à carreau, menant une vie plutôt rangée, et y a pas beaucoup de raisons pour que ça change. Rien d’étonnant si l’on considère qu’à 7 ou 8 ans déjà, j’ai solennellement annoncé à ma mère que j’épouserais Roger Moore quand je serais
grande. M’enfin, c’est vrai quoi, désirer être l’épouse d’un Saint -le petit catéchisme avait “labouré et fertilisé” le terreau- ne force aucune logique quand on s’est infatuée d’un mâle à l’aura aussi divinement sexy… Avoir des démêlés avec la justice m’était pour le coup impensable, c’aurait été trahir mon bel idéal de jeunesse : imaginez la dévastation intérieure !
« Jusqu’à la découverte de ce texte éblouissant,
Cartier-Bresson n’avait envisagé la question que d’un point de vue technique de chasseur : tremblement du tireur, aisance de la détente, précision du tir… La concentration ne suffit pas à donner à l’âme son armature interne, qu’il s’agisse de la manière de respirer, de regarder ou d’être absorbé par l’action. Mais en se pénétrant de l’essence du coup grâce à l’enseignement du zen, il entrevoit dès lors toutes possibilités du satori, cette intuition qui invite à outrepasser les limites traditionnelles de l’ego. En apprenant à bien attendre, il modifie son rapport avec le temps et ne ressort pas seulement instruit mais édifié par le dialogue entre le Maître et l’élève, tel que le rapporte Eugen Herrigel :
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