07/03/2007 5:22 pm

     Sa paraphilie m’est, le plus souvent, terra incognita. Pas aussi étrangers qu’elle, toutefois, les propos qu’elle fait tenir à Ludovic Maubreuil, bien que leur singularité lui soit éminemment propre et ses regards souvent éclairants. J’avais, au moment de la lecture de ses Harmonies Werckmeister chez ce cher Juan Asensio, relevé ce passage qui suivra, pour le placer en exergue durant un moment, en colonne de droite, ainsi que j’aime à le faire lorsque je veux suçoter un peu longuement le noyau d’une olive (nombreux sont ceux qui mériteraient de se trouver là, et qui s’y trouveront éventuellement - ça n’est pas non plus un palmarès !) :


« …renouer avec cette conception antique de l’harmonie véritable,
qui résulte de la coexistence d’entités irréductibles
mais fonctionnant en réseaux. »

(miroir intégral——>)


29/01/2007 3:56 pm

     Oui, mais non, le Trio Joubran n’est pas un sextuor au sens strict du terme. Toutefois, apprenant de la bouche même de Samir Joubran que c’est son frère Wissam qui avait fabriqué leurs ouds et qu’ils étaient donc six frères sur scène et non trois… Et c’est précisément ce qu’on observe, en les regardant jouer, ce corps à corps avec leur instrument qui engendre une musique inspirée, émaillée à l’occasion - à l’exception de deux chansons - d’une exclamation d’un joueur exprimant la jouissance du moment et dont l’effet est contagieux… (miroir intégral——>)


11/12/2006 8:07 pm

E molto grazie, Sofia…

     Se voir offrir un livre édité par Les éditions José Corti est un réel bonheur. Et grand comme le ciel se fait-il, lorsque doublé. Et très coquin lorsque, pour son premier, il s’agit du Blanche-Neige de Robert Walser. L’auteur de prédilection pour l’inflexible Kafka, dit-on de Walser en quatrième de couverture, n’aura pas attendu la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim pour voir l’au-delà, et l’en deçà, du conte. Walser aurait réécrit le conte fin XIXe siècle ou début XXe, et Bettelheim est né en 1903, mais sont-ce là signes du Temps? Peu importe, l’écrivain montre, et magnifie, là où le psychanaliste explique. Le premier réenchante en désenchantant, le second accompagne dans une quête de sens; aucune comparaison à faire, ça ne se joue pas sur les mêmes planches, ce n’est pas le même théâtre… (miroir intégral——>)


05/11/2006 4:40 am

Sur les murs érigés
dans sa tête,
suspendre les tableaux
de ses plus beaux songes.
Sur les murs ayant scellé
son cœur, aménager des sas,
telles des fenêtres ouvertes
laissant planer jusqu’en soi
ces musiques d’ailleurs.
Les objets d’échanges
sont sacrés au royaume
de l’Art de l’Éternel.
     
Prêter l’oreille
aux Incantations :
Le sublime
est donné d’avance!

Si le Désir préfigure,
l’Aube, elle, m’offre
ses Promesses.
     
Dans mon âme
et dedans ma tête,
n’y avait-il pas autrefois
un petit roi?
Puisse le Grand Chameau
m’entraîner au Désert Dragon,
là où le roi engendrera
le fou

(miroir intégral——>)




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