05/02/2007 2:02 am

     Vient un jour où le souci de ne pas trahir, que vous aviez entretenu des années durant, vous apparaît dans toute sa vérité. Vous ne vouliez pas trahir les autres, mais leurs commentaires attestent que vous avez manifestement échoué. De plus, outre cet échec, vous découvrez vous être trahi vous-même.
     
     Et voilà qu’une nouvelle liberté vous est octroyée.

     


31/01/2007 12:34 am

Le désir de réconcilier ne fait pas de miracle. Ou rarement. Ce qui explique qu’il ait si peu d’adeptes.

Et quelle idée aussi, d’exiger tant d’efforts et de travail : une folie, pure et simple!

Non, franchement, il n’a rien d’attrayant. Un candidat voué à l’insuccès, voilà ce qu’il est, oui, et son avenir se montre toujours extrêmement prometteur en matière d’échecs répétitifs.

Rien ne sert plus de faire l’autruche, le constat est indubitable : le désir de réconcilier manifeste un degré élevé d’inadaptation à la vie telle qu’elle est, ce qui le rend, dans la plupart des cas, irrécupérable.

M’enfin, quoi! il ne fabrique à peu près que des losers!

Bon à jeter, dirait Darwin.

Un miracle, qu’il ait survécu jusqu’à aujourd’hui. Un mystère.

Ou, peut-être, une illusion…?


29/01/2007 3:56 pm

     Oui, mais non, le Trio Joubran n’est pas un sextuor au sens strict du terme. Toutefois, apprenant de la bouche même de Samir Joubran que c’est son frère Wissam qui avait fabriqué leurs ouds et qu’ils étaient donc six frères sur scène et non trois… Et c’est précisément ce qu’on observe, en les regardant jouer, ce corps à corps avec leur instrument qui engendre une musique inspirée, émaillée à l’occasion - à l’exception de deux chansons - d’une exclamation d’un joueur exprimant la jouissance du moment et dont l’effet est contagieux… (miroir intégral——>)


09/01/2007 11:47 pm

Des adversaires se livrent une chaude lutte. D’autant plus chaude qu’elle ne dit pas son nom. Le désordre est un champ de bataille.
     
Objets abandonnés, tels des gisants autour de qui tourneraient des mouches, qui s’en préoccupe? Nul ne sait si, de démission, il n’y a qu’apparence, dans cette désertion.
     
Les vautours, eux, n’ont d’intérêt que pour les morts. La dépossession est leur jouissance. Jusqu’à ce qu’ils frappent un os.
     
Qui sait quand minuit sonnera, Dr Schweitzer.


03/01/2007 1:21 pm

     Homologico-structurellement parlant, que pourrions-nous déduire de ceux qui pratiquent couramment la langue de bois?
     
     Salsifis! mais que, peu importe l’organisme qui se gargarise de la posséder, elle entretiendra toujours avec les structures voisines les mêmes relations topologiques, les mêmes connections, et ceci quelles que soient leurs formes et leurs fonctions. Autrement dit, et je parie que vous l’avez déjà deviné, elle est un beau cas d’espèce, du fait qu’elle révèle également une homologie de filiation. Ouaip! Si, si! allez, quoi, piffez-moi ça… (miroir intégral——>)


17/12/2006 1:18 am

[Cette note illustre ce à quoi peut ressembler le stade avancé du cancer de l’opportunisme qui pourrait me ronger si je ne le combats pas. Mais diable que c’est plaisant de pitrer du mot, Muse Fantaisie se faisant désirer ces derniers temps… Alors, kadô d’Avent NoWell, une corne d’abondance truffée d’adjectifs et locutions tous plus excessifs les uns que les autres, dont les épis sont tutorés par notre Bombardier nationale que j’ai osé parasiter à l’insu de son plein gré. Advenant que, par inadvertance, cette dernière me lirait, je lui adresse cette prière : «Plîîîzz, Mrs Bombardier, know off hence, and pay some attention to the name of this weblog, thank you!]

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     C’est fou ce que sa chronique sur le temps des Fêtes nous apprend à son sujet, grâce à cette cérémonie quasi incontournable des échanges de présents. Une vraie pince-sans-rire, notre Denise. Hein? vous ne lui reconnaissez pas ce trait d’esprit?!? Je serais toute seule à… ? Vraiment?? Ah non non, j’insiste, et j’vais même vous prouver qu’elle a un sacré sens de l’humour!

(miroir intégral——>)


11/12/2006 8:07 pm

E molto grazie, Sofia…

     Se voir offrir un livre édité par Les éditions José Corti est un réel bonheur. Et grand comme le ciel se fait-il, lorsque doublé. Et très coquin lorsque, pour son premier, il s’agit du Blanche-Neige de Robert Walser. L’auteur de prédilection pour l’inflexible Kafka, dit-on de Walser en quatrième de couverture, n’aura pas attendu la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim pour voir l’au-delà, et l’en deçà, du conte. Walser aurait réécrit le conte fin XIXe siècle ou début XXe, et Bettelheim est né en 1903, mais sont-ce là signes du Temps? Peu importe, l’écrivain montre, et magnifie, là où le psychanaliste explique. Le premier réenchante en désenchantant, le second accompagne dans une quête de sens; aucune comparaison à faire, ça ne se joue pas sur les mêmes planches, ce n’est pas le même théâtre… (miroir intégral——>)

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