19/03/2006 10:47 pm

l’ère du temps est louche
            qui fait vriller
                        les racines et les souches
(miroir intégral——>)


14/03/2006 11:58 pm

de quelle eau lustrale faire ses ablutions
pour laver cette suie d’impuretés qui nous charbonne la peau ?
avec quels rameaux racler les parois de l’âtre de l’être ? (miroir intégral——>)


13/02/2006 11:40 am

je ne serai jamais d’équerre
qu’est-ce qu’on s’en fiche
l’équerre
c’est une vieille racine pourrie
aussi vieille que le plus vieux métier du monde
entre les mains de géants
qui démesurent la mesure
la travestissent
en ont fait une pute (miroir intégral——>)


09/02/2006 12:51 am

¬

abattre la coulpe du faux-fuyant
graver le temps
        en tempérament igné
dégager
        de derrière les fagots
                         la pulsation
                                     qui s’ankylose, qui s’ankylose
s’approprier l’air de la mine d’or réjouie

¬

qui voudrait boire
        au pis d’une vache
                         au lait insipide
                                     et frelaté ??
et pourtant
        on les consacre

¬


07/02/2006 12:29 am

~

…le fragile espoir
de voir un jour surgir
de l’irrespirable matière
dans laquelle
le sort a voulu
que le bousier
que je suis
naisse et vive,
dans l’inconfort perpétuel
inhérent à qui ne peut
loger ailleurs
qu’à l’enseigne
de la Marge Étrangère
des InHumanités,
de voir surgir, donc,
une Mandragore…

~
(mienne prose poétique rapatriée d’un commentaire laissé sur le blog de Pierre Assouline)


17/12/2005 9:06 pm

La maladie
qui vous embroche
comme un éléphant, de son ivoire
ça vous place nécessairement en position de défense
ça vous tourneboule
et ça vous jette l’immunitaire à terre sans manières
l’humanitaire aussi
plus rien à voir avec un banal mal de dents
c’est le mors de la Mort qui vous prend
et non l’inverse. (miroir intégral——>)


03/12/2005 11:56 pm

Le bris d’exil est un Soir de Carnaval où les bleus nocturnes se font lumineux. Où le dénuement éclairé des arbres nimbe les êtres au ventre serein.
Une natte de mots a scellé l’amitié, sous les déguisements. Ainsi les ailes ventriculaires se dilatent-elles d’une légèreté offerte en reconquête dans l’éther euphorisant.
Le bris d’exil est un tintement musical joyeux qui rend l’ouïe aux assourdis des nuits obscures. Les Soirs de Carnaval, les douaniers dansent car les faits et gestes se libre-échangent en accords de pas et de souffles.
Puis, du silence reposé, surgira le murmure d’une maxime nouvelle.

Notes plus récentes »»



Depuis le 03/12/2005

pages vues

(compteur Statcounter)

~ ~

~ ~

et

visiteurs

~ ~

Top Blogues

~ ~

~ ~

S'abonner avec Bloglines