19/03/2006 10:47 pm
L’Eau Secrète (Mouvance Pro-Jets)
l’ère du temps est louche
qui fait vriller
les racines et les souches
(miroir intégral——>)
L’Eau Secrète (Mouvance Pro-Jets)
l’ère du temps est louche
qui fait vriller
les racines et les souches
(miroir intégral——>)
de quelle eau lustrale faire ses ablutions
pour laver cette suie d’impuretés qui nous charbonne la peau ?
avec quels rameaux racler les parois de l’âtre de l’être ? (miroir intégral——>)
je ne serai jamais d’équerre
qu’est-ce qu’on s’en fiche
l’équerre
c’est une vieille racine pourrie
aussi vieille que le plus vieux métier du monde
entre les mains de géants
qui démesurent la mesure
la travestissent
en ont fait une pute (miroir intégral——>)
Antiadhésifs (Mouvance Pro-Jets)
¬
abattre la coulpe du faux-fuyant
graver le temps
en tempérament igné
dégager
de derrière les fagots
la pulsation
qui s’ankylose, qui s’ankylose
s’approprier l’air de la mine d’or réjouie
¬
qui voudrait boire
au pis d’une vache
au lait insipide
et frelaté ??
et pourtant
on les consacre
¬
…le fragile espoir
de voir un jour surgir
de l’irrespirable matière
dans laquelle
le sort a voulu
que le bousier
que je suis
naisse et vive,
dans l’inconfort perpétuel
inhérent à qui ne peut
loger ailleurs
qu’à l’enseigne
de la Marge Étrangère
des InHumanités,
de voir surgir, donc,
une Mandragore…
~
(mienne prose poétique rapatriée d’un commentaire laissé sur le blog de Pierre Assouline)
La maladie
qui vous embroche
comme un éléphant, de son ivoire
ça vous place nécessairement en position de défense
ça vous tourneboule
et ça vous jette l’immunitaire à terre sans manières
l’humanitaire aussi
plus rien à voir avec un banal mal de dents
c’est le mors de la Mort qui vous prend
et non l’inverse. (miroir intégral——>)
Le bris d’exil est un Soir de Carnaval où les bleus nocturnes se font lumineux. Où le dénuement éclairé des arbres nimbe les êtres au ventre serein.
Une natte de mots a scellé l’amitié, sous les déguisements. Ainsi les ailes ventriculaires se dilatent-elles d’une légèreté offerte en reconquête dans l’éther euphorisant.
Le bris d’exil est un tintement musical joyeux qui rend l’ouïe aux assourdis des nuits obscures. Les Soirs de Carnaval, les douaniers dansent car les faits et gestes se libre-échangent en accords de pas et de souffles.
Puis, du silence reposé, surgira le murmure d’une maxime nouvelle.
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