Enchemisé
dans les
violences
de sa
nuit,
le corps
de
notre vie
est
pointillé
d’une
infinité
de
parcelles
lumineuses
coûteuses.
Ah ! quel sérail.
HÔTE ET POSSÉDANT
Qu’est-ce qui nous consolerait ? Quel besoin de l’être ? L’homme et le temps nous ont tout révélé. Le temps n’est point votif et l’homme n’accomplit que des desseins ruineux.
Désir d’un cœur dont le seuil ne se modifie pas.
Nous allions prendre ce que nous convoitions. Mais la main qui brillait se rendait, semblait laide.
À verte fontaine, fruits souvent meurtris.
Notre sommeil était un loup entre deux attaques.
Nous avions allongé puissamment le chemin. Ne menait nulle part. Nous avions multiplié les étincelles. Enfin où menait-il ? Aux brumes dissipées, au brouillard rappelé. Et la nature entière était frappée de pandémie.
Le meilleur était durant quelque moment le crime en personne.
Astres et désastres, comiquement, se sont toujours fait face en leur disproportion.
Des hommes de proie bien civilisés s’employaient à mettre le masque de l’attente fortunée sur le visage hébété du malheur. Ô les termes de leur invitation ! Ô le galbe porcin de leur prospérité !
Seul, de nouveau, avec cet appelant au loin, si évasif ?
Temps, mon possédant et mon hôte, à qui offres-tu, s’il en est, les jours heureux de tes fontaines ? À celui qui vient en secret, avec son odeur fauve, les vivre auprès de toi, sans fausseté, et pourtant trahi par ses plaies irréparables ?
(…)
JOIE
Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.
Poésies de René Char
in
L’EFFROI LA JOIE
in
LE NU PERDU
(1964-1970)
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ESPIÈGLERIES
se fait la malle.
Probablement le temps d’un printemps et d’un été. Je ne sais trop. Qui peut prévoir où un changement de cap peut nous mener ?
Je ne sais pas si je continuerai à naviguer sur la Toile durant cette période, mais ma présence s’y fera certainement plus rare. Vous me manquerez, c’est sûr.
Beau temps à vous…
Marie Danielle