08/12/2006 5:08 am

     
     Le titre de cette note est celui d’un poème de René Char. Et le texte que je retranscris dans cette note provient de la passionnante et riche biographie que Laurent Greilsamer lui a consacrée, après nous avoir offert ce bonheur de lecture que fut pour moi Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël. Quelles vies singulières qu’ont été les leurs, qui ont également vécu ensemble une intense amitié. Mon attachement pour l’œuvre du poète va grandissant, celui pour De Staël et ses toiles étant un peu connu, je retiendrai donc ici un moment partagé entre eux qui met également en scène Anne de Staël, fille de Nicolas.
     

(miroir intégral——>)


21/11/2006 8:11 am

     
     
     
Tu crains le désert
Toi qui t’exposes
Aux vents balayant les écrans
Tel un musée à ciel ouvert
     
     
(miroir intégral——>)


20/11/2006 8:40 am


Je reprends ici, avec quelques retouches, un commentaire laissé sur la note Gilgamesh pour les nuls, du fait que j’y ai évoqué la lecture de la précieuse Antigone, d’Henry Bauchau, effectuée il y a deux ou trois ans.

     Viol d’une œuvre que certains voudraient intouchable, le Gilgamesh de Léo Scheer? Certes, l’appropriation d’un grand classique est un geste téméraire ou casse-cou, voire impudent, mais on ne pourra le déterminer qu’au vu du résultat. Si sa réécriture permet d’offrir à ses contemporains une inestimable histoire qui, autrement, s’empoussièrerait sur des tablettes, alors il s’agit de beauté et d’hommage, et on ne se plaindra pas de les voir se multiplier! Sinon, si celui qui se sera autorisé à la manipuler l’éventre ou la mutile, il aura commis un sacrilège, rien de moins.

(miroir intégral——>)


04/11/2006 4:45 pm

«Le serpent
lui aussi
appartient
au mystère,
à la nuit
humide
et close.
Le serpent ne
s’explique pas.
Tout juste
peut-on
se laisser
fasciner
par lui,
qui rend
“l’invisible
visible”.
Il le choisit
comme son
emblème,
son blason :
     
     

(miroir intégral——>)


27/10/2006 5:51 am

XLI
     

Commence à croire que la nuit t’attend toujours.

     
(miroir intégral——>)


18/10/2006 10:53 pm

Je dédie ce poème de Yves Bonnefoy, L’Ordalie, à l’Homme qui marche

     
     

I

J’étais celui qui marche par souci
D’une eau dernière trouble. Il faisait beau
Dans l’été le plus clair. Il faisait nuit
De toujours et sans borne et pour toujours.
     
Dans la glaise des mers
Le chrysanthème de l’écume et c’était toujours
La même odeur terreuse et fade de novembre
Quand je foulais le noir jardin des morts.
     
Il y avait
Qu’une voix demandait d’être crue, et toujours
Elle se retournait contre soi et toujours
Faisait de se tarir sa grandeur et sa preuve.

(miroir intégral——>)


16/10/2006 1:03 am

     
     
Je me taisais pour la vie, ou contre elle.
Je me taisais.
Ma présence était silencieuse.
Pas muette. Non.
Silencieuse.

     
     

(miroir intégral——>)

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