14/02/2007 12:25 am

     Suis passée à la bibliothèque aujourd’hui, ayant épuisé le maximum des renouvellements possibles de mes emprunts et atteint leur date d’échéance. M’étais d’abord promis de ne rien emprunter, ma table de lecture étant déjà couverte de nombreux trésors. Oui, mais. Oui, mais, je rageais d’avoir égaré ce beau vers de Louis Émié, et m’ennuyais des tableaux de Kolia, et puis, et puis, et puis…
     
     Alors, une note contenant toutes ces perles ayant paru ici au fil du temps, en exergue, dans leur espace réservé, à droite. Trop heureuse de l’avoir retrouvé donc, je débute par celui d’Émié, extrait de Le nom du feu (mais cité par Gaston Bachelard dans La flamme d’une chandelle, là où je l’ai lu). Une S P L E N D E U R !

«Ma solitude est déjà prête
À brûler qui la brûlera.»

(miroir intégral——>)


12/01/2007 6:52 pm

«Ceux qui ont installé l’éternel compensateur comme finalité triomphale du temporel n’étaient que des geôliers de passage. Ils n’avaient pas surpris la nature tragique, intervallaire, saccageuse, comme en suspens, des humains.»

(miroir intégral——>)


11/12/2006 8:07 pm

E molto grazie, Sofia…

     Se voir offrir un livre édité par Les éditions José Corti est un réel bonheur. Et grand comme le ciel se fait-il, lorsque doublé. Et très coquin lorsque, pour son premier, il s’agit du Blanche-Neige de Robert Walser. L’auteur de prédilection pour l’inflexible Kafka, dit-on de Walser en quatrième de couverture, n’aura pas attendu la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim pour voir l’au-delà, et l’en deçà, du conte. Walser aurait réécrit le conte fin XIXe siècle ou début XXe, et Bettelheim est né en 1903, mais sont-ce là signes du Temps? Peu importe, l’écrivain montre, et magnifie, là où le psychanaliste explique. Le premier réenchante en désenchantant, le second accompagne dans une quête de sens; aucune comparaison à faire, ça ne se joue pas sur les mêmes planches, ce n’est pas le même théâtre… (miroir intégral——>)


08/12/2006 5:08 am

     
     Le titre de cette note est celui d’un poème de René Char. Et le texte que je retranscris dans cette note provient de la passionnante et riche biographie que Laurent Greilsamer lui a consacrée, après nous avoir offert ce bonheur de lecture que fut pour moi Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël. Quelles vies singulières qu’ont été les leurs, qui ont également vécu ensemble une intense amitié. Mon attachement pour l’œuvre du poète va grandissant, celui pour De Staël et ses toiles étant un peu connu, je retiendrai donc ici un moment partagé entre eux qui met également en scène Anne de Staël, fille de Nicolas.
     

(miroir intégral——>)


02/09/2006 6:12 pm


S’il te faut repartir,
prends appui
contre une maison sèche.
N’aie point souci
de l’arbre grâce auquel,
de très loin,
tu la reconnaîtras.
Ses propres fruits le désaltèreront.
     
Levé avant son sens,
un mot nous éveille,
nous prodigue la clarté du jour,
un mot qui n’a pas rêvé.

(miroir intégral——>)


11/02/2006 10:14 pm

En guise de clôture de la Semaine de prévention du suicide

Un texte d’Alberto Libertad (1875-1908), in La Joie de Vivre :

Devant les fatigues de la lutte combien ferment les yeux, croisent les bras, s’arrêtent, impuissants et découragés. Combien, et des meilleurs, sont tant lassés qu’ils quittent la vie, ne la trouvant pas digne d’être vécue. Quelques théories à la mode et la neurasthénie aidant, des hommes considèrent la mort comme la suprême libération. Contre ces hommes, la société sort des arguments-clichés. On parle du but moral de la vie; - on n’a pas le droit de se tuer; - les douleurs morales doivent être supportées courageusement; - l’homme a des devoirs; - le suicide est une lâcheté; - le partant est un égoïste; etc, toutes phrases à tendances religieuses (…)

Qu’est donc le suicide ?

(miroir intégral——>)


18/12/2005 4:36 am

« J’aime les rôles de composition et… de décomposition. J’aime jouer les loques, les farfelus, les détraqués. J’aime les personnages poussés à l’extrême. »

« On a beau avoir fait le sot toute sa vie, le plus dur c’est le dernier moribond. »

Marc Favreau alias Sol, Génial Poète Géniteur de notre imaginaire parmi les Grands, nous sommes en deuil. Et nous qui pensions l’hiver venu…

Salut, Vieille Galoche ! Tu emportes un pan de mon enfance avec toi. Mais moi je garde un bout de ton manteau.




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