14/02/2007 12:25 am

     Suis passée à la bibliothèque aujourd’hui, ayant épuisé le maximum des renouvellements possibles de mes emprunts et atteint leur date d’échéance. M’étais d’abord promis de ne rien emprunter, ma table de lecture étant déjà couverte de nombreux trésors. Oui, mais. Oui, mais, je rageais d’avoir égaré ce beau vers de Louis Émié, et m’ennuyais des tableaux de Kolia, et puis, et puis, et puis…
     
     Alors, une note contenant toutes ces perles ayant paru ici au fil du temps, en exergue, dans leur espace réservé, à droite. Trop heureuse de l’avoir retrouvé donc, je débute par celui d’Émié, extrait de Le nom du feu (mais cité par Gaston Bachelard dans La flamme d’une chandelle, là où je l’ai lu). Une S P L E N D E U R !

«Ma solitude est déjà prête
À brûler qui la brûlera.»

(miroir intégral——>)


11/02/2007 6:19 pm

Molto grazie a S.

     

«Mais quand j’ai bien dormi et m’éveille le matin, c’est l’artiste qui s’éveille en moi, l’adepte du hasard, l’ami du rythme, et le pauvre homme timide s’efface devant celui qui est doué pour la danse, qui est à lui-même père et mère et frère et ami et amie, qui commande à ses membres et à son esprit et se sait assez riche pour ne traiter ses semblables qu’en tant que personnages de tous les jeux qu’il crée. Pourquoi suis-je aussi docile avec moi-même, pourquoi ai-je le talent de m’admonester dès que je subodore en moi quelque ambition? Pourquoi ne puis-je jamais me trouver insupportable? Comment puis-je supporter un monsieur tel que moi? Jamais la question de l’écot ne me serait venue à l’esprit. C’est lui qui a eu cette idée, ce Lui installé au milieu de moi, cet accoucheur d’idées que j’abrite. Je vous assure que personnellement, de moi-même, je ne rirais presque jamais. C’est lui, c’est lui qui est toujours plein de rires, lui, le féerique.»
     
Robert_Walser, La mesure est bientôt comble in Écrire en optimiste in Le Territoire du Crayon. Éditions ZOÉ, 2003.


07/02/2007 12:59 am

Histoire de ne pas perdre ses traces, revoici un poème publié en février 2005 sur feu mon blog SPHÉROÏDE TOI-MÊME!

     


     
     
HORS-FOYER
     
     
Que n’entendez-vous les hurlements sourds
De l’être errant
Dans le labyrinthe des masques ?
(miroir intégral——>)


29/01/2007 3:56 pm

     Oui, mais non, le Trio Joubran n’est pas un sextuor au sens strict du terme. Toutefois, apprenant de la bouche même de Samir Joubran que c’est son frère Wissam qui avait fabriqué leurs ouds et qu’ils étaient donc six frères sur scène et non trois… Et c’est précisément ce qu’on observe, en les regardant jouer, ce corps à corps avec leur instrument qui engendre une musique inspirée, émaillée à l’occasion - à l’exception de deux chansons - d’une exclamation d’un joueur exprimant la jouissance du moment et dont l’effet est contagieux… (miroir intégral——>)


12/01/2007 6:52 pm

«Ceux qui ont installé l’éternel compensateur comme finalité triomphale du temporel n’étaient que des geôliers de passage. Ils n’avaient pas surpris la nature tragique, intervallaire, saccageuse, comme en suspens, des humains.»

(miroir intégral——>)


11/12/2006 8:07 pm

E molto grazie, Sofia…

     Se voir offrir un livre édité par Les éditions José Corti est un réel bonheur. Et grand comme le ciel se fait-il, lorsque doublé. Et très coquin lorsque, pour son premier, il s’agit du Blanche-Neige de Robert Walser. L’auteur de prédilection pour l’inflexible Kafka, dit-on de Walser en quatrième de couverture, n’aura pas attendu la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim pour voir l’au-delà, et l’en deçà, du conte. Walser aurait réécrit le conte fin XIXe siècle ou début XXe, et Bettelheim est né en 1903, mais sont-ce là signes du Temps? Peu importe, l’écrivain montre, et magnifie, là où le psychanaliste explique. Le premier réenchante en désenchantant, le second accompagne dans une quête de sens; aucune comparaison à faire, ça ne se joue pas sur les mêmes planches, ce n’est pas le même théâtre… (miroir intégral——>)


08/12/2006 5:08 am

     
     Le titre de cette note est celui d’un poème de René Char. Et le texte que je retranscris dans cette note provient de la passionnante et riche biographie que Laurent Greilsamer lui a consacrée, après nous avoir offert ce bonheur de lecture que fut pour moi Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël. Quelles vies singulières qu’ont été les leurs, qui ont également vécu ensemble une intense amitié. Mon attachement pour l’œuvre du poète va grandissant, celui pour De Staël et ses toiles étant un peu connu, je retiendrai donc ici un moment partagé entre eux qui met également en scène Anne de Staël, fille de Nicolas.
     

(miroir intégral——>)

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