08/01/2008 9:49 pm
À la recherche du Temps suspendu…
Il y a un peu plus de chemin parcouru qu’il ne m’en reste. Je parle de ma [poursuite - enfin ! - reprise de] lecture de Le Paradis Terrestre ; Mythes Et Philosophies de Milad Doueihi, et non de ma vie. Quoique… à la différence toutefois que, un livre, ça peut se reprendre depuis son début. Et maintes fois, même. Pourtant, il s’agira cette fois de ne vous parler que de le retrouver là où je l’avais laissé.
Car, là où je l’avais laissé, il m’attendait… Singulièrement.
Ou mon étonnement n’est-il dû qu’à l’oubli ? ?
Depuis quelques mois d’avant ce récent temps de suspension pour - faisons court - raison de migration, j’ai beaucoup jonglé avec [entre autres] le concept de l’ignorance (ou est-ce elle qui ne cessa jamais de jongler avec moi ?). Et donc, hier, je réouvre le livre de Miladus et lis, en début et haut de page 112 :
« L’ignorance, fait humain caractéristique du vulgaire… »
Si j’étais susceptible, je féliciterais le comité d’accueil pour la paire de baffes grâcieusement distribuées…
(miroir intégral——>)


Tout comme « on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau », ainsi ne doit-on pas laisser la Beauté qui éclaire la vie, dans l’ombre… C’est pourquoi je me suis saisie de ce
«Mais quand j’ai bien dormi et m’éveille le matin, c’est l’artiste qui s’éveille en moi, l’adepte du hasard, l’ami du rythme, et le pauvre homme timide s’efface devant celui qui est doué pour la danse, qui est à lui-même père et mère et frère et ami et amie, qui commande à ses membres et à son esprit et se sait assez riche pour ne traiter ses semblables qu’en tant que personnages de tous les jeux qu’il crée. Pourquoi suis-je aussi docile avec moi-même, pourquoi ai-je le talent de m’admonester dès que je subodore en moi quelque ambition? Pourquoi ne puis-je jamais me trouver insupportable? Comment puis-je supporter un monsieur tel que moi? Jamais la question de l’écot ne me serait venue à l’esprit. C’est lui qui a eu cette idée, ce Lui installé au milieu de moi, cet accoucheur d’idées que j’abrite. Je vous assure que personnellement, de moi-même, je ne rirais presque jamais. C’est lui, c’est lui qui est toujours plein de rires, lui, le féerique.»


