03/02/2008 2:28 pm
Hamster des viles, Hamster des chants
Le hamster vivant en vile
n’a de cesse de gloser ;
croyant viser dans le mille,
lors qu’il s’est fort rengorgé.
Il vit dans la pâmoison,
adorant l’or de sa cage,
y voyant sa réflexion,
une gloire à son image !
Mécanique où il s’ébroue,
n’a de fin qu’à s’en louer :
il adore faire la roue
(croyant voir* le monde tourner !) ;
la quittant à grand regret,
pour rejoindre sa société
et en prolonger l’effet :
quelle ivresse, s’entregloser !
~
Le hamster des chants n’en veut qu’à musarder, qu’à explorer toute terre ou espace, fussent-ils intérieurs ; il va, par monts et par vaux, vocalisant ses merveilles de découvertes et hurlant devant l’horreur. Mais il va. Avec ou sans peur, il va, en quête de liberté. Et il vit**.
~
* on pourrait également remplacer voir par faire ; c’est même fortement recommandé. Nous avons voulu éviter une ennuyante répétition.
** quelle honte, que de ne pas produire !



Maridan,
Pour moi c’est pas encore la grande forme mais ce texte m’a bien fait rire et si il s’adresse à quelqu’un en particulier (au moins dans sa première partie), je dis tout, si je gagne un lot…. - J’espère que vous avez eu mes courriels du 30 Janvier.
A bientôt.
Comment erre sophie — 04/02/2008 @ 2:12 pm
Bonjour Sophie !
Oui, reçu vos courriels, et la photo, merci ! Je tarde à vous répondre pour divers motifs, et j’espérais le faire ce week-end passé, mais en fait certaines choses dont je veux vous parler demandent mûrissement. J’aurais au moins dû accuser réception, pardon, mais je ne savais pas non plus que le délai se prolongerait.
Quant à mon texte, évidemment que des personnes concrètes m’ont inspiré le thème, sauf que, puisque ma fable ne rend pas compte de tout ce qui serait en cause, on ne saurait l’accoler à des personnes précises, n’est-ce pas…? Mais vous pouvez m’écrire perso, pour lâcher des noms !!
À très bientôt !
P.S. : désolée d’apprendre que ça ne s’arrange pas, côté santé. Parfois on voudrait posséder une baguette magique ou croire aux miracles. Bises.
Comment erre Marie Danielle — 04/02/2008 @ 3:17 pm
Oui, pas mal, votre poème. C’est Zorg et Ramiel ?
Je croyais que vous aviez arrêté de nourrir ce blog !
Comment erre Ramiel — 07/02/2008 @ 5:14 am
Ah bah vous voyez, faut pas placer votre foi n’importe où, Ramiel ! La preuve, en tout cas, que la foi peut tromper.
Sinon, au risque de vous peiner, je dois dire que non, ce n’est pas Zorg et vous qui m’avez inspirée cette fable mais, à dire vrai, c’est peut-être ressemblant, sauf que jene connais guère aussi bien que vous votre Zorg, moi.
Comment erre Marie Danielle — 07/02/2008 @ 10:00 am
Ce qu’il y a, c’est que nous nous disputons parce qu’il fait valoir qu’il vient de Paris, et qu’on ne doit pas le confondre avec la population de Haute-Savoie (où ses parents habitent) en général, puisque lui en est resté, psychologiquement, à la vie pleine d’urbanité qu’on peut mener dans la banlieue parisienne. En réalité, c’est politique, aussi, car Zorg a une phobie de la droite et de ses électeurs. Il a bien voulu se mêler aux Genevois, qui sont plutôt socialistes et urbains, mais pas aux Savoyards, qui votent à droite comme les petits propriétaires terriens, ou petits industriels, ou petits boutiquiers qu’ils sont en général, la propriété en Haute-Savoie étant extrêmement morcelée (et donc, en fait bien partagée, mais cela, Zorg ne veut pas le voir).
Comment erre Ramiel — 08/02/2008 @ 1:32 am
Ramiel, z’en faites pas, j’ai vu depuis le début que Zorg faisait office de bouc émissaire. Aussi, je vous vois très bien jouer le rôle de torero. Je ne sais pas où, diable, vous avez caché le taureau, mais surtout, un conseil : ne me chiffonnez pas, ou il vous en coûtera !!!
Comment erre Marie Danielle — 08/02/2008 @ 11:01 am