18/01/2008 2:57 pm
Je me cite moâ-m’aime.
Ouarf.
Seriously, ça discute Pandore, dans ç’te boâte !
Le sujet étant
la perversité,
la discussion qui
le suit évoquant
maints aspects
de la vie, dont
celui de
l’avortement,
je m’y suis
commise
également
et en rapporte
donc mon commentaire
principal ici…
« Donner la “vie” à un enfant pour ne le voir que vivre en mourant de faim, cela s’appelle-t-il encore donner la vie ?
Cela s’appelle survivre dans des conditions inhumaines, mais des conditions inhumaines qui, ah voyez-moi ça, sont instituées et/ou entretenues par des humains.
Hello, human race !
Maintenant, c’est pas parce que tout plein de femmes se faisant avorter dans les pays occidentaux ne vivent pas dans des conditions de pauvreté extrême (quoiqu’il s’en trouve itou. des pauvres : le Sud dans le Nord et le Nord dans le Sud, n’est-ce pas) qu’il ne se trouve pas des enfants à qui on a donné la vie pour ne vivre qu’en dépérissant.
Tous ces jeunes qui se suicident, c’est parce qu’ils font des caprices, peut-être ?
Des conditions de vie produisant la famine du cœur et de l’esprit, ça tue aussi !
Oui il existe des femmes qui pratiquent l’avortement comme d’autres vont se faire lifter (notez : dans un cas comme dans l’autre, ça ne se pratique pas au quotidien), mais si tel est le cas, il faut chercher en amont : où, dans la société - dans nos gouvernements ou dans les familles, ou à l’école, etc. ? -, cela dérape-t-il pour en arriver là ?
Dans beaucoup de contextes, le geste de l’avortement est une infime partie du problème. Tout comme parfois il est une bonne solution. Que l’on ait forcé des femmes à mener leurs grossesses à terme alors qu’elles ont été violées, je n’appelle pas ça humain !
Il s’en trouve des femmes qui vont aussi se faire avorter à contre-cœur : l’une parce que le père n’est pas “là” (fiable, responsable, est violent, est etc. ask around !), une autre parce que ça tombe réellement mal (entendre ici des tonnes de bonnes mais discutables raisons, parfois légitimes, parfois moins - mais le contexte du travail des esclavages contemporains n’est pas ce qui leur donnerait tort. Et ainsi de suite, on ne déclinera pas tous les cas possibles et impossibles.
À tout instant nous sommes sollicités à opérer des choix. Tous les gestes que l’on pose, toutes les paroles que l’on tient, mais aussi nos omissions et nos silences, tout, tout, tout est porteur soit de vie, soit de mort. Essayez-vous donc à manquer quelques secondes d’oxygène, pour voir (comme quoi la vie tient à peu, et comme quoi ce peu est essentiel) Chaque instant, chaque instant on peut générer vie ou mort. On respire - et inspire aux autres - de l’oxygène, ou bien on se l’/leur aspire ?
Hein, chacun, dans sa vie, nous contribuons à construire la perverse cité, ou pas ? »
Rédigé par: sandgirl et la tente d’oxygène (l’attente aussi, parfois) | le 18 janvier 2008 à 20:41



