05/01/2008 3:21 am

Tout le mystère est dans le titre. Ou plutôt non.
C’est plutôt l’effet du rôle du “traduttore-traditore” (traducteur-traître) maintenu nimbé de mystère.
De la part d’une persona non grappa qui n’en peut
d’enfiler les paternosters in nomine patris et filii et spiritus sancti, amen !
But, SAM cannot not play it again, can he ??
On frayse* la Règle du Jeu, pour son Char…

* Preuve photo par Contact...



Beau-voir
et, commentaire transatlantique de l’affaire, où l’on en revient à Marilyn.
Comment erre Jean-Balthazar — 08/01/2008 @ 5:04 am
Chair Jean-Balthazar, je crains que les décolletés - et pas qu’eux -ne vous fassent perdre le fil (mais je le relève joyeusement), car vous ne me paraissez point avoir tenu compte d’une des catégories de cette note : Où l’objet n’est pas l’Objet. Cela dit, je vous remercie et j’irai lire, au sujet de Simone, mais j’ai une nouvelle note à écrire auparavant. À plus tard, dans la journée/soirée ?
Comment erre Marie Danielle — 08/01/2008 @ 12:13 pm
Ah ben oui, j’étais hors-sujet. Mais, comme vous dites, l’objet n’étant pas l’objet, mon désir aura été de l’y mettre, là.
Et pis ça cause aussi du Nouvel Obs, non ?
Curieusement, j’avais en tête que c’était du Dante, “traduttore-traditore”. Mais je ne saurais dire où je suis allé chercher cela. (Et puis, avant même les collégiens jules-ferryens, suffisamment de séminaristes et de moines copistes ont pu se faire cette réflexion de forts en thème, non ? — vous me pardonnerez de ne pas avoir mis mon nez en la salle des profs passoulinienne, je n’étais pas dans l’humeur d’aller y placer des pétards, punaises ou autre boules puantes, comme il m’amuse de le faire, parfois…)
Remarquez, votre comparaison critique entre, d’un côté, les mèche batailleuse et très médiatique décolleté du rigolo des paillettes, du plexiglas et de l’orthodoxie cathodique et, de l’autre, l’humble succès d’un petit prof’ qui s’est fait connaitre à la sueur de ses synapses hédonistes, il me semble que mon objet n’est pas si loin du vôtre, après tout.
Ne-peut-on-pas-dire qu’ils s’éclairent l’un-l’autre ?
BHL montre trois poils (à défaut de ses deux neurones qui se battent en duel) et en vit ; Simone de, son cul (et c’est bien plus beau !) mais postérieurement à sa tête ; Marilyn, écervelée, fait de même, et en meurt (ce qui est le plus triste).
Qui traduit ? qui trahi ?
(PS. Ça fait plaisir de retrouver ce blog !)
Comment erre Jean-Balthazar — 08/01/2008 @ 2:15 pm
“(PS. Ça fait plaisir de retrouver ce blog !)”
Et moi, alors, ça vous fait pas plaisir, mmm ? Qu’est-ce que j’ai à ne m’attirer que des pratiquants de la religion du Biais, nom d’une pipe !!
;-) c’était aussi pour dire le plaisir de vous retrouver dans mon espace…
Quant au hors-sujet, c’était que pour vous la tirer (la pipe ou la langue, votre préférence - mais nuance : tirer ≠ faire).
Les décolletés de ma note ne me servaient que de biais, n’étaient que tangentiels (tendancieux aussi mais, à la suivre, cette piste-là nous perdrait ; et puis si nous devions, vous et moi, nous perdre un jour, je préférerais que ce fusse autrement
)
L’allusion au “traduttore-traditore” s’est trouvée de circonstance, par contre. Opportunité de rappeler que la compréhension mutuelle exige un minimum de connaissances communes pour s’épanouir. Avis aux générateurs de jeux de rébus et al, en quelque sorte.
Jusqu’ici, je ne vois comment faire autrement que de saluer “l’humble succès d’un petit prof’ qui s’est fait connaitre à la sueur de ses synapses hédonistes”, croyez-m’en. Je ne le connais que trop peu, toutefois, et vous devez déjà être un peu au fait de mes réserves vis-à-vis des apparences, ou par devers ce qui me conforterait trop aisément. Je suppute que vous n’avez pas écumé la galerie de photos de Contact que j’avais mis en liens en fin de note, sinon vous auriez compris de visu l’objet de cette réserve exprimée vis-à-vis d’Onfray. Par ailleurs, vous savez, BHL, je ne l’ai jamais lu et ne connais de lui que tout ce que l’on dit à son sujet. L’article du Diplo mis en lien contient à lui seul plus d’infos de valeur que tout ce que j’avais lu qui se rapportait à lui jusqu’ici. Évidemment, l’ayant vu en quelques-unes de ses apparitions ici ou là m’a collé quelques impressions, mais je me les garde, pour l’heure, afin de les éprouver éventuellement.
Sur la RdL, je viens de lire que cette photo de Beauvoir avait paru en 1995 dans un livre à elle consacrée. Le NouvelObs a donc obtenu le droit de publication, et jusque là, ça paraït légitime. On note que le photographe a longtemps conservé dans la sphère du privé ce qui en faisait partie, ce qui est honorable parce que juste, peut-on déduire du fait qu’il n’y ait jamais eu auparavant bruit de querelle entre Beauvoir et lui afin de la rendre publique de son vivant à elle. Ensuite, depuis 1995, resterait à évaluer les motifs de son commerce pour juger de son usage.
Perso, n’ai pratiquement pas lu Beauvoir ou Sartre. Leurs pensées me sont familières du fait qu’elles ont flotté dans l’air du temps jusqu’ici, en Amérique, mais ils ne figurent pas parmi mes fréquentations “féministes” ou “existentielles” personnelles. Je dirais que les miennes sont plus américaines (au sens continental), dont maintes québécoises. Mais Anaïs Nin en a été sûrement une centrale. Même Rilke, sans l’avoir cherché (repartir sur leurs traces serait un projet intéressant, à ce titre et à d’autres). Ce qu’il y a, c’est que ma vie a été traversée par plusieurs courants importants et donc, bien que je me dise plus féministe que moins, je demeure toujours inconfortable à m’accoler, ou me faire accoler, quelque étiquette que ce soit.
Ce détour par ma personne me permet cependant d’en venir à mon idée vis-à-vis de la photographie de SdB. Photographie donnant à contempler un beau corps - et cul - de femme (en dépit des retouches, assumera-t-on sans trop de difficultés). Je ne lui trouve rien de choquant sinon que l’idée du gros tirage du NouvelObs. Plus âgée, De Beauvoir ne se serait peut-être pas opposée à sa publication, mais on peut avoir des doutes quant au choix du support. BHL aime bien s’afficher, alors lui ne verra possiblement pas cela d’un même œil que ceux qui ont quelque pudeur vis-à-vis de leur exposition. Enfin, De Beauvoir étant une icône française, montrer à quel point elle était femme aussi peut comporter un réel intérêt à cause du contexte actuel, mais cela agit également comme un révélateur : tout humain étant à tout instant de plus en plus réduit à un état de marchandise d’unidimension, on ne cesserait de démissionner toujours un peu plus devant la nécessité d’une réelle éducation et par devers le temps qu’elle exige ?
Comment erre Marie Danielle — 08/01/2008 @ 11:42 pm
PS : désolée, j’ai bien tenté de vous répondre plus tôt, mais les vents vous étaient contraires…
Comment erre Marie Danielle — 08/01/2008 @ 11:44 pm
PS 2 : je précise que je ne considère pas Marilyn comme une naze.
Comment erre Marie Danielle — 09/01/2008 @ 12:19 am
Bon, ben, vous vous doutez bien que je ne suis pas un fanatique de l’Onfray, non plus. Pas plus que de l’existentialisme, par ailleurs.
M’enfin, y’a le boulot un peu sérieux, et le chaud-bises. C’est pas la même choses, nous en sommes d’accord.
En fait, à mes petits yeux, le BHL rentre plutôt dans la catégorie des “publicistes”, comme on disait au début du siècle précédent, mondain, plumaillon et tâcheron. Père-la-pudeur, gardien de la morale…
Comment erre Jean-Balthazar — 09/01/2008 @ 8:07 am