De la Société Radio-Canada, j’apprécie infiniment le contrôle de la qualité de l’information; je la considère tel un pilier, en l’espèce, et souhaiterais que les autres médias la copient plus souvent, dans ce domaine. Ceux qui me connaissent le savent, j’écoute particulièrement la radio de la Première Chaîne. Ses émissions d’informations, surtout. Or, si je tiens à le préciser d’entrée de jeu, c’est que, cette fois-ci, je vais plutôt râler contre.

En octobre dernier, j’avais salué la survenue des nouveaux carnets web de la SRC, et trouve encore que c’était une bonne initiative, mais je dois reconnaître que je les trouve peu conviviaux. Ce qu’ils qualifient de publicité, dans leur nétiquette, me paraît être abusif, au moins lorsqu’il s’agit d’en arriver à ne même pas permettre au commentateur de joindre à sa signature un lien vers son propre blog (hier, on a refusé mon commentaire sur cette note d’Anne-Marie Dussault pour ce motif, selon l’explication que m’a fournie en réponse Marie-Hélaine Laurence, de l’Équipe Internet de la SRC). Ce n’est pas du contrôle de qualité, ça, c’est plutôt se montrer extrêmement frileux et gros égo. Et contrairement à ce qui est écrit au 9e point ( (ci-dessus), ce ne sont pas d’abord les internautes qui sont là intolérants, mais la SRC elle-même.

Dans l’introduction de leur nétiquette, on lit également ceci : « La nétiquette est l’ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes dans le réseau Internet. Avant d’intervenir dans une tribune ou un forum, il est important de prendre connaissance de la nétiquette. ». “dans le réseau Internet” ?!? Ouh là, ça en fait, des délinquants, ça, m’sieurs ‘dames, tous ces blogs où notre signature peut mener à notre espace personnel, et tous ces autres qui permettent d’inclure dans les commentaires tout plein de liens menant ailleurs : on comprend mieux pourquoi le monde ne tourne pas rond !!

Cela étant dit, la SRC n’est pas la seule à opérer de cette manière. On observe le même phénomène chez Canoë et sur Cyberpresse. Ça sent comme… un gaz à effet de serre(s). Je soulignerai toutefois que Le Devoir se distingue joliment d’eux, sur ce plan. (Vous apprécierez, je l’espère, que je sache mettre ma tête sur le billot, le moment venu, alors même que c’est totalement mortifiant de voir la terrible fôte - demeurer camperé(e) - que j’ai commise dans le titre de mon commentaire !!) Enfin, ce point 9 de la nétiquette appliqué par nos médias québecquois, ça me paraît n’être que du clientélisme inversé, et de fort mauvais aloi. Au point où je crois que je vais retirer ces carnets de mes liens (je continuerai quand même à les lire) : c’est vrai, quoi, puisque je contreviens à la nétiquette, je ne suis pas digne de les inscrire sur mon blog !