09/03/2007 3:46 pm

Une marge-aile en appelle toujours une autre.
Un battement du cœur, ici. Puis là, et là encore. Et le plaisir anticipé de contempler ce soir ces lumineux reflets sur l’onde d’un grand écran, là.

Une marge-aile en appelle toujours une autre.
Un battement du cœur, ici. Puis là, et là encore. Et le plaisir anticipé de contempler ce soir ces lumineux reflets sur l’onde d’un grand écran, là.
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Grâces lui soient rendues !
Au fait, vous avez vu, Marie-Danielle, mon association est connue jusqu’au Québec, ainsi que je le raconte ici.
Comment erre Ramiel — 10/03/2007 @ 5:56 am
Voir et entendre Raymond Klibansky dans ce film produit un tel effet, Ramiel. Ce témoin lumineux éclaircit notre regard et nous vivife. Magnifique humaniste dont l’œuvre doit continuer à vivre après sa mort, car trop essentielle à notre temps. Quelle présence il avait…
Alors, votre Bergerie s’inspire beaucoup de l’esprit de Rudolf Steiner? Plusieurs jolis poèmes, sur votre site. Bravo pour la renommée.
Comment erre Marie Danielle — 10/03/2007 @ 10:20 am
Mais la biodynamie a été inventée par R. Steiner, et nous pratiquons la biodynamie. Nous lisons même régulièrement les conférences que Steiner a données pour illustrer sa pensée agricole, conférences qui ont créé la biodynamie.
Comment erre Ramiel — 10/03/2007 @ 12:34 pm
Ah que ne suis-je née pour connaître l’expérience de l’école alternative! (sans trop vouloir idéaliser, car celles d’ici ne me semblent pas toujours égales en qualité d’esprit)
Vous êtes nombreux, dans votre groupe, Ramiel? La culture bio est répandue, en Savoie? Et comment les choses se passent-elles, côté certification?
Comment erre Marie Danielle — 10/03/2007 @ 1:04 pm
Notre association compte une quarantaine de membres, mais tous ne sont pas intéressés par la biodynamie avec une égale intensité ; certains même s’y intéressent peu.
Pour les écoles alternatives, en fait, au départ, l’association a été fondée par des parents d’élèves de l’école Steiner de Genève : on ne peut rien vous cacher. Notre trésorière est suisse, par exemple.
L’agriculture biologique, sinon, n’est pas spécialement répandue en Savoie. Elle l’est davantage dans des régions plus méridionales.
Notre association n’a pas de certification. Elle ne commercialise pas ses produits. C’est un jardin associatif. Parfois, nous vendons un peu, dans des salons ou à des amis. Mais notre production reste modeste.
Enfin, Marie-Danielle, devenez membre de l’Association ! En échange, vous recevrez gratuitement le premier numéro de notre revue, avec un tas de photos en couleurs et quelques textes de moi (et d’autres personnes), et que nous vendons habituellement à la hauteur de 6 € !
J’ajoute que nous avons été reconnus par plusieurs organismes comme la référence principale en biodynamie en Haute-Savoie.
Si vous voulez venir camper, l’association a du terrain de libre, en tout cas !
Comment erre Ramiel — 10/03/2007 @ 2:13 pm
Z’êtes en dessous de tout, Ramiel. Même pas offrir le gîte et le couvert à Marie-Danielle, même pas un bon lit de paille dans votre bergerie, à savoir même si vous possédez une tente à planter sur votre terrain…. Je vous trouve bien cavalier après votre marivaudage de nabab au fil des dernières notes…..Traube ne se serait jamais permis lui !!!
Comment erre sophie — 10/03/2007 @ 6:02 pm
C’est que je prenais Marie-Danielle pour une aventurière, Sophie ! Mais c’est vrai que l’Association possède du terrain, mais pas de maison, ni de tente à dresser à l’avance. Il y a bien une maison, mais elle est la propriété privée des fondateurs. Vous savez, avec la crise du logement, en France, ce n’est pas si facile !
Comment erre Ramiel — 10/03/2007 @ 11:35 pm
Ah non, hein, eh ho, j’ai déjà été suffisamment sur la paille comme ça, FINITO!
Z’en faites pas, Sophie, je le connais comme si je l’avais tricoté, le Raminogre. Déjà, il a cherché à me faire tirer des ficelles pour le placer en avant-scène univers si terre; maintenant, il cherche à s’emplir les poches de ma fortune en faisant de la promo touriste-tic. Avant tu ris, erres à fort prix ensuite, non merci!
Et z’avez raison, au sujet de notre raisin : Traube serait plutôt du genre Arsène Lupin. Sauf qu’il laisserait des fleurs en plastique.
Comment erre Marie Danielle — 11/03/2007 @ 12:59 am
Eh bien, ça y est : je n’ai plus la cote. Je sens que celle de Traube remonte.
Allez, Marie-Danielle, pour camper, il suffit d’être membre, et l’adhésion n’est que de 10 €. Pensez que sans l’Association, ses brebis, ses vaches, tout serait en friche, et que personne ne pourrait camper ; or, tout ce bétail, cela coûte cher à entretenir ! Mais 10 €, ce n’est pas trop cher, pour une adhésion annuelle !
C’est vrai que Traube paie, lui, bien que ce soit en pièces en plastique ; mais moi, je suis tellement pauvre !
Comment erre Ramiel — 11/03/2007 @ 1:47 am
Mais, y a pas de compétition! Simplement, j’établis mon sérail, avec la différence que ce sont mes hommes qui doivent m’entretenir, c’est tout. Alors je les trie sur le volet. Certainement pas sur la paille. Même si les souffles chauds du bœuf et de l’âne paraissent attirants.
Comment erre Marie Danielle — 11/03/2007 @ 2:04 am
Ouille ouile ouille : 3h du mat’ !! Aaah oui, on avançait l’heure cette nuit. Ouf, je me demandais comment le temps avait pu filer si vite. Sauf qu’il est temps d’aller dormir. Bon matin, Raminou. Et à tous mes valeureux lecteurs.
Comment erre Marie Danielle — 11/03/2007 @ 3:12 am
Marie-Danielle, je veux bien être votre âne, mais pour le boeuf, regardez-moi plutôt comme un taureau ; au reste, j’ai le souffle brûlant du Minotaure, et de la flamme sort de mes naseaux. Ne vous inquiétez pas pour la paille : à Orgevat, elle a la douceur du coton et est moirée comme la soie ; on dirait de l’or.
Il n’y a pas de compétition, mais il y a quand même de la concurrence, et celui qui échoue est celui qui a tort, c’est ça ? Oh la belle subtilité !
Sinon, mon père a un studio en montagne, un mazot réaménagé de façon luxueuse et moderne. On dit grenier, mais vous pourriez croire que c’est sous le toit ; or, en Savoie, les greniers sont en fait de petites maisons de bois dans lesquelles on ne mettait que le grain, et qui s’élèvent joliment à côté des maisons dans lesquelles on habitait. Celles-ci sont de pierre dans la partie inférieure, habitable, et de bois sous le grand toit : c’est ce qu’on appelle la grange. Les greniers ont la taille de studios, ils font, à l’intérieur, 9 mètres carré environ, et en plus il y a une mezzanine ! N’est-ce pas beau, cela ? C’est plus en montagne qu’Orgevat, et avec vue sur le sommet des Alpes. (Car Orgevat est sur un massif lourd et boisé, sans élévation, un peu comme dans le Jura, tandis que le grenier de mon père est dans les vraies et belles Alpes, dans les montagnes acérées des sommets ultimes, à Samoëns.)
Comment erre Ramiel — 11/03/2007 @ 3:55 am
Tel un nuage je ne fais que passer.
Merci à vous hôtes et hôtesses de ces lieux
pour le plaisir que j’ai à vous lire.
Je repars plus léger.
Comment erre alain — 11/03/2007 @ 4:47 am
Jolie mine au Taur’, ô Picasso jurassique!
Hé hé.
Elle paraît bien, votre paille, Raminou, mais je crois que je lui préfèrerais le lin le plus fin que Traube pourrait importer d’Égypte…
Enfin, compétition, concurrence : ce sont des termes de mecs assoiffés de pouvoir! One-sided, d’ailleurs. Non, non, il se trouve que personne ne peut jamais être l’univers complet d’un autre. Alors, vous, Ramiel, m’entretenez abondamment sur ce blog, ce que Traube ne saurait faire (jusqu’à preuve du contraire
); de son côté, Traube pourrait m’entretienir autrement (les négos n’ont même pas débuté : c’est vous dire si je m’avance!). Chacun selon ses talents. Et j’ai d’autres besoins. Et désirs. N’allez pas croire que ce soit de tout repos pour moi!
Désolée, manque de temps pour me laisser séduire au grenier.
Bonjour Alain! Ravie de vous lire. La légèreté est dans le plaisir partagé, merci pour le vôtre.
Salut mes agneaux (ahem)!
Comment erre Marie Danielle — 11/03/2007 @ 12:26 pm
Agneaux??Je dirais mouton bai lent !!
Comment erre alain — 11/03/2007 @ 1:06 pm
Oui mais, j’aime la viande d’agneau!!
Quoique, du mouton, j’en ai déjà mangé itou. Mais je n’entrerai pas dans les détails.
Jetterai un œil à votre lien à mon retour, ciao.
Comment erre Marie Danielle — 11/03/2007 @ 1:19 pm
Oh, oh, mais moi, j’ai souvent failli manger de la vache enragée. Cela dit, avec vous, Marie-Danielle, ce sera comme de l’agnelle, j’en suis sûr aussi.
Comment erre Ramiel — 11/03/2007 @ 3:10 pm
Marie Danielle, y’a pas de lin en Egypte (je crois) mais un superbe et soyeux coton qui coûte fort cher, mais si le talent d’art-scène VonTraube est inversement proportionnel à son ego, nul doute qu’il marchandera et vous fera adresser le métrage nécessaire à la confection de jolis draps au cas où l’ami Ramiel se déciderait à vous inviter, je dis bien inviter, dans ses alpages. (moi, j’emporte toujours mes draps lorsque je suis invitée, question de bienséance vis à vis de la maîtresse de maison).
Par contre, ma chère, ne vous laissez pas embobiner par son histoire de grenier. J’ai souvent eu l’occasion de séjourner dans ce genre d’endroit en Savoie (exactement la description de Ramiel) et croyez-moi, vos nuits ne seront pas peuplées de jolis rêves mais hantées par les souris. Elles pullulent dans ces mazots et après une journée au grand air, on a pas toujours envie de leur faire la conversation…..
Oh! Ramiel, pardon ! ADIEU, veau, vache , taureau et minotaure itou….
Après tout, vous n’aviez qu’à vous montrer plus généreux. Tant pis pour vous !!!
J’allais oublier , offrez donc à notre amie ce fameux abonnement pour 5 années au moins,
ainsi vous remonterez dans mon estime. Je compte sur vous.
Comment erre sophie — 11/03/2007 @ 5:30 pm
Alain, il est très chouette ce film. Moutons, très bien fait. Z’ont un vrai talent, ces garçons; bel univers (densité de détails, arrangements, jolie histoire, belle imagination - ça tranche avec tout un tas d’autres vidéos numériques, je trouve).
Ramiel, faillir de manger de la vache enragée, ça ne vaut même pas le coup d’être mentionné. Mais ça explique pourquoi vous vous tenez bien sagement, par contre… Et puis si vous me lisiez avec attention, vous sauriez que je suis ceinte d’agnelle, alors chassez de votre esprit toute idée de me tondre!
Sophie, le truc, c’est que, une fois dans les Alpes et au grenier, je m’échappe durant la nuit et m’en vais rejoindre le châtelain, à Thonon, afin de faire ripaille avec lui, et peut-être bien quelques autres petites choses encore, si affinités. Quant aux souris, je comptais leur donner Ramiel en fromage, et pis je suis copine avec la Géante, alors même pas peur.
Qu’est-ce que c’est bien trouvé, pour Traube, l’Art-Scène; j’suis jalouse, bicoz it suits him perfectly! (Ramiel, soyez pas jaloux : ne coulissons-nous pas agréablement ensemble?) L’Art-Scène Lu-Peint : c’est vraiment son portrait tout craché, hein; j’adore ça.
Cela dit, j’ai visité son château, à notre Traobé, ç’ t’ aprem. Avant de me rendre à Venise. Plus tard en soirée, je suis passée à la rayographie. Comprenne qui peut : ne vous offre que des légendes de photos sans les images. Peut-être aurez-vous toute l’histoire si vous êtes sage. Mais pas ces jours-ci. Et pis vous pouvez toujours essayer de deviner ce dont il est question, c’est pas si sorcier. Enfin, dire que j’ai manqué Arielle à la tivi ce soir mais, fatalement, j’étais due pour la voir parce qu’elle “figurait” dans un des films évoqués auparavant.
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 12:59 am
C’est quoi, cette histoire d’abonnement ?
Oh, Sophie ! D’abord, vous êtes dure, avec les pauvres : ils ont toujours l’air d’offrir moins que les riches, de moins donner de leur personne, alors que ce n’est pas vrai ! Enfin, tout le monde sait que les riches ont des femmes plus belles et plus nombreuses que les pauvres : on n’y peut rien ; la concurrence, en amour, cela existe, et ce n’est pas seulement de la faute des mâles, comme le dit Marie-Danielle.
Ensuite, le grenier est au départ pour le grain ; soit on traite bien le bois, on entretient tout, et il n’y a pas de souris, soit non. Eh bien, dans mon grenier à moi, où j’ai souvent dormi, jamais il n’y a eu aucune souris. En revanche, comme c’est tout en bois, l’été, il y a parfois une chaleur un peu forte. Mais à mille mètres d’altitude, les nuits sont fraîches, et on se rattrape alors.
Mais à quoi bon, puisque, comme je suis pauvre, et qu’on mesure l’ampleur du don non à l’intensité du geste, mais au volume du don effectué, à sa valeur sur le marché, il ne me reste plus qu’à pleurer solitairement, comme je l’ai toujours fait.
Comment erre Ramiel — 12/03/2007 @ 1:06 am
Marie-Danielle, je ne voulais pas vous tondre, je voulais plutôt que vous soyez mon herbe.
Comment erre Ramiel — 12/03/2007 @ 1:10 am
Que vous broutez allègrement, bougre de Savoyard!
Ah oui, Ramiel est pauvre : à -soi-disant- 37 ans, il possède des connaissances qui sont généralement l’apanage d’érudits qui ont passé au moins la cinquantaine, sinon plus. J’ai jamais rencontré de pauvres avec un tel profil : z’avaient pas le temps de lire et d’étudier, trop occupés qu’ils étaient à survivre. L’humour juif est une misère, n’est-ce pas, chez notre Raminours. Je vais aller dormir là-dessus. Princesse au petit pois, mes rêves en seront probablement dérangés…
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 2:26 am
Oh, Marie-Danielle ! Pendant que les autres pauvres travaillaient pour s’acheter une mobylette ou une voiture et emmener les filles à la plage, moi, j’étudiais ! Et pendant que les ambitieux cherchaient à se conformer aux directives de leurs maîtres et professeurs pour faire carrière, moi, je m’interrogeais sur les mystères de l’univers ! Et donc, je suis resté pauvre. Ma voiture est de celles que les pauvres achètent pour se rendre au travail ! C’est vrai que si mes parents avaient été complètement pauvres, je n’aurais pas pu passer autant de temps à étudier ; mais en fait, ils sont plus riches et plus diplômés que moi, aujourd’hui, et je ne peux quand même pas vivre toujours à leurs crochets !
Cependant, les Savoyards ont un rapport à l’argent très spécial. Au XIXe siècle, on les accusait, à Paris, de s’enrichir sans jamais rien dépenser. Et de fait, extérieurement, ils ont toujours été pauvres, et intérieurement, ils se sont généralement sentis bien, car ils avaient toujours de l’argent d’avance pour subvenir à leurs besoins. Néanmoins, ils n’en ont jamais eu, du coup, pour mener un train de vie fastueux. Eh bien, je dois dire que sur ce point, j’ai suivi la coutume de mes ancêtres, plutôt que celle des Français, qui aiment vivre à crédit, concevoir des projets grandioses, faire des promesses sublimes, et compter ensuite sur la providence pour rembourser les frais qu’ils ont dû engager par amour, ou par ambition. C’est sans doute pour cela que les Français séduisent mieux que les Savoyards, qu’ils ont plus de succès auprès des dames. Cependant, ils sont moins assurés de l’avenir, et vivent plus dans l’aléatoire. C’est un choix.
Comment erre Ramiel — 12/03/2007 @ 3:49 am
Plus de succès auprès des dames, les Français, peut-être - si vous le dites -, mais ayant l’habitude de me situer dans les marges plutôt qu’au centre de la courbe de la distribution normale, il est moins sûr que je fasse partie du lot, n’est-ce pas. Preuve en est de ce que vous avez observé chez Passou, nooon??
Et pis, on cause, là, mais ainsi qu’il en va dans la vie réelle - en France, plus qu’au Québec encore, même si… -, les hommes ne s’engagent guère avec une femme plus âgée qu’eux, Ramiel, n’eeeest-ce pas? Encore moins si elle est pauvre et a été très malade.
Mais on verra bien des changements, quand je serai riche et célèbre, tous les attroupements que cela suscitera et tout et tout, pfff…
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 7:55 am
Oui, peut-être aussi, Marie-Danielle, que dans mon entourage, il y a des gens qui n’ont pas spécialement envie que je séduise qui que ce soit en dehors d’eux-mêmes. C’est une possibilité : cela exerce comme qui dirait une force secrète, ou une potentialité, une ombre de force secrète !
Comment erre Ramiel — 12/03/2007 @ 8:43 am
Vous pourriez traduire, Raminours?
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 9:18 am
Eh bien, c’est que vous inviter chez moi me serait assez difficile : ce n’est pas un palais.
Comment erre Ramiel — 12/03/2007 @ 1:03 pm
Alors je reste dans mon tipi!
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 1:05 pm
N’empêche que je ne suis pas dupe, hein, Raminogris le stratège : vous avez habilement su opérer un repli en prétextant que des forces obscures jouaient contre vous pour mieux vous défiler devant les défis que je peux représenter, cachant que vous vous ravisiez. Pfff.
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 3:17 pm
Attention Marie Danielle, je crois deviner que ce Savoyard là, a la mémoire à éclipse des grands manipaluteurs…De plus, si vous ôtez à l’homme la possibilité de fuir, il devient agressif.
Bon, moi je dis ça parce-que de nous 3 je suis la plus “vieille” (j’ai pas dit, la plus âgée !!) et je vais vous laisser débattre entre vous de la date à retenir pour le voyage Quebec-France.., sinon je me vois dans l’obligation d’en déduire que pour Ramiel :
1/ l’essentiel pour vivre heureux c’est d’ être pauvre, en bonne santé et d’avoir la mémoire courte
2/ Que compte-tenu de sa pauvreté, les femmes ne lui tombent pas dans les bras, comme cerises en Mai (le malheureux!!!!)
3/ Qu’il est sûr, le pôvre, que contrairement à lui, beaucoup ont la chance de pouvoir dépenser le revenu de leurs revenus et de capitaliser le reste… (like TKT…) , mais là, essayer de le détromper, c’est comme essayer de détromper quelqu’un convaincu que l’édit de Nantes est une Anglaise…..
4/ qu’il n’a pas compris que “l’important ce n’est pas d’être riche mais de le paraître.
Bonne nuit, les petits.
Comment erre sophie — 12/03/2007 @ 7:46 pm
Mais, Sophie, je ne lui ai pas enlevé la possibilité de fuir; la preuve : il n’est pas revenu pour me répondre!
Gniark gniark.
L’oubli, l’oubli, l’oubli : ils n’ont jamais que ce mot-là à la bouche… Z’ont trop lu Friedrich, les pôv’ ti-choux.
Vous le croyez, vous, quand il dit qu’il est pauvre?!? Nah, hit is zimpossibeul; quand on est pôv à son âge, on n’a pas un ordi greffé au bout des doigts qui permette de surfer à bouche que veux-tu!!
Et les dills de Nantes, ils sont d’Angleterre?
Bon matin, les fafouins.
Comment erre Marie Danielle — 12/03/2007 @ 9:52 pm
Oh, Sophie, l’important, c’est surtout d’être capable de voir la richesse à l’intérieur de l’autre ! Un monde où le mâle doit à la fois faire ce que je viens de dire et se donner la peine de paraître riche, c’est un monde où le mâle est esclave. Or, on pourrait l’accepter, si la femme, lorsqu’elle a des exigences, en a aussi vis à vis d’elle-même, comme cela semble à première vue logique ; mais je n’ai pas remarqué que quiconque, homme ou femme, se soit jamais cru obligé d’avoir autant d’exigence vis à vis de soi-même que vis à vis des autres.
Disons aussi que je ne crois pas vraiment au paradis terrestre, et que me demander d’entretenir une telle illusion, c’est me demander beaucoup ; je n’ai pas l’autorité pour le créer, et passe un temps abondant mais plaisant à me moquer de ceux qui disent qu’ils l’ont.
Evidemment, leur première réaction est de me marquer leur mépris voire leur haine, mais enfin, la vérité est que je me moque de savoir si Traube a autant d’argent qu’il le laisse entendre, quand il me dit que je ne comprends rien à l’art parce que je n’ai qu’un petit salaire de petit professeur de province. Enfin, bref, je ne recherche pas l’approbation des gens bien nés ou bien éduqués, et vivre au-dessus de ses moyens pour faire croire qu’on vit dans un monde idéal, comme on le fait en France, ce n’est pas une coutume qu’on suit en Savoie, peut-être parce que les montagnes qui s’y trouvent sont bien assez belles pour ne pas avoir à envier les monuments pompeux de la tradition nationale.
Comment erre Ramiel — 13/03/2007 @ 2:54 am
Alors, c’est la grrrande scène de l’indifférence, Raminourrrs? De guerrrre lasse, vous vous présentez tout de même, en prrreux chevalier affichant l’attitude de celui à qui on ne la fait pas, avec un zeste de prrrovocation afin de faire feuler la tigrrresse en mouahhh??
Allons bon. Ramiel, toutes les fois où j’ai rêvé de richesse, ça n’était ni pour m’offrir un château et de belles toilettes, ni pour faire de l’épate ou courir le monde et les hôtels les plus chics. Non que j’aie tenu à vivre dans la dèche non plus. Enfin, si mon erre d’aller de ces trois dernières semaines devait se maintenir, cela m’autoriserait à envisager d’autrement impensables possibilités hier encore. Pardi, je me sens presque comme une neuve!
Au point que je me suis retrouvée à aimer la ville à nouveau!
Mé, pourvou qué ça douré!
Bon, là je dois aller dormir. Mais je vous laisse en glorifiant la vie avec une chanson très joyeuse de Cat Stevens. And HAPPY DAY!
Bring tea for the Tillerman
Steak for the sun
Wine for the women who made the rain come
Seagulls sing your hearts away
‘Cause while the sinners sin, the children play
Oh Lord how they play and play
For that happy day, for that happy day!
Comment erre Marie Danielle — 13/03/2007 @ 3:43 am
Bonne nuit, Marie-Danielle, ou plutôt, avez-vous fait de beaux rêves ? En faisais-je partie ?
Comment erre Ramiel — 13/03/2007 @ 4:52 am
Ramiel, mon gentil, mon beau (???), mon érudit Ramiel, j’espère que vous aurez compris que je plaisante et que vous ne m’en voulez pas. Je n’ai, ni l’esprit tortueux, ni la plume fielleuse et si je vous ai blessé, je m’en excuse.
Je n’ai pas trop le temps de développer ce matin car il me faut retourner au boulot pour assurer ma subsistance, mais je reviendrai car ce que vous dites sur les notions d’argent et de richesse, m’interesse beaucoup.
oh fait ! Ramiel, je fais partie d’une grande (en nombre) famille et l’essentiel des membres qui la composent sont des profs agrégés ou non , et des proviseurs installés en France ou mutés à l’étranger….Voilà qui est dit !!!
Bonne journée.
Comment erre sophie — 13/03/2007 @ 5:51 am
Chère Sophie, voici Ramiel il y a quelques années, mal rasé, et au sortir d’une partie de ping-pong. Jugez comme bon vous semble. Mais personne ne m’a jamais dit que j’étais laid.
Comment erre Ramiel — 13/03/2007 @ 8:48 am
Mais, qu’est-ce qu’ils me trouvent tous, ces profs, à tant s’enticher de mouahh??
Ramiel, j’avais abattu trop de bouleaux dans ma journée d’hier, alors j’ai eu une nuit sans rêves. Ou, devrais-je dire, n’en ai gardé aucun souvenir. Le tout est de savoir si je vous aurais avoué de quel bois ils auraient pu se chauffer, si j’en avais eu fait. Mais vous-même ne vous dénudant pas, mon intime est sauf!
Rares sont ceux qui s’avancent à dire à un autre qu’il est laid, mais on ne dit pas toujours à qui est beau qu’il l’est non plus. Ça passe dans le sentiment. Et vous savez comment sont les sentiments, Ramiel, non? Un jour, on est merrrrveieilleueueuse, et le lendemain, on est afffffffrrreueueuzzzze!
Faudrait que je relise La leçon d’Ionesco.
Comment erre Marie Danielle — 13/03/2007 @ 11:30 am
Sincèrement, Marie Danielle, je dois susciter des sentiments positifs, car on ne m’a jamais dit que j’étais spécialement laid. Quand on s’énerve après moi, on me dit autre chose, en général.
Comment erre Ramiel — 13/03/2007 @ 3:31 pm
Ramiel, un petit passage rapide car ce soir, pas trop le temps de blabloguer.( Encore un déplacement en perspective qu’il me faut préparer).
Alors là, Ramiel ! je n’en reviens pas. On me dit un peu médium, ce que j’ai toujours contesté, mais à la vue de votre image, là, sur mon ordi, j’ai eu l’impression de vous avoir toujours connu. Bien sûr, c’est impossible, vous pourriez presque être mon fils. Vous m’apparaissez tel que je vous ai imaginé au fil de vos posts ici ou ailleurs. Incroyable ! je vous dis.
Je ne me permets jamais de porter un jugement sur le physique de quiconque aussi, j’ai relevé pour vous 2 citations :
-”Ne loue pas un homme pour sa beauté, ne le méprise pas pour sa laideur (L’Ecclésiaste)”
-”Un bel homme est agréable à regarder, mais il est plus facile de vivre avec un homme d’esprit” (proverbe Russe)
Coucou ! Marie-Danielle, plein de bises pour vous.
Comment erre sophie — 13/03/2007 @ 4:22 pm
“Quand on s’énerve après moi, on me dit autre chose, en général.”
Ah oui, Ramiel, comme quoi? Pervers??
Je voulais écrire une brève note aujourd’hui, mais suis trop fatiguée et ai gardé mes forces pour le programme de ce soir . Alors, amis d’outremer, pendant que vous rêverez tous cette nuit, je m’encrerai en lavis, j’errerai douanièrement dans la jungle parisienne, et je me ferai Nue descendant l’escalier; et deux ou trois autres petites choses encore…
Bon, je dois aller me faire une beauté, si je ne veux pas me faire avaler toute entière par celles qu’on projettera à l’écran.
Je sais, je sais, c’est peine perdue.
Mais j’aime les perdu(e)s (mea culpa pour le narcissisme, mais sinon, on ne peut pas donner ce qu’on n’a pas!).
Bisous zatouss!
Comment erre Marie Danielle — 13/03/2007 @ 4:34 pm
Nue descendant l’escalier ? Je vous imagine complètement.
Pervers, oui, on le pense très fort, je crois, mais on ne le dit pas toujours, car c’est à forte connotation religieuse ; on se contente pudiquement de dire que j’ai un problème.
Comment erre Ramiel — 14/03/2007 @ 12:30 am
Et alors, Raminovif, votre scénario de film, ça progresse? Ça le devrait, il me semble que je ne cesse de contribuer à fournir matière. Mais quels crédits m’en reviendront, mm? Vous ne ferez pas comme ces vils cinéastes ou scénaristes qui ne reconnaissent jamais les droits que si ce dont ils se sont inspirés rend un personnage humiliant ou négatif pour l’image de leur muse abhorrée?!?
Faudrait que je cherche à me projeter beaucoup plus en Charmeuse de Serpents…
Comment erre Marie Danielle — 14/03/2007 @ 9:33 am
Oh, oh, Marie Danielle, mais un scénario, j’en ai déjà écrit un. Vous pourriez jouer le rôle de la mystérieuse dame de l’autre côté de l’océan, qu’on va consulter pour savoir si elle peut aider à résoudre des énigmes.
Comment erre Ramiel — 14/03/2007 @ 3:15 pm
Tiens donc, premières nouvelles que vous nous en donnez! Il serait donc déjà écrit, et ce n’est que maintenant que vous le dites. La confiance règne, pfff.
Vous l’avez soumis à Lynch? Parce que sans savoir ce qu’un cinéaste tel que lui ferait de mon personnage, ça manque de stimulant : je ne vois pas que ce soit vraiment là un grand rôle de composition pour moi. Où sera le défi??
Comment erre Marie Danielle — 14/03/2007 @ 3:49 pm
Le défi, ce sera de rendre beau ce qui dans la vie paraît banal. C’est le défi d’un film.
Lynch écrit lui-même ses films.
Comment erre Ramiel — 14/03/2007 @ 3:59 pm
Ah oui mais, ça le fiche mal, Ramiel, vous savez bien que je fais plutôt dans le sublime que dans le beau.
Comment erre Marie Danielle — 14/03/2007 @ 4:24 pm
Eh bien, c’est justement ce qu’il faut ! Il faut seulement que cela ne devienne pas burlesque. Mais comment sera-ce possible ?
Comment erre Ramiel — 15/03/2007 @ 2:16 am
Ah non, Raminescogriffe, ça me fera déjà assez de bouleaux à abattre en sublimaction, vous ne me passerez pas en plus le ça peint* de la mise en scène burlesque entre les pattes, il vous appartient!! Non mais, y en a marre des mecs qui nous exploitent sans vergogne!!
*ainsi que dans l’expression québecquoise “se faire passer un sapin”
Comment erre Marie Danielle — 15/03/2007 @ 2:50 am
Mais vous serez splendide, et pas comique, quoi qu’il arrive ; cela ne dépend pas de la mise en scène.
Comment erre Ramiel — 15/03/2007 @ 8:25 am
Peu importe la mise en scène, mais peut-être pas peu importe le metteur… Là, Raminochel, vous avez instillé le doute dans cette relation privilégiée qui doit prédominer entre le cinéaste et ses acteurs. Vous savez comment nous sommes, nous les si fragiles divas, ayant besoin que l’œil qui nous regarde nous prouve qu’il voit réellement en nous ce que nous voulons offrir! Aaaah!
Comment erre Marie Danielle — 15/03/2007 @ 10:44 am
Mais oui, je vois en vous exactement ce que vous voulez offrir, et même davantage. Je ne suis pas un metteur de bas étage.
Comment erre Ramiel — 15/03/2007 @ 11:30 am
Mais, tout de même un peu parfois, quand même? Sinon vous allez m’inquiéter doublement. Et puis, un petit coup d’ascenseur (ou “d’ah! sens, sœur *…) n’est pas interdit.
N’empêche que vous faites de telle manière que je devrais vous croire sur parole, alors que je n’ai pas tout à fait eu ces égards pour Dieu lui-même!
* “sœur”, au sens où nous, humains, sommes tous frères et sœurs, n’est-ce pas. Faut préciser, on ne sait jamais.
Comment erre Marie Danielle — 15/03/2007 @ 12:29 pm
Oui, bien sûr, pour l’ascenseur, ou même l’escalier cosmique, j’ai toujours su appuyer sur les bons boutons, ou m’élever sur les bonnes marches : croyez-moi sur parole, je vous le demande. Il faut bien partir du rez-de-chaussée, de toutes manières. Je parlais plutôt du danger de tomber dans la cave avant d’avoir franchi le seuil de l’immeuble. Enfin, je suis sûr que les mécanismes sont assez bien huilés pour enlever la cabine jusqu’aux nuages.
Comment erre Ramiel — 15/03/2007 @ 3:36 pm
L’embêtement, après avoir été [transe]porté(e) aux nues, c’est le retour sur le plancher des vaches, par la suite…
Vous chantez?
Il y avait un jardin
by Georges Moustaki
{Parlé}
C’est une chanson pour les enfants
Qui naissent et qui vivent entre l’acier
Et le bitume entre le béton et l’asphalte
Et qui ne sauront peut-être jamais
Que la terre était un jardin
Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu
Il y avait un jardin une maison des arbres
Avec un lit de mousse pour y faire l’amour
Et un petit ruisseau roulant sans une vague
Venait le rafraîchir et poursuivait son cours.
Il y avait un jardin grand comme une vallée
On pouvait s’y nourrir à toutes les saisons
Sur la terre brûlante ou sur l’herbe gelée
Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.
Il y avait un jardin qu’on appelait la terre
Il était assez grand pour des milliers d’enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères
Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.
Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître
Où nous aurions pu vivre insouciants et nus,
Où est cette maison toutes portes ouvertes
Que je cherche encore et que je ne trouve plus.
I have to run, now; ciao!
Comment erre Marie Danielle — 15/03/2007 @ 3:56 pm
Mais ce jardin, c’est la Bergerie d’Orgevat !
Et puis le retour sur terre, cela se fait toujours en douceur. Si l’ascenseur retombait trop brusquement, le réutiliser prendrait trop de temps, voire deviendrait impossible.
Comment erre Ramiel — 16/03/2007 @ 12:15 am
“Mais ce jardin, c’est la Bergerie d’Orgevat !”
M’est avis que le loup a pris possession d’Orgevat et qu’il me prend pour le petit Chaperon rouge. Erreur sur mon conte. Mon compte aussi. Les paternosters n’y pourront rien, je le crains…
Comment erre Marie Danielle — 16/03/2007 @ 1:44 am
A mon avis, vous vous imaginez des choses, comme on dit. Je disais cela juste pour plaisanter. D’ailleurs, si vous voulez, ma petite revue d’Orgevat, je vous l’offre : je vous l’envoie à mes frais. Si je ne la distribue pas, c’est parce que les gens n’accordent de la valeur qu’à ce qu’ils achètent : instinctivement, ils croient que la valeur est dans le prix fixé par l’économie de marché, qu’on le veuille ou non.
Cela dit, à Orgevat, nous essayons réellement de recréer le jardin des fées, celui aussi des nymphes, l’Arcadie, la nature pure, immortelle, l’amour sans limite. Mais je ne prétends pas que cela soit facile. Le fondateur me demandait l’autre jour pourquoi nous n’y parvenions pas de manière très visible ; je lui ai répondu que nous manquions de foi. Or, lui-même a parfois ironisé sur mes tendances à la poésie.
Comment erre Ramiel — 16/03/2007 @ 2:53 am
Ah oui, pour m’imaginer des choses, j’avoue que je pèche, et dans l’excès à part ça. Mais, pas vous? Je m’imaginais que nous conversions, dans le sérieux et dans le fantaisiste, en émaillant chacun notre propos de quelque vérité et de beaucoup de théâtre. D’ailleurs, dans le cours normal des choses, nous devrions bientôt faire - mais nous y sommes presque? - dans le tragique. Non que je le veuille, mais n’est-ce pas là fatalité?
Au sujet de la revue, c’est que je me disais qu’une association telle que la vôtre exigerait une proximité physique, me semble-t-il? Sinon, pas de vie participative, à distance.Que vous procurerait de plus que nos échanges le fait que j’en fasse partie, peut-être que je ne le vois pas, alors dites-moi.
Comment erre Marie Danielle — 16/03/2007 @ 10:27 am
Eh bien, cela vous donnerait la possibilité de recevoir des nouvelles de l’Association. Il y a aussi celle de recevoir la petite revue, qui est pleine de poésie et de beauté. Mais si vous me donnez votre adresse, je vous l’envoie gratuitement, avec de la documentation en plus. Cela crée un lien postal : c’est plus varié.
Comment erre Ramiel — 16/03/2007 @ 3:37 pm
Ah oui, que serions-nous sans la variété? Que serait le Kâma Sûtra? Voire, les Jelly Beans?? Je vous le demande!
Bon, je suis très en retard dans la plupart de mes réponses de courriels, mais prévois corriger la situation d’ici mardi prochain.
Sinon, vous avez éludé la fatalité, mais elle, nous éludera-t-elle? C’est ce que nous découvrirons dans le prochain épisode de Rackham le Rouge! (Z’avez pas connu ça, vous, les dessins animés de Tintin, non? )
Comment erre Marie Danielle — 16/03/2007 @ 6:27 pm
Non, je lisais les bandes dessinées, et quand j’étais petit, je n’avais pas la télévision.
Sinon, pour le tragique, je ne sais pas. Pope disait que quand on n’attendait rien de la vie, on n’était jamais déçu. Il ne faut pas avoir d’objectif trop précis, quand on agit : il faut s’aventurer, et goûter le moment. C’est ma philosophie, en tout cas.
Comment erre Ramiel — 17/03/2007 @ 12:14 am
Raaaamieellll!
Imaginez-vous que, à mon réveil, ce matin, la mauvaise conscience a voulu se jeter sur moi. Woh! que je lui ai dit (il fallait que je lui intime quelque chose de lapidaire, afin de la figer dans un effet de surprise, n’est-ce pas, alors je suis allée au plus court), lui demandant pour quels motifs elle serait justifiée de se saisir de moi. Je vais vous épargner les détails lourdingues, très cher, mais tenais à vous confier que les fées virevoltent présentement autour de moi et que nous chantons maintenant en chœur l’Hymne à la Joie de Beethoven. Ouste, la mauvaise conscience! Seulement, je dois veiller à ne pas laisser les contingences tisser un voile gris sur mes heures, en aucun temps. Et m’assurer de savoir transformer le plomb en or au cas où la chape voudrait à nouveau me tomber dessus. Ou l’ire honnie. Et puis vous êtes là, jamais las, ne manquant pas de foi. Et c’est bientôt le printemps! (et les perce-neiges mériteront à nouveau leur nom, avec la bordée de neige dont le ciel s’est dégagé cette nuit sur notre sol)
Comment erre Marie Danielle — 17/03/2007 @ 9:53 am
Grands dieux ! Une femme sainte et pure comme vous l’êtes, être tourmentée par sa conscience ! Dites-vous que c’est un tyran, qui s’attache à des riens, et puis c’est tout. Et c’est vrai qu’au réveil, parfois, on peut se torturer pour une chose dont on pourrait aussi ne pas faire grand cas !
Comment erre Ramiel — 18/03/2007 @ 1:09 am
Comment?!? Je serais pour vous instrument de torture dès votre réveil? Rhâ la lah, comment dormir dorénavant?!?
Comment erre Marie Danielle — 18/03/2007 @ 2:29 am
Oh, que vous me torturassiez dès mon réveil, si seulement ce n’était pas un simple rêve !
Comment erre Ramiel — 18/03/2007 @ 4:01 am
Oui mais, les rêves, c’est un peu comme les utopies, cela anime, met en motion. Le risque est grand, en passant au réel que vous ne fissiez plus grand cas de moi, et alors, je vous le demande, que deviendrais-je?
Comment erre Marie Danielle — 18/03/2007 @ 9:21 am
Je crois cela impossible : en vous le réel et le rêve s’unissent, ô Marie-Danielle !
Comment erre Ramiel — 18/03/2007 @ 12:10 pm
Euh… ah bon?!?
Alors rêve et réalité se sont épousés en moi à mon insu, sans m’inviter à la noce?!?
Je veux ma part de gâteau!! Sinon, qu’on me rembourse!!
Un peu plus sérieusement, Ramiel, puis-je vous demander comment vous en êtes aussi certain (ou alors cela fait partie de votre arsenal d’armes de séduction massive?
)? Non que je mette en doute votre jugement, et non que je renoncerais au mien pour adhérer au vôtre aveuglément, mais c’est que, voyez-vous, moi-même ne saurais affirmer cette union ainsi que vous le faites. Je sais bien éprouver le désir de les voir se fondre ensemble, ça oui, mais, unis… Ou alors dans une union aussi imparfaite que toute union entre deux êtres, et demeurant susceptible de divorce selon les éventualités…
Comment erre Marie Danielle — 18/03/2007 @ 2:01 pm
C’est parce que vous êtes une poétesse : vous avez trouvé le secret d’unir aux perceptions physiques les images idéales du rêve.
Comment erre Ramiel — 19/03/2007 @ 2:22 am
Ou c’est le secret qui m’a [parfois] trouvée… j’entends par là que je ne saurais dire si je fais de la “bonne” poésie, au sens où je ne maîtrise guère la connaissance de toutes ses règles, sauf peut-être pour certaines que j’ai incorporées plus que je ne les ai retenues rationnellement. Tout ce que je sais, c’est que j’ai éprouvé, et éprouve encore parfois, la nécessité de dire certaines choses et que j’ai eu à m’en tenir à ma mesure pour ce faire. Et que j’aurais intérêt à me remettre à une lecture plus assidue de certains ouvrages en l’espèce. Malgré que j’ai l’impression que cela me servirait surtout pour faire bonne figure lorsque devant en discuter, alors que de lire de grands poètes pourrait amplement suffire pour apprendre - dans la mesure où cela s’apprend - à en écrire. Votre avis éclairé?
Comment erre Marie Danielle — 22/03/2007 @ 12:25 pm
Je pense que la connaissance aide. Le but n’est pas de montrer qu’on connaît les règles et les principes, mais celui qui connaît les lois du présent et celles du passé est toujours bien armé pour en faire de nouvelles, ou même pour être magistrat.
Il ne faut pas juger d’un poème selon les connaissances du poète, ni penser qu’il est possible de tout savoir. Mais la connaissance est bonne en soi.
Pour devenir un bon poète, même lire de bons poètes peut ne pas suffire : on peut les imiter extérieurement, sans saisir ce qui est beau en eux. Il y a aussi des prédispositions dans la sensibilité, ainsi que la maîtrise de la langue. Ensuite, il y a la compréhension authentique de ce qu’est la poésie. Et puis il y a le désir d’en écrire, et le plaisir d’en faire.
Il peut y avoir, également, la connaissance précise des règles, qu’on les applique ou non. Cela aide, comme je l’ai dit. C’est comme la grammaire de la poésie. D’ailleurs, à la source de ces règles, se trouve souvent la véritable nature de la poésie. (Ensuite, ces règles peuvent avoir comme dégénéré.) Comme à la source des lois se trouve la véritable justice. On peut méditer sur ces règles pour appréhender ce qu’est vraiment la poésie. Si on ne connaît pas ces règles, souvent, on en reste à des définitions vagues, ou simplistes. En tout cas, c’est mon avis. La plupart des définitions que j’entends énoncer ne me paraissent pas fausses, mais partielles, périphériques ; elles regardent un aspect de la chose, et le prend pour l’ensemble. Elles ne remontent pas à l’essence même, mais se contentent d’une de ses manifestations.
Comment erre Ramiel — 24/03/2007 @ 7:49 am
Je reconnais tout à fait que la connaissance aide, et souhaite parfaire la mienne en ce sens; j’exprimais surtout le fait que chez moi l’intégration de ces règles passaient dans la pratique plus que dans la capacité de les évoquer théoriquement ensuite. En fait, c’est un défaut corrigible dans la mesure où je fraie dans un milieu où le recours à ces règles et leurs termes est régulièrement sollicité, quand ça passe dans le discours, sinon je travaille intuitivement à partir de ce que j’aurai intégré. Mais il me faut me doter de quelques ouvrages de références aussi : je sais aujourd’hui l’importance d’une bonne bibliothèque. Et du travail constant.
C’est très beau, ce que vous dites : “D’ailleurs, à la source de ces règles, se trouve souvent la véritable nature de la poésie. (Ensuite, ces règles peuvent avoir comme dégénéré.) Comme à la source des lois se trouve la véritable justice.”. Beau comme la clarté que rend la lumière. Et empli d’enseignements à en tirer.
Si vous aviez quelques ouvrages à me suggérer, Ramiel, je suis preneuse.
Comment erre Marie Danielle — 25/03/2007 @ 12:15 pm
Mais sur quel sujet ? Sur la poésie, un de mes auteurs de référence est sans doute Owen Barfield, qui n’est pas traduit en français, à ma connaissance.
Sinon, les règles de la prosodie classique, en français, ne sont pas si nombreuses. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’au départ, la régularité des vers, dans leur longueur, était liée à la respiration, parce qu’ils étaient prononcés à haute voix. Or, on estimait que la sagesse ne pouvait venir qu’à celui qui respirait régulièrement.
En français, on a créé la rime parce que les règles de la poésie latine n’étaient plus applicables : on ne percevait plus la longueur des syllabes.
A partir du moment où la lecture est silencieuse, le rythme est intériorisé. Comme on ne l’entend plus physiquement, la régularité matérielle apparaît moins obligatoire. Peut-être qu’elle ramène le souvenir de la lecture à haute voix, perçue aujourd’hui comme rétrograde, dans la mesure où la lecture silencieuse est un progrès sur le plan intellectuel.
Néanmoins, il se peut aussi qu’on pense avoir, grâce à l’intellect, et à l’enchaînement des idées, acquis une richesse intérieure suffisante pour se passer de la sagesse acquise grâce au rythme régulier. Il y a là, pour moi, un certain orgueil. La respiration intériorisée continue à mes yeux de pouvoir être plus ou moins porteuse de sagesse selon la régularité des vers. Car dans la lecture silencieuse, tout continue d’imiter la langue physique, matérielle, sonore.
Ce qu’il y a, c’est que la respiration régulière n’apparaît plus comme une nécessité vitale : mais il est à mes yeux illusoire de considérer que la régularité des vers ait seulement eu une fonction pratique.
Bref, pour en revenir au plan pratique, justement, les principaux vers français sont de huit, dix ou douze syllabes. Ceux de 10 et 12 sont en fait constitués de deux parties : 4 + 6 pour le décasyllabe, 6 + 6 pour l’alexandrin (qu’on appelle ainsi à cause du “Roman d’Alexandre”, épopée du XIIe siècle qui fut le premier texte important à l’utiliser). Ces 2 parties s’appellent “hémistiches” ; la pause respiratoire qui est entre les deux s’appelle la “césure”.
Il faut que l’accent tonique tombe sur la dernière syllabe du vers, mais aussi sur la dernière syllabe d’un hémistiche. Il y a forcément, dans les hémistiches, au moins un autre accent tonique, parfois deux ; leur disposition et répartition est ce qu’en poésie on appelle spécifiquement le “rythme”.
Exemple :
“Le méchant général / qu’un caporal tua”
Comptez. Les accents toniques sont sur “an”, “a”, “a”, “a”.
Quand, du reste, autant d’occurrences d’un même son vocalique (en particulier quand il est accentué) arrivent, on parle d’assonance. Quand il s’agit de consonnes (en particulier juste avant la voyelle accentuée), on parle d’allitération :
“Ces serpents en départ ont peur de son épée”.
Notez le “p”.
La fin des vers se reconnaissait, oralement, aux rimes. Trois sortes de rimes existent :
- plates (ou suivies) :
“Ces serpents en départ ont peur de son épée,
Et j’en fais aujourd’hui une grande épopée.”
- croisées :
“Ces serpents en départ ont peur de son épée,
Leurs compagnons les vers les imitent bientôt,
Et j’en fais aujourd’hui une grande épopée.”
- embrassées :
“Ces serpents en départ ont peur de son épée,
Leurs compagnons les vers les imitent bientôt,
Tremblants ils s’en vont loin, pâlissant aussitôt,
Et j’en fais aujourd’hui une grande épopée.”
Les rimes sont plus ou moins riches, selon qu’on fait rimer les sons qui précèdent ceux qui créent la rime minimale, dernière voyelle accentuée, plus la consonne qui la suit.
Il existe, depuis l’époque classique, diverses interdictions, notamment l’hiatus, ou recommandations, comme l’alternance de rimes féminines (en “e”) et masculines, comme dans le quatrain ci-dessus.
Il y a aussi la question de la diérèse et de la synérèse : le “i” doit-il être compté comme syllabe ou non ? Dans “diamant”, on dit que oui, parce que le “i” existait déjà en latin ; dans “épieu”, on dit que non, parce que le “i” n’existait pas en latin (et pour cause, le mot est d’origine germanique).
Encore un doute ? Demandez-moi !
Comment erre Ramiel — 25/03/2007 @ 2:25 pm
Ah ha! coquin de Ramiel, où l’on voit que vous tenez à me donner des leçons privées!
Et où l’on voit que si je ne m’en tiens qu’à cela en guise de réponse, l’élève se fera jeter…
Enfin, je suppose que, s’il y a des graphomanes, il peut tout aussi bien y avoir des pédagomanes; talent en sus. Ou pas.
Ça vous dirait pas de le traduire, votre Barfield?? (suggestion pour jours d’ennui - je sais me montrer prolifique en suggestions, ne vous gênez pas pour demander en cas de besoin)
Bonté, mais bien sûr, des ouvrages traitant des règles de la poésie, je demandais en référence; de quoi d’autre aurait-il pu s’agir? (moi, m’sieu’, quand on me fouette les sangs, c’est à ses risques et périls!)
Mais là, hein, s’il faut traîmiser le talin farpaitement pour éricre de la zoépie, je tropeste (ah tiens, je l’aime bien, cet accident - tropester : pester contre le trop; sinon, vous ne croyez pas que l’équipe des Papous dans la tête devrait m’intégrer? il m’arrive de penser que je ne ferais pas trop tache au sein du groupe… et pis je pourrais fréquenter Jean-Bernard : rhâ, le rêve!!
- ils sont tous très sympas et archi-talentueux, mais je craque totalement pour la voix de Pouy, mais c’est connu dePouy le temps…).
D’accord, d’accord, je m’engage à recopier 100 fois votre leçon pour m’amender et la retenir.
Mais, dîîîîtes, profff, je peux risquer une question sans encourir le risque de vos foudres ou l’humilation de la condescendance?? (au fait, comment vous sentez-vous, dans le rôle du bourreau??) 3e question : ne peut-on mettre en cause ce que l’on qualifie de respiration régulière? Ah non, en fait, ma question serait plutôt : ne peut-il y avoir de poésie hors cette régularité? Au sens où l’on pourrait avoir une respiration non-régulière régulièrement (ou occasionnellement, ou incidemment), et que de cela jaillisse la poésie? Ou peut-être que ce que j’évoque ne ferait qu’inclure l’intervention de plus longs silences ou d’étalement d’un son, lors de la lecture à voix haute… Certaines chansons (peut-être déjà des poèmes, mais je l’ai de fait remarqué en chansons) présentent ce phénomène, me semble-t-il.
Nison, je tove pour les mires bremassées.
Comment erre Marie Danielle — 25/03/2007 @ 5:17 pm
Mais si, la respiration peut être globalement irrégulière, comme dans La Fontaine. Mais chez celui-ci, il y a quand même des vers qui par leur longueur et leur rime se répondent. Les vers courts sont reconnus comme plus guillerets et plus légers, et les vers longs comme plus solennels, plus graves ; cela dépend donc du moment. La Fontaine mêlait le grave et le léger d’une façon assez subtile.
Sinon, la poésie ne se réduit pas à la question du rythme, bien sûr ; il y a aussi l’expression des sentiments, et puis les images. Mais un rythme qui à l’oral ne serait pas sensible, et découle surtout de la typographie, de ce qu’on revient à la ligne avant le bout de la page, est-ce vraiment un vers, de la poésie ? La pause est alors imposée, et me semble plutôt artificielle. Si c’est lu à haute voix, souvent, cela reste joli, mais n’a aucune prise sur les âmes. Or, la vérité est que le rythme d’un poème correspond aussi à ceux du corps en général, y compris les battements du coeur, et qu’il sert à saisir l’âme par ce biais, en s’insérant dans les rythmes corporels. Cela a la même fonction que la musique rythmique. Si on ne procède pas à ce charme obscur (si je puis dire), on s’adresse surtout à l’intellect.
Comment erre Ramiel — 26/03/2007 @ 2:04 am
Obscur? Obscur?? Vous en avez une, vous, gueule d’obscur!!
Ouarf, ouarf!
Bon, j’ai pas besoin de vous faire un dessin de qui je paraphrase, non?
De fait, je dois veiller à entretenir l’étincelle dans l’œil de nos lecteurs, Ramiel, alors il me faut recourir à tous les artifices imaginables et inimaginables pour ce faire. Car, vous devez bien savoir qu’un lectorat très étendu se languit de nous lire, quotidiennement? Mais, que raconte-je, bien sûr que si, vous le savez, que ne savez-vous pas!!
J’admire votre flegme, Raminours : savoir rester de marbre alors que j’évoque qui vous ferait sentir avoir un compétiteur…
Enfin, peut-être que de nos jours la poésie souffre de tachycardie? Ou d’un souffle au cœur? Mais si ses lecteurs en sont eux-mêmes atteints, la magie du rythme pourrait opérer itou, non? Voire, peut-être est-ce dans l’air du temps de manquer de tonus, et qu’alors ces deux maux se trouvent en poésie comme chez les poètes et leurs fans, cela fait tout de même du bien…?? Ne riez pas,; surtout, ne riez pas!
Comment erre Marie Danielle — 26/03/2007 @ 9:19 am
Je ne ris pas : chacun écrit comme il veut. Mais pour le lectorat, il faut avouer que la poésie était plus lue du temps de Lamartine que maintenant.
Comment erre Ramiel — 26/03/2007 @ 2:44 pm
Rhâ, Ramiel, ce que vous pouvez être anti-climax parfois! Enfin, peut-être est-ce là la réponse que vous cherchez à pro-peaux de nos compatibilités.
M’enfin, je sais trop bien que, là comme ailleurs, les hommes sont trop habitués à mener pour se laisser emporter par le plaisir de l’autre en sentant qu’ils n’y étaient pour rien au départ… Ça peut pourtant être palpitant de prendre un train déjà en marche!
Sinon, Ramiel sérieux, chacun ne peut écrire tout à fait comme il veut, sinon personne ne comprendrait personne. Quand même.
Comment erre Marie Danielle — 26/03/2007 @ 3:27 pm
Oui, mais on peut écrire de manière à n’être pas compris : c’est possible ; et pas interdit. Ensuite, mon opinion reste que l’écrivain ressent peut-être très bien le rythme de vers irréguliers qu’il fait lui-même, mais que, pour le lecteur, c’est assez imperceptible, en règle générale. En d’autres termes, pour moi, le poète qui ne fait pas des vers qui puissent être à l’oreille perçus comme tels est dans la même situation que celui qui écrit sans se soucier de savoir s’il sera compris, et si même c’est en français normal, s’il respecte les lois de la grammaire.
Cela paraît dur, de dire cela, car on regarde la grammaire comme sacrée, et les règles du vers comme artificielles ; mais pour moi, c’est cette distinction qui est complètement artificielle. Cela vient de ce qu’on attache une plus grande importance à la prose qu’aux vers : à la science qu’à l’art, pour ainsi dire ! Au sens d’un message, plus qu’à sa forme sonore. On est devenu très intellectuel.
Sinon, Marie Danielle, les plaisirs qui ne sont pas savourés en toute conscience, sont-ils vraiment les plus beaux ? Je fais des rêves très vivaces, vous savez. Ce qui leur manque, c’est juste la sensation de réalité qu’on a dans le monde éveillé. Or, si ma conscience est noyée dans la passion, je me retrouve justement dans l’indistinction propre aux rêves : je ne sais pas à quoi cela peut me servir.
Je ne crois pas qu’un acte soit plus intéressant simplement parce qu’il est effectué dans la matière : si en l’effectuant on n’est qu’à moitié conscient, la matière devient totalement théorique dans son principe même. Dit autrement, elle ne sert à rien.
Comment erre Ramiel — 27/03/2007 @ 2:53 am
Ramiel, habituellement, en pareille situation*, je vous demanderais de m’épouser, mais étant donné que je crains que vous, vous accepteriez, je ne peux pas me permettre de vous le dire!
* La situation étant que vous formulez très exactement ma pensée mieux que je n’aurais su le faire en l’espèce. Et puis, on n’épouse pas son reflet, ce ne serait qu’embrasser du vide, n’est-ce pas. De plus, une vision commune ne garantit pas compatibilité suffisante. Et pis ça n’a jamais été fameux entre les blonds et moi, ça je le sais et ça j’y peux rien. Et pis, zut à la fin, j’vous ai jamais rencontré, alors hein, on cause dans le vide! Ou presque.
Comment erre Marie Danielle — 27/03/2007 @ 3:24 am
Je suis blond, mais en fait, je n’ai plus beaucoup de cheveux, et je ne suis que vaguement blond : j’ai les yeux très bruns.
Comment erre Ramiel — 27/03/2007 @ 7:49 am
Ah, mais, des yeux bleus avec des cheveux noirs, y a rien pour battre ça!
Physically speaking, I mean.
M’enfin, Raminours, z’êtes même pas pour la polyandrie alors que vous z’êtes pour la polygamie : ça, c’est sérieux, comme argument!
Que penserait de tout cela madame votre Valentine-dont-nous-ignorons-jusqu’au-nom, mm??
Comment erre Marie Danielle — 27/03/2007 @ 9:14 am
Je n’ai jamais dit que j’étais contre la polyandrie !
Moi, c’est yeux très bruns avec cheveux vaguement blonds, et je ne crains personne (for physical capacities, I mean).
Comment erre Ramiel — 27/03/2007 @ 12:01 pm
C’est-à-dire que, après avoir montré que vous n’étiez pas très chaud à l’idée (vous ne vouliez plus venir au Québec, vous rappellerai-je), you caved in, mais comme vous savez vous engouffrer et vous tirer d’une faille avec aisance, on demeure sur ses gardes, hein… (et ici, le on n’est pas exclusif de ma personne)
Enfin, le complexe de toute-puissance ne vous étouffe pas, mais là aussi, on se demande si c’est une bonne nouvelle!!
Comment erre Marie Danielle — 27/03/2007 @ 12:27 pm
Je n’ai jamais dit que je ne voulais pas venir au Québec ! Au contraire, cela me ferait très plaisir.
Comment erre Ramiel — 27/03/2007 @ 2:01 pm
Ah oué, bin si in côquin kôm vous attind oune unvitâtian officielle, i’ risque d’attondre longtemps!!
Comment erre Marie Danielle — 27/03/2007 @ 2:27 pm
Bôh ! Pour faire une conférence sur Barfield, par exemple, ce serait bougrement intéressant !
Mais la vérité est que si vous m’invitiez, même pas officiellement, à Lausanne, ce serait différent : je prendrais ma voiture et je ferais le voyage dans la journée. L’avion pour Montréal, ce n’est pas la même chose.
Comment erre Ramiel — 28/03/2007 @ 1:48 am
Is that so? Who would have thought!
Enfin, heureusement qu’on ne m’offense pas aisément, sinon je me sentirais blessée de voir que, à Lausanne, vous vous seriez exécuté en véritable fonctionnaire de rendez-vous ternes et moches… Alors que rencontrer une diva telle que moi, c’est… c’est un happening de tous les instants! (et puis voyez, vous mettez à mal ma modestie légendaire, aaah!)
Comment erre Marie Danielle — 28/03/2007 @ 9:16 am
Oui, bien sûr, mais je ne vais pas voler pour pouvoir me payer le billet d’avion : ma religion me l’interdit. Que voulez-vous ? Au-dessus de Vénus, il y a encore un dieu, qui est plus puissant encore : c’est la nécessité.
Néanmoins, je vous promets que dès que ce tyran me laisse respirer, je vous rejoins ! Dès maintenant, j’entends lutter contre ses chaînes. Foin de l’esclavage des contingences ! A moi, ô digne Marie-Danielle ! J’accours !
Comment erre Ramiel — 28/03/2007 @ 9:31 am
Rhâ la lah, vous aggravez votre cas! Moi qui croyais en être une pour vous, de nécessité?!? Et voilà que je vous enchaîne, par-dessus le marché, pfff. Sachez, môssieu’, que je ne mange pas de ce pain-là, moé.
Mais, faudrait vous renseigner auprès de notre Traobé international, hein, He, above all (and among other things), knows that I got it! : http://www.youtube.com/watch?v=U2DBcbZc3ck .
Le Cinématique de Ludovic, c’est son Otium. Faut vraiment tout vous dire, hein.
Comment erre Marie Danielle — 28/03/2007 @ 9:52 am
Le passe-temps de Traube ?
Bon, en fait, je n’ai lu que le dernier message de votre Ludovic, où il explique qu’il doit s’absenter pour des raisons personnelles, et qu’il ne pourra plus alimenter son blog. Mais en fait, je ne vois vraiment pas pourquoi il pense utile de dire une chose pareille. En tout cas, il peut être sûr qu’après l’avoir lu, je me suis dit que j’avais lu quelque chose de complètement inutile.
Sinon, Marie-Danielle, vous êtes une nécessité, pour moi, et votre chaîne est douce comme la soie et parfumée comme l’ambre. Mais vous me paraissez bien pressée de m’avoir en face de vous. N’avons-nous pas toute l’éternité devant nous ? Ou alors, pourquoi ne serait-ce pas vous qui prendriez l’avion ? Ce n’est pas une règle absolue et nécessaire, que ce soit l’homme qui se déplace. Les avions ne sont pas interdits aux femmes. C’est fini, ce temps-là.
Comment erre Ramiel — 28/03/2007 @ 11:00 am
Je ne me déplace qu’en tapis volant. Full-equipped, of course; and with sophisticated designs.
Sinon, votre nez rouge dépasse. Et, bas-les pattes, réenfilez vos gants blancs, poudrerie!
Comment erre Marie Danielle — 28/03/2007 @ 11:50 am
Vous confondez mon nez avec ma langue, et ce sont mes gants, qui sont rouges. Si je les retire, vous sentirez plus de chaleur, même si elles sont blanches : c’est chauffées à blanc, quand elles sont prêtes à s’agripper.
Comment erre Ramiel — 28/03/2007 @ 12:21 pm
Pfff! essayez donc de m’attraper, pour voir, sur mon tapis en vol, chameau!!
Comment erre Marie Danielle — 28/03/2007 @ 1:00 pm
Quoi ! Vous ne comptiez pas m’emmener avec vous dans les nuages, ô Schéhérazade ?
Comment erre Ramiel — 28/03/2007 @ 2:51 pm
Z’avez besoin que je vous dessine un mouton, avec ça?
Bon, étant un signe de terre, j’ai besoin de planer; alors que vous, signe d’air, avez besoin qu’on vous ramène sur terre. Ce que je m’attache à faire, pour votre plus grand bien. Mais il nous faut admettre l’impossibilité de nous rencontrer qui se pointe à l’horizon. Et pis, vous avez vos Alpes.
Comment erre Marie Danielle — 28/03/2007 @ 4:10 pm
Mais sans vous, nulle fée des neiges dedans.
Comment erre Ramiel — 29/03/2007 @ 2:05 am
Mais, Raminours, vous devriez vous montrer plus prudent dans vos déclarations!! Imaginez un instant que les Savoyardes nous lisent. Vous voyez la horde qui pourrait se déchaîner contre vous, allant jusqu’à troubler votre sommeil en se tenant, la nuit, sous la fenêtre de votre grenier, non pour vous sérénader, mais pour vous houspiller?!?
Comment erre Marie Danielle — 29/03/2007 @ 9:00 am
Peuh ! les Savoyards ne sont pas susceptibles. Ou alors, ils ne le sont pas pour leurs montagnes. En fait, ils ne s’assimilent pas à elles. Il n’y a que les non Savoyards pour tomber dans cette erreur. La réalité est bien différente. Les Savoyards vivent dans les vallées, ou dans l’avant-pays vallonné, et non dans les montagnes à proprement parler : ils demeurent à leurs pieds. Les Savoyards, en tant que tels, s’assimilent soit au duché de Savoie, soit aux deux départements de Savoie et Haute-Savoie. Leurs références ne sont pas tant les lacs et les montagnes, que leur drapeau (de gueules à croix d’argent), leur hymne des Allobroges, leurs noms en -az et en -ex, etc. Certains évoquent aussi le patois, la culture et le patrimoine (notamment littéraire), voire leur métier de prédilection : l’élevage de bovins ; et alors, on parle de la montagne pour dire : agriculture de montagne. Mais sinon, dans les montagnes elles-mêmes, au-delà des prés pour les vaches, ils n’allaient guère. Ne vous inquiétez pas. Les Savoyards aiment en fait plus l’autre sexe que les montagnes, car ils s’apparentent plus à l’humanité en général qu’à l’espèce des chamois.
Comment erre Ramiel — 29/03/2007 @ 10:56 am
“les Savoyards ne sont pas susceptibles” : ce qui explique pourquoi, vous et moi, c’est the perfect match !!
Non mais, ce que j’en disais, c’est que je serais Savoyarde et pis ça me ferait pas sourire de lire que je ne puisse être considérée comme fée des neiges potentielle. Régionalistes comme le sont les Savoyards, y aurait bien quelques protestations de voir les hauteurs des cimes déplacées vers Montréal.
Faudrait voir à tenter de mettre un fichier audio de vous lisant un poème, sur votre site : peut-être que votre accent me ferait craquer une bonne fois pour toutes??
Comment erre Marie Danielle — 29/03/2007 @ 12:00 pm
Bof ! Il est plutôt bizarre que savoyard.
Mais les Savoyards aiment bien le Québec, en règle générale, et souvent, ils ne sont pas plus que cela attachés à la Savoie.
Comment erre Ramiel — 29/03/2007 @ 12:55 pm
Ben wèyions, mon p’tit Raminours, j’vous sens un peu aplat, là… Mais je suis convaincue que vous seriez du genre de ceux dont mon vibrant Kolia avait le secret, sur une toile. D’ailleurs, pour demeurer dans le sujet des neiges éternelles, parlons de glaces : souvent quand je contemple certains tableaux de Staël, me vient l’envie de sorbets.
Ben voilà, je viens de vous faire une petite gourmandise!
Comment erre Marie Danielle — 29/03/2007 @ 1:06 pm
Merci, Marie-Danielle !
Comment erre Ramiel — 29/03/2007 @ 2:13 pm
Mais de rien. Si ça a été aussi bon pour vous que pour moi…
Comment erre Marie Danielle — 29/03/2007 @ 2:32 pm
Oui, c’est joli. C’est un village en haut d’une colline, vue depuis un rêve ?
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 1:26 am
Aah, c’est nettement plus proche d’une telle vision que de celle d’une image satellite de Googlemaps! Je vais aller rêver, pour vérifier. Bon matin à vous, Poète infatigable.
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 1:34 am
Que le soleil rose des matins clairs vous soit également propice, ô Marie-Danielle !
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 7:30 am
Grisounet, il est, ce petit matin. Alors,le soleil rose… j’hésite à savoir s’il me plaît que vous l’ayez remplacé…
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 7:52 am
Quoi ? Vous ne voulez pas qu’il reflète votre teint, ô Marie-Danielle ?
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 8:26 am
Le soleil, un miroir?!? Que nenni!! Un embrasement, une chaleur, une joie, mais pas un reflet : il faut le laisser [ré]générer tout son saoûl!!
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 8:50 am
Ah ? On ne vous a jamais dit que la lumière ne se voyait que sur les corps éclairés (que la lumière frappe) ? Cela prouve que le soleil visible n’est pas la source de la lumière, ni même de la chaleur, mais leur reflet, leur butée dans la matière sensible.
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 11:28 am
Et me voilà victime d’un batteur de femme!! Et j’en redemande!!
Tout droit dans le mur, on va.
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 11:48 am
Vous ne voulez pas que la lumière vous frappe, sous les yeux de ce moissonneur ? Je suis pourtant sûr qu’il y verrait davantage d’or que dans les blés, ô Marie-Danielle !
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 11:51 am
Oui mais, Ramichou, vous savez bien ce qu’il adviendra, par la suite… Il y aura la ruée vers l’or; de sanguinaires exploitants convoiteront la mine; de nouvelles misères verront le jour, et ainsi de suite! Si on pouvait au moins être assuré qu’il irait enrichir les pauvres. “Quoi faire, quoi faire? Ouille alors!” dirait notre auguste Sol adoré (ah, vous voyez, son or à lui continue de luire, en douce…).
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 11:58 am
Marie-Danielle, laissez-moi découvrir votre or dans un air solitaire, entre les hautes herbes. Moi-même, je suis pauvre. Ne vous inquiétez donc pas pour l’équité de la chose.
Comment erre Ramiel — 30/03/2007 @ 12:57 pm
Battue dans les hautes herbes éloignées de tout, toute livrée à vous, un inconnu, sans protection aucune?? Ma mère s’ra pas d’accord, j’cré ben. Et il ne faut pas espérer le dadacorps de son côté non plus.
Comment erre Marie Danielle — 30/03/2007 @ 1:19 pm
Je n’en voulais pas ! Quel âge a-t-elle ?
Mais quoi ! Marie-Danielle : vous n’allez pas faire comme celles-ci, qui disent non à ce qu’on leur propose, puis ensuite s’arrangent pour qu’on se retrouve seule avec elles dans un endroit qu’elles ont choisi elles-mêmes, et attendent, dès lors, qu’on ait la réaction qui soit la bonne, et qu’elles ont prévue ? A quoi bon chercher à garder la main, surtout si c’est pour dire qu’on doit s’oublier dans la passion ?
Comment erre Ramiel — 31/03/2007 @ 1:40 am
Qu’on se retrouve seul, plutôt.
Comment erre Ramiel — 31/03/2007 @ 1:41 am
Ramiel, que vous pussiez songer un seul instant qu’il arrive que mon aristocratique personne commette un geste analogue à ceux du vulgum pecus, cela prouve que j’ai eu raison, par devers vous, de ma vertu garder. C’est d’un offensant, aah!!
Comment erre Marie Danielle — 31/03/2007 @ 9:03 am
De toutes façons, même si vous aviez fait comme les autres, je suis sûr que vous l’auriez fait encore plus intelligemment et habilement.
Comment erre Ramiel — 01/04/2007 @ 12:36 am
Ramiel, votre complaisance ravirait sûrement Traube, mais je crains que ce ne soit pas là votre objectif…
Comment erre Marie Danielle — 01/04/2007 @ 1:04 am
De toutes façons, je ne risquais pas d’estimer que cela pouvait s’appliquer à lui. Je ne fais pas de compliments si je ne les regarde pas comme correspondants à la réalité. La distance critique face à la possible subjectivité, je m’en moque.
Comment erre Ramiel — 01/04/2007 @ 8:54 am
Voua m’achevez, Ramiel, vous m’achevez…
Et ce soleil qui répand glorieusement ses éclats, ce matin.
Comment erre Marie Danielle — 01/04/2007 @ 9:47 am
Ah ? Chez moi, cet après-midi, il fait gris, et le temps s’est refroidi. Jeudi soir, il a bien neigé. Puis il a fait beau, mais c’est de nouveau mauvais. Tout a fondu, entretemps.
Comment erre Ramiel — 01/04/2007 @ 11:25 am
Grillées ou non, cela se voit que vous êtes amateur de sauterelles, Ramiel. Fin apprêteur itou.
Il doit se trouver quelques chaumières où on hurle de rire, ainsi que vous et moi. Et pourtant, le silence.
Comment erre Marie Danielle — 01/04/2007 @ 12:35 pm
C’est trop secret.
Mais quelle taille mesurez-vous ? Pourquoi parlez-vous de sauterelles ?
Comment erre Ramiel — 01/04/2007 @ 2:33 pm
Vox clamantis in deserto.
Je me muette de rire.
Comment erre Marie Danielle — 01/04/2007 @ 2:47 pm
C’est que vous marchez en sautillant ?
Comment erre Ramiel — 01/04/2007 @ 11:26 pm
Et vous en faites votre miel…
Comment erre Marie Danielle — 02/04/2007 @ 12:01 am
Oui, quelle grâce, dans vos petits sauts ! On vous sent légère et virevoltante, dans l’amour. Pas trop furtive, j’espère, quand même.
Comment erre Ramiel — 02/04/2007 @ 1:56 am
La désinvolture corporelle décline avec l’âge, mais cela est bien vengé du fait que la vue baisse itou… Il ne faut toutefois pas croire que l’on ne dépiste pas les coups de cœur furtifs pour autant, petit jeunot!
Comment erre Marie Danielle — 02/04/2007 @ 2:55 am
Oh, quand on mesure par rapport à l’absolu, tout en ce monde paraît relatif. Il ne faut pas exagérer, ou alors, il faut n’adorer que Jésus, comme les nonnes (ou l’archange Gabriel, comme les Visitandines). Même quand un cadeau ne vient pas des hauts cieux, il peut avoir sa valeur. Un jugement trop définitif provoque surtout des regrets, ô Marie Danielle !
Comment erre Ramiel — 02/04/2007 @ 5:00 am
Vous ne citez que des adorations féminines, Ramizéruditzetspirituel?
Et je vous ferai remarquer que nous en sommes au 133e commentaire, un exploit qui finit par n’en être point un avec vous, puisqu’il se répète et paraît susceptible de se reproduire à l’infini, alors du relatif et du définitif ainsi mis en lumière peut-il encore subsister quelque chose d’autre qu’un parfum d’éternité?? À moins que je ne me trompe, et qu’en fait il ne me rende plus désirable encore ce qui n’est pas de ce monde?
M’enfin puisque , paraît-il,Jésus aurait épousé Marie-Madeleine et qu’ils auraient fait des enfants, on doit pouvoir envisager les consumations de la chair et reporter sa transfiguration…
Comment erre Marie Danielle — 02/04/2007 @ 9:39 am
Une relation qui s’éternise et dont les échanges se répètent énormément pour la plus grande joie des participants est en tout cas de bon augure.
Sinon, je me mettais à votre place. On peut aussi admirer la sainte Vierge, et vouloir en trouver l’incarnation. Cependant, le mieux, souvent, est de l’admirer telle qu’elle est, et de ne lui vouer que des attentions psychiques. Paradoxalement, on est ainsi moins susceptible de s’illusionner.
D’ailleurs, même si l’histoire de Jésus et de Marie-Madeleine est vraie, je suppose que du temps où il était incarné, avoir une relation avec Jésus, ce n’est pas la même chose que quand il est défunt, et sublimé après sa résurrection. En ce temps-là, il avait du poids, et quand il faisait trop chaud, elle aussi (Marie-Madeleine) se mettait les genoux sur le tapis, sans doute. De nos jours, il importe peu de savoir comment on s’y prendra (avec Jésus), car les âmes désincarnées sont multiformes, et aucune contrainte pratique n’existe plus : il suffit de beaucoup aimer ; rien ne dépend plus des muscles et de l’épaisseur du tapis.
Comment erre Ramiel — 02/04/2007 @ 12:14 pm
Vous conviendrez tout de même que, sur un tapis volant, l’exercice tournerait à l’exploit sportif extrême! M’enfin, n’anticipons pas…
Comment erre Marie Danielle — 02/04/2007 @ 6:56 pm
Mais non, il suffit de s’assurer : il y a des positions stables. Est-ce que je dois vous les décrire ?
Comment erre Ramiel — 02/04/2007 @ 11:56 pm
Je sens poindre une vocation de missionnaire en vous, Ramiel… Enfin, vous savez à quel point nous, les femmes, sommes nulles en intelligence et bonne conduite, alors soyez donc plus graphique que littéraire, et songez qu’il faut tout remettre en ordre après.
Comment erre Marie Danielle — 03/04/2007 @ 12:22 am
Un dessin ? Ecoutez, venez en Haute-Savoie : je vais vous montrer. Si vous acceptez de représenter ma partenaire, une démonstration directe sera le mieux. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider. Pour ce qui est du rangement, je m’occupe de tout.
Comment erre Ramiel — 03/04/2007 @ 2:21 am
Comment! Vous ne faites pas le service à domicile?!? Je ne suis pas tombée sur le bon numéro alors.
Comment erre Marie Danielle — 03/04/2007 @ 8:38 am
Mais si, Marie Danielle ! J’attendais que vous proposiez.
Avez-vous un tapis ? Il faut que je sache, parce que sinon, j’en apporterai un.
Comment erre Ramiel — 03/04/2007 @ 11:50 am
Ramiel, à trop faire l’ange, on fait la bête : ignorez-vous cela? Diable, vous ne savez pas que les femmes aiment être prises de force? M’enfin, c’est l’homme qui propose, Dieu, lui, se contente de disposer, pendant que la Femme s’interpose. Se fait-on hara-kiri comme on fait Kâma Sûtra?? Mata a ri.
Comment erre Marie Danielle — 03/04/2007 @ 12:18 pm
Mais non, Hara-Kiri, c’est japonais, ce n’est pas pareil quen Kama-Sutra.
Comment erre Ramiel — 03/04/2007 @ 5:30 pm
QUE Kama-Sutra, je veux dire.
Comment erre Ramiel — 03/04/2007 @ 5:31 pm
Vous oubliez que mon tapis est volant. Et si vous n’avez pas encore découvert la jouissance qu’il y a à se hara-kiriser le personnage japonaisement, mon petit, je vous le conseille fortement : essayez-le. Ensuite, nous formerons une nouvelle figure kamasutraïenne : vous et moi se hara-kirisant ensemble. Et nous voilà de retour vers la lévitation de Jean de la Croix et Thérèse d’Avila. C’est planant, non??
Comment erre Marie Danielle — 03/04/2007 @ 6:19 pm
On dirait plutôt Roméo et Juliette. Vous ne préférez pas Psyché et Cupidon ?
Comment erre Ramiel — 03/04/2007 @ 6:30 pm
Ramiel, notre vie de mortels nous limite déjà bien suffisamment comme ça : vous ne voulez pas que notre imaginaire comporte des œillères??? Mais, Psyché, certainement que je veux. En autant que j’aie droit à deux Cupidon : il faut que cela s’accorde avec mon imagerie familiale (je tâcherai de vous numériser cela prochainement, vous verrez mieux de quoi ils retournent).
Comment erre Marie Danielle — 03/04/2007 @ 6:52 pm
D’un autre côté, il ne faut pas croire que l’amour se termine traditionnellement mal. Il y a bien des histoires anciennes où cela se finit bien.
Comment erre Ramiel — 04/04/2007 @ 2:02 am
Si vous en parlez en tant qu’histoires anciennes, c’est donc que cela ne se produit plus… Aaah Ramiel! quel était leur secret?? Notre sort est entre vos mains.
Comment erre Marie Danielle — 04/04/2007 @ 6:56 am
Je me souviens d’un roman du XIIIe siècle appelé “Amadas & Ydoine” : Ydoine était capturée par un “chevalier-fée”, mais Amadas la délivrait, et ils se mariaient. Comme Ulysse est finalement récupéré par Pénélope grâce au souvenir qu’elle lui a laissé, alors qu’il demeure chez l’immortelle Calypso. C’est une question de fidélité, je suppose.
Comment erre Ramiel — 04/04/2007 @ 7:34 am
Récupéré? En voilà un beau terme marchand! Pénélope en aurait repris possession? Et vous qualifiez cela d’amour? Malheureux, ne regrettez-vous pas le choix d’un tel mot?!?
Comment erre Marie Danielle — 04/04/2007 @ 7:55 am
Oh, vous savez, je ne joue pas les élégants ; je ne cherche pas à avoir le beau style des gens supérieurs. Littré dit que “récupérer”, c’est “recouvrer”, c’est-à-dire “rentrer en possession de ce qu’on a perdu” ; or, quand on aime, on se donne, et un mari appartient à sa femme, forcément. En fait, le mot ne s’utilise pas spécialement plus dans le commerce qu’ailleurs (et combien même, je ne suis pas assez marxiste, ou pas assez aristocratique comme on l’est en France - la noblesse française ayant autant haï le commerce que l’anglaise l’a aimé, ce dont Voltaire l’a louée, du reste - pour m’en trouver mal), et la défiance de la bonne société vis à vis de lui vient sans doute de la seconde syllabe : c’est trop laid. (Encore que certains la supportent très bien, comme je suis sûr que c’est votre cas.)
Comment erre Ramiel — 04/04/2007 @ 10:05 am
Non mais, à la fin, que Ulysse de retour, ce soit l’amour retrouvé, je veux bien, mais “rentrer en possession”, cela a beau être sans q en syllabe, cela est laid! Et puis d’abord, amoureux, les êtres ne se possèdent pas pour autant, mais sont plutôt possédés par lui, l’amour, ce qui est bien autre chose et ce qui est tant mieux. Car c’est à l’élévation de leurs cœurs qu’ils sont invités et appelés à répondre, tant par l’assouvissement des plaisirs charnels que par les forces génératrices de vie qu’il leur sera souhaitable de mettre en œuvre puisque, sans elles, leurs exultations s’éteindraient en les laissant exsangues.
Comment erre Marie Danielle — 04/04/2007 @ 11:29 am
Eh bien, pour les forces régénératrices de vie, je suppose qu’une solide nourriture peut faire l’affaire. En tout cas, Ulysse ne passait pas pour être spécialement romantique, et l’amour de Calypso ne l’a pas excessivement touché : il aimait mieux sa femme. Ensuite, je crois bien qu’au temps des anciens Grecs, on n’était pas vraiment hostile à la propriété privée, et que, même, c’est un grand thème des amours médiévales que de dire qu’on appartient à son aimée, et que c’est réciproque. Ulysse appartenait à Pénélope, Pénélope à Ulysse, et c’est pourquoi ils se sont retrouvés après toutes leurs tribulations. Pénélope a récupéré son mari, après l’avoir perdu un certain temps, et Ulysse sa femme. C’est bien comme cela qu’Homère présente les choses, je crois.
Comment erre Ramiel — 04/04/2007 @ 2:07 pm
Naaah, z’y êtes pô du tout. D’abord, vous ne m’avez pas bien lu, j’ai parlé de forces génératrices, pas RÉgénératrices; ensuite, je vous croyais moins terre à terre, Ramiel. Non que je ne le sois pas, mas pas seulement. Car, enfin, si le cul, c’est pour s’envoyer en l’air, et qu’il se trouve sept cieux a minima, vous devriez vous douter que la chair connaisse éventuellement quelque transfiguration dans l’exercice. Cela dit, je n’ai pas, moi, la vocation pro-fesse orale, alors refaites vos classes et ne me revenez que lorsque vous aurez manifestement progressé.
Comment erre Marie Danielle — 04/04/2007 @ 7:47 pm
Si c’est génératrices, c’est encore plus vrai, car l’énergie peut être diffusée indistinctement dans tous les membres par une nourriture prise au hasard, mais les aliments peuvent aussi être choisis en fonction des besoins de tel ou tel organe ou membre. Les effets des aliments ne sont pas totalement indifférenciés, ni d’ailleurs la façon dont les différents organes ou membres acquièrent l’énergie qui leur est nécessaire : certaines choses nourrissent les uns plus que les autres, comme on ne l’ignore pas.
Pour le septième ciel, mon opinion est qu’il existe des reflets des sept cieux sur la terre, et que ce sont ces reflets qu’on atteint par le biais de l’amour charnel. Pas davantage. Peut-être que l’expression “monter au 3e” renvoie au ciel de Vénus, qui est bien le 3e, et peut-être qu’elle signifie qu’on peut atteindre brièvement ce 3e ciel au moment de l’orgasme. Mais la véritable divinité, depuis l’aube du christianisme, ne peut être dite touchée qu’à partir du 4e. C’est assez significatif. Cela explique pourquoi la religion a institué le célibat des prêtres et les ordres monastiques au sein desquels la chasteté était une règle absolue.
Personnellement, je ne veux pas diaboliser les trois cieux inférieurs, si l’on peut dire. Mais je ne veux pas non plus les diviniser outre mesure, car je crois que même si les lois édictées par l’Eglise catholique ont conduit à une diabolisation excessive, elles reposaient sur la vérité : il est réellement illusoire de croire qu’on peut atteindre la divinité au moyen de l’amour charnel, c’est-à-dire d’une créature à l’autre. Je crois réel qu’on ne dépasse pas, de cette façon, le 3e ciel, et qu’on n’atteint pas le 4e.
J. R. R. Tolkien (qui était très catholique, plus que moi, même) était assez convaincu par tout cela, et c’est pourquoi il a stigmatisé la thématique de Dante, dans sa “Divine Comédie” : placer au sommet des cieux une femme dont on avait aimé la forme terrestre lui paraissait inepte, pour la bonne raison qu’au sommet des cieux, cette forme n’existe plus, s’est dissoute. Même si on a été sensible aux pensées de cette femme, il faut bien savoir que ces pensées aussi sont consumées lors du passage de la porte de feu, au delà de laquelle se meut la divinité.
Bref, Marie Danielle, ce serait avec plaisir, si je le croyais possible ; mais ce n’est pas le cas.
Comment erre Ramiel — 05/04/2007 @ 2:40 am