Ne me sentant pas très blogueuse ces jours-ci, je vous signale deux de mes lectures du jour dont le point commun est celui de l’accès à la connaissance. D’abord, Pierre Foglia qui, dans la deuxième partie de sa chronique, émet une opinion que je partage totalement (plus spécifiquement ce qui est en noir). C’est suffisamment préoccupant, au point d’imaginer voir un jour une plaque tombale posée au 1400, boulevard René-Lévesque Est sur laquelle serait gravé : Ici gît RADIO-CANADA


RADIO-CANADA
     
Puisqu’on est dans les jeux-questionnaires, j’ai regardé 20 minutes des Belles histoires des pays d’en haut dimanche à la télé. Ciel d’Afrique et pattes de gazelle comme cet animateur était nul, mais nul, et vide, et s’exclamant comme Bécassine au Salon des arts ménagers de Trifouillis. Si loin finalement de la tradition radiocanadienne pour cet emploi. Tellement loin, par exemple, d’un Raymond Charette, le père de Christiane… Christiane qui a accepté de recevoir ce complètement nul à son émission hier matin. Comment avez-vous pu faire cet affront à votre papa, madame?

     
Il se passe des choses en ce moment à Radio-Canada, même à la radio que je n’aime pas. Une volonté de faire peuple, une fébrilité de la cote d’écoute qui m’énarve, des redditions qui me déçoivent. Je trouve qu’on en a beurré épais sur les Belles histoires, fallait-il qu’elles fassent aussi des petits à Maisonneuve, à Christiane, à Homier-Roy, c’est ça la synergie, faire avec de la viande à chien, de la moulée pour tous.

     Second souci, la question du droit aux images à l’ère de la publication électronique, dont l’extrait suivant vous donne un aperçu des enjeux :

Alors que l’entreprise de numérisation généralisée des textes du domaine public se poursuit à bride abattue sur tous les continents, alors que le libre accès à des centaines de milliers d’ouvrages sur internet fait désormais toucher du doigt le vieux rêve de la bibliothèque universelle, la situation des images semble aujourd’hui dans l’impasse. Qu’il soit pictural, photographique ou cinématographique, le patrimoine visuel fait partie des trésors les mieux gardés du monde contemporain. Réduit par les usages à l’état de marchandise, quand bien même il devrait dépendre du domaine public, il est aujourd’hui exclu des voies où se construit le bien commun de l’humanité. Quelles sont les raisons de cette situation paradoxale?

     Cette tribune est publiée simultanément par les organes respectifs des signataires: Actualités de la recherche en histoire visuelle, Around Wikipedia, Études photographiques, Images Re-vues, Observatoire critique, La Tribune de l’Art. Placé sous licence Creative Commons n° 2 (paternité, pas de modification), ce texte est librement reproductible à condition d’y maintenir ce dernier paragraphe (version html, version texte, janvier 2007).