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	<title>Comments on: L&#8217;art marchand</title>
	<link>http://soif.blogsome.com/2006/12/04/lart-marchand/</link>
	<description>EULENSPIEGEL / Le Miroir de la Chouette</description>
	<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 04:10:56 +0000</pubDate>
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		<title>by: Marie Danielle</title>
		<link>http://soif.blogsome.com/2006/12/04/lart-marchand/#comment-1664</link>
		<pubDate>Tue, 19 Dec 2006 18:01:42 +0000</pubDate>
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					<description>Ce constat est juste en bonne partie, Kate, toutefois je ne suis pas totalement convaincue que ce qui se faisait auparavant parvenait tant que ça à pousser un grand nombre de gens &quot;à une réflexion hors ses petites limites&quot;. J'aurais peine à juger du contenu télévisuel dans son ensemble, je n'ai pas le câble, et suis loin de regarder tout ce qui est présenté sur SRC, TVA, TQc et les autres. Par contre, personnellement, si je déplore la réduction d'émissions au contenu moins populaire, je ne suis pas prête à dire que ce contenu-là qui avait ma dilection contribuait à élever le niveau du plus grand nombre, puisqu'il ne s'y intéressait pas beaucoup. Un exemple : enfant, j'étais passionnée par Les beaux dimanches qui présentaient ballets, opéras, théâtre, etc., mais j'étais souvent seule devant le téléviseur, et je parie qu'il en allait de même dans les autres chaumières. Heureusement que ça existait, pour moi, mais ça n'est pas ça qui aura contribué à élever le niveau pour les autres. Alors, oui, pour le maintien - plutôt que la réduction qu'on ne cesse d'observer - d'un contenu culturel moins populaire, mais pour le reste... Les gens aiment à se distraire, qui peut juger de ce que ça ne leur est pas nécessaire? Je veux en venir au fait que la question déborde le seul contexte télévisuel ou cinématographique : les conditions de travail se sont détériorées, la paupérisation va croissante, etc., alors si c'était l'inverse, le besoin de distraction et de détente serait moins élevé. Pour qui n'a pas de vue globale du monde et pour qui n'a pas conscience de la manière dont les ficelles se tirent, l'exigence de contenu qui remet en question et élargit sa vision, cette exigence-là est quasi absente. Et le rouleau-compresseur de l'uniformisation poursuit son &quot;œuvre&quot;, dans toutes les sphères de l'activité humaine. Comment le contrer?

C'est pourquoi je ne suis pas prompte à jeter une série comme les Bougon ou Virginie, pour en retenir deux qui sont populaires, car elles &quot;divertissent&quot; tout en &quot;éduquant&quot;, ou en suscitant certains questionnements. Mais, et l'école, et la presse, et les décisions gouvernementales, et...??? </description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Ce constat est juste en bonne partie, Kate, toutefois je ne suis pas totalement convaincue que ce qui se faisait auparavant parvenait tant que ça à pousser un grand nombre de gens &#8220;à une réflexion hors ses petites limites&#8221;. J&#8217;aurais peine à juger du contenu télévisuel dans son ensemble, je n&#8217;ai pas le câble, et suis loin de regarder tout ce qui est présenté sur SRC, TVA, TQc et les autres. Par contre, personnellement, si je déplore la réduction d&#8217;émissions au contenu moins populaire, je ne suis pas prête à dire que ce contenu-là qui avait ma dilection contribuait à élever le niveau du plus grand nombre, puisqu&#8217;il ne s&#8217;y intéressait pas beaucoup. Un exemple : enfant, j&#8217;étais passionnée par Les beaux dimanches qui présentaient ballets, opéras, théâtre, etc., mais j&#8217;étais souvent seule devant le téléviseur, et je parie qu&#8217;il en allait de même dans les autres chaumières. Heureusement que ça existait, pour moi, mais ça n&#8217;est pas ça qui aura contribué à élever le niveau pour les autres. Alors, oui, pour le maintien - plutôt que la réduction qu&#8217;on ne cesse d&#8217;observer - d&#8217;un contenu culturel moins populaire, mais pour le reste&#8230; Les gens aiment à se distraire, qui peut juger de ce que ça ne leur est pas nécessaire? Je veux en venir au fait que la question déborde le seul contexte télévisuel ou cinématographique : les conditions de travail se sont détériorées, la paupérisation va croissante, etc., alors si c&#8217;était l&#8217;inverse, le besoin de distraction et de détente serait moins élevé. Pour qui n&#8217;a pas de vue globale du monde et pour qui n&#8217;a pas conscience de la manière dont les ficelles se tirent, l&#8217;exigence de contenu qui remet en question et élargit sa vision, cette exigence-là est quasi absente. Et le rouleau-compresseur de l&#8217;uniformisation poursuit son &#8220;œuvre&#8221;, dans toutes les sphères de l&#8217;activité humaine. Comment le contrer?</p>
	<p>C&#8217;est pourquoi je ne suis pas prompte à jeter une série comme les Bougon ou Virginie, pour en retenir deux qui sont populaires, car elles &#8220;divertissent&#8221; tout en &#8220;éduquant&#8221;, ou en suscitant certains questionnements. Mais, et l&#8217;école, et la presse, et les décisions gouvernementales, et&#8230;???
</p>
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		<title>by: Kate</title>
		<link>http://soif.blogsome.com/2006/12/04/lart-marchand/#comment-1662</link>
		<pubDate>Tue, 19 Dec 2006 10:14:09 +0000</pubDate>
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					<description>Qu'il soit du Québec, de France, d'Angleterre ou du Mexique, le programme &quot;populaire&quot; me déplaît... souverainement! La présentation &quot;col bleu&quot; ou &quot;redneck&quot; me fait rougir de honte. Plutôt que d'utiliser l'art visuel pour élever l'esprit, l'amener à une réflexion hors ses petites limites, on ramène l'idée supérieure, la grande idée vers le bas. Il n'est plus nécessaire pour la télé, le cinéma ou le théâtre de se foutre de la gueule du petit peuple; ça se fait tous les jours dans la rue, chez soi, etc. Même la littérature s'en est mêlée. Que reste-t-il donc?!</description>
		<content:encoded><![CDATA[	<p>Qu&#8217;il soit du Québec, de France, d&#8217;Angleterre ou du Mexique, le programme &#8220;populaire&#8221; me déplaît&#8230; souverainement! La présentation &#8220;col bleu&#8221; ou &#8220;redneck&#8221; me fait rougir de honte. Plutôt que d&#8217;utiliser l&#8217;art visuel pour élever l&#8217;esprit, l&#8217;amener à une réflexion hors ses petites limites, on ramène l&#8217;idée supérieure, la grande idée vers le bas. Il n&#8217;est plus nécessaire pour la télé, le cinéma ou le théâtre de se foutre de la gueule du petit peuple; ça se fait tous les jours dans la rue, chez soi, etc. Même la littérature s&#8217;en est mêlée. Que reste-t-il donc?!
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