04/12/2006 7:31 am
Une nouvelle vaut particulièrement d’être retenue de l’émission d’hier de Tout le monde en parle : François Avard, le co-scénariste de la série LES BOUGON, a découvert - après-coup, tel qu’il l’a affirmé - que la vente par Fabienne Larouche des droits de l’émission à l’importante société de production Lagardère équivalait à avoir fait affaire avec un très grand commerçant d’armes, ce qui aurait suscité en lui un profond malaise. Avard a également informé l’animateur Guy A. Lepage que le producteur de sa série Un gars, une fille en France en faisait aussi partie. Par ailleurs, Avard a mentionné que le récent livre de Nelson Mandela devrait sa publication au même marchand. Reste à voir si l’ignorance comblée changera la suite de l’histoire. Devront-ils en faire un cas de conscience?



alors il devra malheureusement n’avoir aucun contact avec medias ou éditeurs français ou à peu près
Comment erre brigetoun — 04/12/2006 @ 12:59 pm
Ah, c’est bien ce dont je me doutais. Quoique je serais curieuse de voir ce qui en est du côté des plus petits éditeurs, ceux qui se tiennent dans les marges?
Si j’en ai parlé, c’est surtout parce que Avard est connu pour n’avoir pas la langue dans sa poche et que sa série des Bougon a fait beaucoup jaser ici, c’était très provocateur et contestataire du système; alors en annonçant lui-même la chose, il prévenait les coups, mais on ne sait pas jusqu’à quel point il en fait vraiment un “cas de conscience” ou si c’était une avenue pour pratiquer l’esquive…
Comment erre Marie Danielle — 04/12/2006 @ 3:05 pm
les petits éditeurs et les contestataires le système adore ça voyons (pour les éditeurs il les achète mais les garde en gros intacts)
Comment erre brigetoun — 05/12/2006 @ 12:19 am
C’est bien le drame du monde global, car il faut pour être conséquent se priver également dans ce cas de “Livres de poche”, des magazines Première et Paris-Match, des…comment cela, c’est possible ?!
Comment erre Ludovic — 05/12/2006 @ 4:35 am
Non et puis, en fait, ce n’est pas d’être marchand d’armes qui soit un problème en soi, mais plutôt de quelle manière on pratique son commerce, dans quels buts. En fait, tout ça me laisse très songeuse, car je n’avais jamais envisagé les activités menées par eux, Lagardère ou un autre. Qui doivent avoir ce qu’on appelle un portefeuille “diversifié”…
Ici il a beaucoup été question de la convergence des médias et du péril éventuel vis-à-vis de la liberté d’expression, mais quand, sous le motif “profit”, on discerne que ce peut être celui d’un (ou plusieurs) commerçant(s) d’armes, ça transforme (au moins un peu) le regard.
On peut se demander s’ils ne récupèrent pas tout? peut-être que le contenu des publications les indiffèrent totalement pourvu que ça leur rapporte? peut-être qu’ils sont si intouchables que rien ne peut leur être menaçant? ou peut-être sont-ils animés de motifs insouçonnés ou + élevés que ne le laisserait supposer leur commerce à première vue? (je suis encore capable de candeur!)
Et quand on songe au pouvoir et à ses ramifications…
Pis on, pis on, pis on, etc.? Le pouvoir du pou voire du pion?
Enfin, actuellement, c’est la lecture d’un ouvrage très fouillé sur l’histoire d’une idée politique qui m’influence. Sur la peur. Magistral ouvrage.
Comment erre Marie Danielle — 05/12/2006 @ 5:16 am
Brigetown a tout à fait raison : “ça fait bien d’avoir de petits indépendants dans son catalogue”. En effet on les laisse faire (à peu près) ce qu’ils veulent. Ça prouve l’attachement du Groupe à la Liberté d’expression, n’est-ce pas ?
Evidemment, sur l’autre main, faut pas déconner avec la couverture de Paris Match, hein ?
Ça fait longtemps que ça marche comme ça. Au début du XXe siècle, on se plaignait de ce que les “marchands de canons” (comme on les appelaient à l’époque) avait la main mise sur la Presse.
Remarquez, si on se repasse en mémoire le XXe s. et son histoire, on peut concevoir légitimement quelque inquiétude.
Comment erre Jean-Balthazar dit Flatun — 05/12/2006 @ 3:01 pm
“Brigetoun”, bien sûr. Une faute de frappe.
Comment erre Jean-Balthazar — 05/12/2006 @ 3:08 pm
Tout ça me laisse vraiment très très songeuse…
La mainmise sur la presse? Mais est-ce que ça s’arrête là, that is the question. La mainmise sur les esprits, alors?
Il y a quelques semaines, lors d’une émission télé hebdomadaire présentant deux débats sur des questions plus ou moins d’actualité, avec 4 invités pour chacune, séparés en deux camps, il a justement été question de l’édition d’ici, et bon, on croit oser en abordant des sujets où certains de ces invités mettraient + ou - leur tête sur le billot, on parle de la concentration, de la convergence, mais jamais on n’a parlé de qui possède quoi, ultimement, et que font-ils, les grands propriétaires. Non, je serais curieuse que le débat soit repris sous cet angle… Hein, moi je viens de découvrir ça, mais ceux qui sont dans le milieu, jusqu’à quel point ils le savent, et pourquoi n’en ai-je jamais entendu parler auparavant? Ouais, me semble de voir ça discuté on TV… Que les choses soient prises à partir de là, et qu’on fasse l’étalage de tout ce qui est possédé par qui, comment, pour en faire quoi, etc.
Finalement, le pouvoir d’un électeur… mon œil!
Comment erre Marie Danielle — 05/12/2006 @ 5:01 pm
HAL frapperait-il ici aussi ?!
Comment erre Jean-Balthazar — 05/12/2006 @ 8:01 pm
Oui !
3e et dernière tentative (le message doit pourrir dans les netrailles du serveur, vous le retrouvere p-ê, MD).
// Finalement, le pouvoir d’un électeur…// Ce fut, presque, l’objet d’un long échange avec Parade Mis Back, chez Corine.
Ma conclusion à moi, toute perso, c’est que si nous sommes bien moins “libres” que l’on veut bien nous faire croire, l’état de droit apporte quelques règles claires, et une dignité que l’on ne retrouve guère ailleurs.
Car, au moins, le petit indépendant peut sortir un ouvrage “atypique” (c’est comme ça que ça se dit) à 3 000 exemplaires. Même si on ne le trouvera qu’en librairie spécialisée, et non pas en supermarché ou dans les kiosques de gare, il y a beaucoup d’endroits dans le monde où ça n’est même pas possible.
“La moins pire des solutions.”
Comment erre Jean-Balthazar — 05/12/2006 @ 8:04 pm
Bon. Si vous ne trouvez pas les 3 messages dans les entrailles puantes de ce serveur indélicat, je tâcherais de réessayer un jour où la lune aura changé.
Comment erre Jean-Balthazar — 05/12/2006 @ 8:06 pm
Qu’est-ce que j’ai rigolé! Ben, pas de voir que vos coms ne passaient pas, mais fichtre, qu’est-ce que vous êtes paire sève-air, han!!!
HAL doit être caché dans les mots à censurer, mais en même temps, j’vois pas lequel ce serait dans ce que vous avez écrit.
Bon, profitons d’un petit rebond d’énergie, là, tout de suite, avant la nouvelle panne.
Ah, avant, si je lis votre dernier com, vous parlez d’entrailles, mais y a eu inversion de lettres dans le précédent, et ça a donné une vraie perle : netrailles! Les entrailles d’internet! Une perle, une vraie perle!! Je salue le fruit de vos netrailles, JB, et j’affirme qu’elles ne sont pas puantes!
J’y venais, tranquillement, à l’État de droit, car on ne voit pas d’autre issue pour empêcher le rouleau compresseur hyper-équipé pour la cueillette des fruits de tout râfler en partageant si peu. C’est un peu ce qui fait que l’”À bas l’État!” des anarchistes ne me paraît pas la solution. C’est-à-dire qu’avant d’en arriver à un monde où personne n’exercerait une autorité abusive sur une autre personne (utopie, parce que le 1er lieu n’est pas conquis, i.e. soi-même), y a du chemin qu’il faut parcourir.
En fait, je ne vous raconterai pas ma vie, pas ici en tout cas, mais ces questions-là, des armes, des discours, de la liberté - d’expression, de la peur (le livre de Corey Robin, j’vous dis pas comme je l’apprécie! sans pouvoir dire que je serais parfaitement d’accord, mais il exprime tellement l’expérience intime qu’a été la mienne - que je croirais être celle d’à peu près tout le monde à divers degrés, of course, mais peut-être pas avec ce même souci qui a été le mien depuis aussi loin que je me souvienne), tout ça me fait l’impression que j’arrive enfin au bout d’une longue quête. Et que là, le travail peut vraiment débuter. Un peu comme le chasseur à proximité de la bête, si vous voyez ce que je veux dire. En même temps, j’suis pas sûre que la comparaison est bonne. Trop réductrice. Je ne sais pas si ce que j’écris peut être compris par quiconque me lirait, mis par vous et quelques autres, JB, je tends à penser que oui. Sinon, ben, tant pis pour vous. Z’avez juste à venir à Morial.
Comment erre Marie Danielle — 05/12/2006 @ 10:28 pm
Jean-Balthazar serait-il cheminot pour parler de “netrail(les)”?
Comment erre J.J. Groucho — 06/12/2006 @ 7:10 am
Ah mais, Groucho, peut-être tenez-vous là quelque chose, puisqu’il est également le fils du Père Fouettard… Même que vous me faites penser… par certains aspects, il pourrait rappeler le cheminot Diloy, de la Comtesse de Ségur!
Ha ha!
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 7:54 am
A propos du Père Fouettard, Bonne fête de Saint Nicolas. Ici on n’arrête pas de recevoir des chocolats le 6 decembre
Comment erre J.J. Groucho — 06/12/2006 @ 8:15 am
« Madame est bien bonne de me l’avoir pardonné, se disait-il ; et ce bon M. d’Alban, qui m’en a parlé aussi sans colère ; c’est qu’il me plaignait au lieu de me gronder ; il m’a bien recommandé de ne jamais me laisser à boire ; et bien sûr que je ne recommencerais pas, j’ai eu trop de chagrin d’avoir été pris de vin ce jour-là pour recommencer une chose pareille. Cette pauvre petite demoiselle ! Et de penser que c’st la nièce de ce bon M. le comte ! C’est ça qui me chagrine le plus. »
C. de Ségur, Diloy le chemineau, 1868.
Comment erre Jean-Balthazar — 06/12/2006 @ 10:09 am
Et Bonne Fête à vous de même, Grouch’! En tant que fille du Père Noël, vous croyez que je serais en droit d’attendre du chocolat, moi itou? Saviez-vous qu’on peut également avoir un Frère Noël? Et une Fée des Étoiles comme Marraine?? Non, décidément, le chocolat, ça serait en surplusss!
Z’aimez l’art de votre compatriote, Devillers, duquel j’ai joint quelques images de ses œuvres à ma nouvelle note? Elles me plaisent vraiment beaucoup, et parlent si bien d’elles-même qu’on les écoute en silence…
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 10:13 am
Ah ben, Diloy was on line and writing at the same time as me! Et je ne me serais pas attendue à meilleur morceau choisi!!
1868… j’ai dû le lire au moment de son centenaire… Les Comtesse de Ségur ne pleuvaient pas dans notre biblio, mais çui-là m’est cher.
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 10:17 am
Hector Malot, Ségur, Les Signes de Piste (aux illustrations que n’aurait pas dédaigné un Foley…) étaient le fonds jeunesse de mes grands-parents. ‘f course! (Louis Veuillot, c’était pour les “grands” ; ne l’ayant ouvert qu’à la trentaine passée, ça a pu me confirmer ce que j’avais alors déjà appris : les grands peuvent être très petits
.
Bon, ça ne m’empêchait pas de lire Pif Gadget, Spirou et Fantasio délicieusement subvertis par Franquin, et d’écouter les Rolling Stones, hein ?
Comment erre Jean-Balthazar — 06/12/2006 @ 1:24 pm
“les grands peuvent être très petits” : hein, quoi? pis personne m’en a avertie avant?!?
Suis allée voir sur wiki pour vérifier si je connaissais Veuillot sans le savoir, mais non, niet, rien. Même Ségur, je n’ai jamais lu Les Malheurs de sa Sophie, mais je crois en avoir lu un autre d’elle dont le titre m’échappe, m’aura moins impressionnée que Diloy que j’ai relu plusieurs fois avec grand plaisir. L’ai même relu il y a 3-4 ans, par curiosité, le souvenir était vague… D’un côté, c’est chouette de rechausser nos souliers d’enfants, mais en même temps, qu’est-ce qu’on se faisait ficher dans la tête quand même. Il y a 2 ans, j’ai emprunté des Sylvain et Sylvette, pour “voir”, parce qu’on en lisait beaucoup par chez nous. Pfff! pas fort, hein? Mais pour le dessin, le côté champêtre un peu exotique (les sangliers ne couraient pas les terres gaspésiennes!). Et est venu le temps de Pif Gadget, Spirou ne m’inspirait pas autant. Et les Tintin, autant en albums qu’en dessins animés. Sinon, y avait les livres de mes grands frères et grandes sœurs. Ah et bien sûr tous les contes, Andersen, Grimm, Perrault, etc. Éventuellement, des Bob Morane, L’Ombre jaune… Y en aurait des tonnes d’autres, je n’aurais pas survécu, sans les livres, j’aurais péri d’ennui précocement.
Mais pour la zizique, ah ça! J’en ai vendu des gugusses dans ma vie pour me faire un peu d’argent de poche. Eh bien un jour j’ai pu m’offrir un radio transistor de poche, et ô miracle, la nuit, on captait même jusqu’à Montréal… Et c’est de là, ou des stations anglophones du Nouveau-Brunswick, que j’ai découvert, seule, Led Zeppelin, Black Sabbath, et je ne dormais plus la nuit pour pouvoir les réentendre. Ça me plaît beaucoup de songer à ça, le plaisir de la découverte hors des sentiers battus, sans qu’on me dise si c’était bon ou pas, c’était mes goûts et mes résonances. Bon, après, on se rend compte que d’autres aussi… et c’est chouette…. Angie, des Rolling Stones, hein, la 1ère fois que je l’ai entendu, quand ça te revire le ventre tout à l’envers (je le dis de la façon qu’on le disait à l’époque, parce qu’aujourd’hui, je sais dire de façon plus raffinée
)… Bon la nostalgie, ça peut être chouette, mais de nouveaux coups de cœurs, c’est la magie all over again! Arvö Part, c’est aussi comme ça. Pas précisément pour un dîner à la chandelle, par contre, ou alors ça signifierait que je suis au monsatère et qu’il y a panne de courant. Ah et les Rubrique-à-brac, découverts à 16 ans, génial!
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 3:56 pm
Tiens, je suis allé voir aussi Wiki sur Veuillot. En fait, les pages que j’avais feuilleté décrivait sa “société” idéale. Je me souviens vaguement d’une nouvelle sur un heureux mariage arrangé par un maquignon et un propriétaire terrien au cours d’une paisible promenade vespérale en des jardins séguriennement champêtres et rassérénants.
Parmi les lignes les plus touchantes, était le silence de la promise.
Ça vous plairait, ch’suis sûr !
Comment erre Jean-Balthazar — 06/12/2006 @ 7:32 pm
Qu’est-ce qui me plairait?? Le mariage arrangé, ou la nouvelle?? You bet, you! Et qui épouse qui? Le maquignon ou le propriétaire terrien?? Passke, ça expliquerait p’t'êt’ le silence de la promise-malgré-elle? Ah ça se doit d’être plus complexe et plus raffiné… cuz… it’s so French!!
But, but, but, plîîîzzz, tell me? Ne lui devrait-on pas cette grande littérature Harlequinienne à ce Veuillot qui, de seconde en seconde, me paraît toujours plus attachant??
Mais je devine votre réponse, déjà. Z’allez me dire que je fais de la projection, ou que je suis cynique, que je devrais encore croire en l’amour, heiiiiin, v’nez pas me dire que je ne frappe pas en plein dans l’mil’?!?
C’est Hrundi qui va être content, non? V’là du sapré bon matériau pour ses fabuleuses Aurores… Hein, j’ai de la graine de d’aristocrate en moi, non? Bobonne pour un maréchal-ferrant, mais le cœur noble comme du bon pain chaud est chaud, ou bon, c’est selon.
Par ailleurs, recommanderiez-vous la lecture de la Divine Comédie à une âme sensible telle que la mienne?? Vous voyez, vous avez toute ma confiance…
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 8:09 pm
Jean-Balthazar, il faudra que je vous fasse parvenir quelques pages de Léon Bloy sur Veuillot (qu’est-ce qu’il lui met !)
Ça vous amuserait.
Comment erre Pablo — 06/12/2006 @ 9:26 pm
Et vous venez écrire ça sous mon nez, Pablblblo?!?!? Non mais!!
Donc, vous aussi, Bloy? J’veux dire, déjà, y a Juan “le Stalker” Asensio, mais vous itou? Ouais, ouais, suis-je ignare…
Comment erre Marie Danielle — 06/12/2006 @ 10:27 pm
Ne lui en Veuillot pas.
Ouais, Bloy. Sûr. Moi aussi ‘faut que je me rattrape, à l’occasion.
La Divine Comédie, Marie-Danielle ? La Divine Comédie?
Mais La Divine Comédie, c’est tout un monde ! Tout un monde…
SI vous y entrez abandonnez tout espoir. Et en sortant vous danserez avec les étoiles.
Comment erre Jean-Balthazar — 06/12/2006 @ 11:26 pm
Aaah Flatun, quel besoin était-il de briser mon cœur déjà si abîmé?
Ainsi, ces pas miens, esquissés déjà, vous seraient apparus vulgaires et balourds?
Aaah, je vais aller dormir, avant que de battre mon cœur ne s’arrête;
Et s’il le devait, il aura déjà trouvé son lit.
(Pfff! même pas de proposition de lecture sous la tente, à la lueur douce de chants d’elles, pfff!)
Comment erre Marie Danielle — 07/12/2006 @ 12:18 am
//Donc, vous aussi, Bloy? //
Il y a pas mal de valeurs littéraires communes entre Asensio et moi. Bloy, entre autres, dont les idées peuvent laisser sceptiques (pas toutes en ce qui me concerne) mais qui est un écrivain colossal.
Jünger, Dominique de Roux, Bernanos. Vous avez lu Bernanos, Marie Danielle ? C’est bien autrement urgent que “Les bienveillantes”, croyez-moi.
Comment erre Pablo — 07/12/2006 @ 7:26 am
Marie-Danielle, enfin ! Voyons !… Qu’ai-je donc bien pu écrire qui provoque tant de douleur imméritée en votre petit cœur meurtri ? Vous dont les pages et les textes témoignent d’une si gracieuse joie de vivre (en français dans le texte)… Vous qui faites la preuve de la persévérance du bel esprit français en des contrées hostiles et périlleuses… Vous me voyez absolument navré qu’un propos mien ai pu suscité un si gros chagrin qu’aucune âme bonne ne saurait souhaiter à personne.
«Les Castelsot ont disparu, mais on sait qu’ils se sont ruinés, qu’ils ont quitté la France, et qu’ils allés refaire fortune en Californie. Le bruit a couru qu’ils avaient été pris par les indiens et masacrés. »
Consolez-vous donc.
Allez, tenez, réécoutez quelques un des MP3s mis en ligne par Milad ; vous saurez ainsi ce que l’on chante aux bivouacs de l’Occident de l’Orient, aux haltes des caravanes qui cheminent (parfois fort péniblement) sous le bleu royal de la voûte qui enchâsse le ballet des étoiles qui conduisirent l’Alighieri, Orient de l’Occident, celui-ci, au septième ciel et au delà.
Comme si vous y étiez.
Comment erre Jean-Balthazar — 07/12/2006 @ 9:43 am
Vous offrez à un autre commentateur et non à l’hôtesse de ce lieu, et en plus vous osez lui signifier qu’elle devrait faire certaines lectures plutôt que d’autres, z’avez un sacré culot, senor Pablo!!
(mais merci pour l’occasion d’écrire une tirade de ce genre
)
Sinon, dear, j’en suis à tenter d’organiser mes lectures en fonction du travail que je veux accomplir, tout en laissant une [bonne, large] part à l’incompressible nécessité qu’est celle du “délassement” sans but apparent.
“(en français dans le texte)” : this is too much!!
Donc, Flatun, je veillerai à verser à nouveau de l’absinthe dans votre verre à l’avenir. Pour obtenir de telles lignes, oh que si!
Les Castelsot : ah quel nom, n’est-ce pas! déjà j’adorais cette ironie subversive.
“Comme si vous y étiez.”
“Comme si vous y étiez.” ? Oui, mais toujours sans vous. Vous avez cru que je ne verrais pas que vous vous défiliez à nouveau?!?
Vous savez, je mords, mais ne dévore pas.
Bon, je vais aller voir si la citation et la caricature ont fait leur petit effet…
Comment erre Marie Danielle — 07/12/2006 @ 1:17 pm
//une tirade de ce genre//
Elle était très joliment envoyée. Je me suis baissé juste à temps derrière mes sacs de sable.
Comment erre Pablo — 07/12/2006 @ 2:22 pm
Z’avez le lien, pour la note des mp3s de Milad, Flatun ?
J’avais dû me rendre à la biblio du quartier pour les écouter, mais là je pourrais chercher si ça se trouve à la BAnQ. Grazie.
Comment erre Marie Danielle — 07/12/2006 @ 2:25 pm
Vos sacs de sable, Pablo?? Y aurait danger de crue des eaux chez vous??? Wait for SuperSandgirl, elle va vous “tirer” de là!
Comment erre Marie Danielle — 07/12/2006 @ 2:29 pm
www.miladus.org/wp/archives/category/arabica/sama/
C’était à l’entrée “Ya Leil”. Visiblement les sbires des droits d’auteurs (la fameuse et mystérieuse brigade DADVSI, tant redoutée) ont du passer par là pour vous priver de désert : les liens renvoient à la page d’accueil.
Mais vous saurez vous régaler des aphorismes Delphinoriens. Je compte bien, aussi que Pablo se plaise à explorer les catégories de ce site là.
Comment erre Jean-Balthazar — 07/12/2006 @ 7:02 pm
//SuperSandgirl, elle va vous “tirer” de là!//
Ben voilà, tiens, à l’occasion passez nous sauver. Quand vous aurez un moment, si vous n’êtes pas trop occupée (je ne voudrais pas non plus être dérangeant).
Ok, Jean-B., j’irai faire un tour. On vous racontera.
Comment erre Pablo — 07/12/2006 @ 7:29 pm
Est-ce le DADVSI, ou est-ce Milad, I don’t know, car chez Milad aussi les choses vont et viennent. En fait, si ce qui est apparu sur son blog récemment était - comme cela le semblait - une attaque virulente, peut-être est-ce ce qui a mis hors d’usage ces liens…?
Mais, Flatun, vous m’avez rappelé que j’avais coutume d’écouter assez souvent Radio Médi 1, quand j’étais à (maintenant je suis “dedans”, mais c’est plus la même…) l’[ad]versité. Je viens de passer y faire un tour et il semble que, de toute la musique qui était alors disponible à l’écoute, il n’y ait plus de traces. Par contre, certaines des émissions consacrées à la musique soufie et à la chanson arabe ou berbère paraissent disponibles à l’écoute. À l’époque (j’ai vraiment l’impression de parler d’une autre vie, pourtant ça date d’à peine 5-6 ans!), j’écoutais surtout la musique soufie, figurez-vous. Je dis “figurez-vous” tout autant pour moi… peut-être comprendrez-vous mes demi-mots si je dis qu’il y a des mises en veilleuse ou des “abandons” qui n’en sont qu’en apparence? Toutes ces perspectives font que, en plan parallèle, viennent de s’imposer à moi deux traces à suivre à propos desquelles écrire - qui ne seront pas exposées sur la toile, mais si nous étions en présence, je l’aborderais avec vous, Flatun (cela dit afin que vous sachiez que ce n’est pas par radinerie ou pour faire ma mystérieuse que je n’en pipe pas plus à l’instant / je pourrais bien vous courrieller, mais je demeure encore bien rétive à ce moyen et me résigne toujours assez mal à y recourir (à mins que ce ne soit assez vital) lorsqu’il s’agit de confidences ou d’échanges plus personnels - et là, à parenthèser, ça donne l’impression que mon propos serait essentiel et précieux, etc., pfff! Bon, si vous étiez mon voisin, je vous l’écrirais ce soir et vous le remettrais à lire dès demain, v’voyez?).
Sinon, sur Médi 1, j’ai fait une recherche, et il semble (ni le moteur de recherche ni les résultats ne font montre de raffinement des données) qu’il y a plusieurs émissions où il se pourrait qu’on ait fait tourner de la musique d’Adîb Al Daîkh. N’ai pas encore cherché s’il en irait de même pour Sabri Moudallal et Joudad Halibie, mais la BAnQ possède 2 DCs de Moudallal, et d’autres de musiques soufies que de ces trois là. Et pis faudrait que je jette un œil à mes mp3, parce que j’en avais téléchargé beaucoup, des musiques arabes, dans le passé.
Et je me régale toujours des aphorismes Delphinoriens. Quand ils se font rares, le vide se fait souvent sentir.
Pablo, z’avez besoin d’être sauvé vous zaussi?? C’est pourtant pas l’impression que vous me faisiez. Ben, j’veux dire, vous ne me semblez pas démuni. Mais le besoin de salut doit être entendu, je suppose, au-delà de votre personne, tel que le contiennent vos écrits. Je vais donc voir ce que je peux faire
…
Comment erre Marie Danielle — 07/12/2006 @ 9:40 pm
Très très bien, l’émission de Ahmed El Kheligh. Remarquable à tous points de vue.
Comment erre Jean-Balthazar — 08/12/2006 @ 8:16 am
Alors si c’est hautement recommandé…
Comment erre Marie Danielle — 08/12/2006 @ 1:40 pm
“Les Bougon” une arme? Bof, le ridicule ne tue pas dit-on. Quel dommage que l’image du Québécois moyen ne s’améliore pas à chaque exportation…
Comment erre Kate — 08/12/2006 @ 4:15 pm
Les Bougon, c’est un genre parmi d’autres, dans la production québecquoise, et je crois qu’il y a eu d’autres séries que celles-là qui ont été exportées en France, non? “Fortier” ou “La Grande Ourse”, n’ont-elles pas traversées l’océan (au moins l’une des deux, il me semble, je ne suis pas très au fait de ces choses).
Quant aux Bougon qui faisaient dans l’absurde subversif, je n’ai pas été réellement une adepte. N’en ai vu que quelques épisodes, et certains étaient fameux pour ce genre qui n’a généralement pas ma préférence. Peut-être est-ce que cela a choqué vos candides yeux de voir ce que l’on faisait dire et faire à des assistés sociaux? Ne les cachez-vous pas plutôt, chez vous? Comme si ça n’existait pas?
Et puis, Kate, on pourrait vous renvoyer le même constat, pour ce qui se rend ici, de la production française, aussi discutable qu’inégale. Rien que la récente série des Rois maudits : fabuleux costumes et décors, mais le jeu des comédiens, sauf exception, frôlait le minable. Devrais-je en conclure que les Français ne sont pas capables de mieux?? Je n’emprunte pas vos raccourcis…
Comment erre Marie Danielle — 08/12/2006 @ 5:40 pm
Kate, je suis désolée, j’ai pris pour acquis que vous étiez d’origine française, car me sont apparus assez rares les Québécois utilisant la plate-forme Hautetfort, ceci expliquant cela, de mon précédent commentaire. Ce qui ne change pas fondamentalement mon opinion quant au reste.
Comment erre Marie Danielle — 09/12/2006 @ 3:18 am
Qu’il soit du Québec, de France, d’Angleterre ou du Mexique, le programme “populaire” me déplaît… souverainement! La présentation “col bleu” ou “redneck” me fait rougir de honte. Plutôt que d’utiliser l’art visuel pour élever l’esprit, l’amener à une réflexion hors ses petites limites, on ramène l’idée supérieure, la grande idée vers le bas. Il n’est plus nécessaire pour la télé, le cinéma ou le théâtre de se foutre de la gueule du petit peuple; ça se fait tous les jours dans la rue, chez soi, etc. Même la littérature s’en est mêlée. Que reste-t-il donc?!
Comment erre Kate — 19/12/2006 @ 10:14 am
Ce constat est juste en bonne partie, Kate, toutefois je ne suis pas totalement convaincue que ce qui se faisait auparavant parvenait tant que ça à pousser un grand nombre de gens “à une réflexion hors ses petites limites”. J’aurais peine à juger du contenu télévisuel dans son ensemble, je n’ai pas le câble, et suis loin de regarder tout ce qui est présenté sur SRC, TVA, TQc et les autres. Par contre, personnellement, si je déplore la réduction d’émissions au contenu moins populaire, je ne suis pas prête à dire que ce contenu-là qui avait ma dilection contribuait à élever le niveau du plus grand nombre, puisqu’il ne s’y intéressait pas beaucoup. Un exemple : enfant, j’étais passionnée par Les beaux dimanches qui présentaient ballets, opéras, théâtre, etc., mais j’étais souvent seule devant le téléviseur, et je parie qu’il en allait de même dans les autres chaumières. Heureusement que ça existait, pour moi, mais ça n’est pas ça qui aura contribué à élever le niveau pour les autres. Alors, oui, pour le maintien - plutôt que la réduction qu’on ne cesse d’observer - d’un contenu culturel moins populaire, mais pour le reste… Les gens aiment à se distraire, qui peut juger de ce que ça ne leur est pas nécessaire? Je veux en venir au fait que la question déborde le seul contexte télévisuel ou cinématographique : les conditions de travail se sont détériorées, la paupérisation va croissante, etc., alors si c’était l’inverse, le besoin de distraction et de détente serait moins élevé. Pour qui n’a pas de vue globale du monde et pour qui n’a pas conscience de la manière dont les ficelles se tirent, l’exigence de contenu qui remet en question et élargit sa vision, cette exigence-là est quasi absente. Et le rouleau-compresseur de l’uniformisation poursuit son “œuvre”, dans toutes les sphères de l’activité humaine. Comment le contrer?
C’est pourquoi je ne suis pas prompte à jeter une série comme les Bougon ou Virginie, pour en retenir deux qui sont populaires, car elles “divertissent” tout en “éduquant”, ou en suscitant certains questionnements. Mais, et l’école, et la presse, et les décisions gouvernementales, et…???
Comment erre Marie Danielle — 19/12/2006 @ 6:01 pm