02/12/2006 11:10 am
Aucun art ne peut s’expérimenter
par les seuls processus intellectuels.
L’expérience est
infiniment plus complexe
- le sujet doit être ému
de façon subconsciente.
Présentez quelque chose qui
ne se réduise pas à de simples objets.
L’être humain est fait
de processus chimiques et
de processus métaphysiques. L’être humain ne vit vraiment que s’il prend conscience de l’artiste et du créateur en lui - de son engagement artistique envers tout ce qui constitue la vie.
Propos de Joseph Beuys, artiste conceptuel allemand.
Œuvre Nerves No 14, de Betty Goodwin, dont Beuys est l’une des muses.



merci de nous rappeler qu’il était capable d’une belle pensée et d’une belle oeuvre, parce que même si je dois me faire traîter de tous les noms et si c’est ma génération qui les a lancées, si j’en comprends les raisons, j’ai toujours eu du mal avec les “actions” sacrément dérangeantes souvent mais surtout extraordinairement futiles (opinion personnelle qui n’a bien sur pas à interférer avec les décisions et choix d’un artiste)
Comment erre brigetoun — 02/12/2006 @ 11:27 am
Brigitte, je ne te suis pas tout à fait, et j’ai l’impression que c’est dû au fait que tu assumes que je connais l’art de Beuys? Si tel est le cas, je doi sdire que non, que c’est à travers un livre consacré à Betty Goodwin que je découvre son existence. Mais avec ce que tu laisses entendre - malgré que je ne le saisisse pas bien -, je crois comprendre que son art était provocateur? Je vais devoir chercher, tu as piqué ma curiosité…
Comment erre Marie Danielle — 02/12/2006 @ 4:11 pm
Eh ben… sur Wikipédia, et sur un site qui lui est consacré (en allemand), et encore là. Il serait donc dans la veine de Dada et de Fluxus ?
Comment erre Marie Danielle — 02/12/2006 @ 4:22 pm
Pour moi, le meilleur de Beuys, ce sont ses dessins sur papier, très bien représentés au Gegenwartmuseum de Bâle. Pour le reste, je reste froid à la métaphysique, tiéde à ce qui est révolutionnaire, pour la bonne raison, que le regardant doit avoir la liberté d’interprétation. Beuys est aussi l’Allemagne qui se reconstruit après le passage de Herr Hitler et son gang, ne pas oublier que pendant 12 ans, la modernité fut castrée en Allemagne.
Il y a en effet beaucoup d’humour chez Beuys, dommage que chez beaucoup de ses admirateurs, il y est un tel besoin de tout intelectualiser, de tout politiser, en bref de se prendre tellement au sérieux, de rendre ennuyeux ce qui vaut un autre sort. Bon, Beuys était parfois indigeste, une sorte de Knödel sans sauce.
Comment erre Thierry Kron Traube — 03/12/2006 @ 5:35 pm
C’est étonnant, je suis à lire des Interventions de Houellebecq regroupées en un recueil, et voilà t’y pas que lui aussi évoque Beuys.
Dites, Traube, est-ce que vous voulez dire que toute œuvre doit être apolitique, areligieuse, aculturelle, etc.? Ou alors c’est l’artiste qui devrait l’être? Non, ce n’est probablement pas dans cette direction que vous pointez en disant que l’œuvre doit laisser la liberté d’interprétation au regardant. M’enfin, le regardant est toujours libre d’y voir ce qu’il veut, dans une œuvre, non? La liberté, ce n’est pas d’abord une affaire personnelle? Qui vise à être libre regardera d’autant plus librement, non?
Quand vous évoquez ce besoin de tout intellectualiser et tout ça, je me demande si vous n’entendez pas par là que l’art ne devrait pas être instrumentalisé?? What, what, what did you mean by all that, dear??
Comment erre Marie Danielle — 04/12/2006 @ 3:21 pm