02/11/2006 3:04 pm
Précisons, dès le départ, que la dénomination de cette note, Muse 101, n’a rien à voir avec la loi québecquoise du même nombre, mais tout avec ces cours d’introduction à une matière (noble, de préférence). Par contre, les nerds, I’m sorry, mais y aura pas de dessins. Que du grand Art.
Il sera chic et de bon goût de se placer illico sous l’égide du conducteur des Muses, et j’ai nommé leur bien-aimé musagète, Apollon (tableau ci-contre : L’Apollon musagète est-il à nos coeurs saprophyte? (c) di Brazza). Cela dit, le temps étant nu et fou, notre Apollon moderne se démène comme un diable dans l’eau bénite, affairé tout autant aux fours qu’au moulin, puisque sa bobonne s’est émancipée. Eh ben oui, devant désormais veiller à éviter le surmenage, les dieux sont devenus candidats susceptibles de burn-out. Le temps est nu et fou, que j’vous dis!
Mon intention originelle était sans péché aucun, je comptais vous entretenir de mon expérience en tant que muse. Oui, je devine votre surprise, vous voilà les yeux tout grand écarquillés, mais c’est pourtant la plus stricte vérité : moi, une pure nobody, muse. Indeed! Et il m’en a coûté…
Il arriva donc qu’un jour, l’on s’empara de moi. Je ne m’y attendais guère, Anne, ma sœur Anne, n’ayant rien vu venir. J’ai d’abord cru qu’on se moquait de moi, mais ça, ça c’est plutôt produit avec la débandade finale, car, soyons claire, ce sont effectivement d’hommes dont je fus la proie.
Tout gentillets et affables en première approche, ces messieurs (auxquels se sont éventuellement joints quelques dames), ont fini par se montrer voraces… Jaloux, vindicatifs, narcissiques, misogynes, désespérés, pervers : name it, j’ai eu droit au menu complet. J’ai survécu, mais ce n’est pas sans peine de morts symboliques successives exécutées par le serial killer en chef!
On m’a donc traînée dans la boue, violentée, défigurée, moquée, sans ménagements. On m’a volée, itou. Ouais, parce que faut pas vous imaginer qu’être muse, c’est payant ou que vous avez droit à de la reconnaissance, hé ho wake up and smell the coffee! Au moins les nègres, eux, reçoivent une rémunération minimale pour services rendus, rogntûdjû!
Dans une certaine perspective, ça peut me faire du bon matériel pour l’écriture. Quoique au final, ils ne m’ont jamais fait éprouver que du connu. De l’archi-connu, même! Rien pour m’inspirer un super héros, quoi. Mais, l’époque n’en pinçant que pour les anti-héros, le glauque, le sinistre, l’horreur et la déréliction… Grands dieux! Houellebecq n’a qu’à bien se tenir, ôtez-vous de d’là, me v’là qui passe!! M’en vas tout râfler l’Épris!
Bon. Où en étais-je? Ouais, Muse 101… Je crois que je n’ai pas la vocation pro-fesse orale, hein? Aussi bien en profiter pour continuer à jongler avec les Muses. Comme on sait, dans la mythologie antique, on en comptait neuf. Elles présidaient aux arts libéraux. Mmm… je me demande bien qui, dans mon univers, pourrait être associé à chacune d’elles?? Let’s see…
Dans le rôle de Thalie, Muse de la comédie? Hrundi, of course, nul autre! Hrundi et
ses histoires coquines, contrepétant à qui mieux mieux. Le maître des jeux de mots, there’s no contest!
Quant à la Muse de l’histoire, je ne peux songer aussitôt qu’à Milad, historien du religieux. «Greffier de l’âme», a écrit Paul Claudel au sujet de Clio, «Ô observatrice, ô guide, ô inscriptrice de notre ombre !» À la bonne vôtre, Milad!
En tout bien tout honneur, je me dois de reconnaître Calliope en Pierre Assouline. Pour son éloquence et son esprit, et pour son cœur à l’ouvrage.
Muse de la poésie héroïque, demandez-vous? Si, si! L’écrivain-blogueur est un poème qui reste stoïquement impertubable devant tous mes assauts et transports, alors…!! Son espace m’est atelier d’apprentissage de l’écriture, et bien plus encore. Mais je m’engage publiquement à cesser de faire de sa pomme mon objet de prédilection. Mister Passou, mon-petit-pain-d’orge-et-de-sucre, j’vous lâche les baskets à compter d’aujourd’hui!
Qui d’autre, pour sa polyphonie, que my Traobé (à droite), en Polymnie, Muse de l’art d’écrire
et de la pantomime? Le volubile et inénarrable Traube, personnage haut en couleurs, l’une des stars sur le blog de Mister Passou… Un grand coquin, si vous voulez mon avis.
Rien de plus contrasté que d’y opposer Melpomène, la Muse de la tragédie, Juan Asensio lui-même. Le Stalker traque le Mal, hurle sa colère et fait entendre la lancinante plainte mélancolique de l’Être en quête d’Absolu. Aussi Loup aux dents longues et acérées. Séduisant, non?
Il hante silencieusement ce lieu, sans plus laisser de traces, mais la plume
de ce Loup Voyant a tout le feu et la fougue qu’il sied pour incarner Érato, élégie des cœurs affamés - dont le mien - qui font Boum! Boum! comme lui sait faire Pan! Pan! Touchée, la cible!
Marcheur immobile, lui aussi invisible la plupart du temps, Zénon n’a de cesse de nous entraîner à sa suite dans son exploration de l’univers. Muse Uranie, donc, qui scrute les cieux et ses astres, et fréquente les hautes sphères métaphysiques sans grand bruit.
Z’aurez remarqué qu’il ne s’est agi, jusqu’ici, que de mecs. C’est la revanche de l’Espiègle! Par ailleurs, si jamais vous trouvez que ma plume a des défauts, sachez que ça ne dépend jamais que d’eux… Ouaip, les siècles à venir nous indiqueront si les hommes savent aussi bien y faire, en Muses, que les femmes autrefois!
Plus que deux, mais cette fois, j’ai cherché ailleurs qu’au Jardin des fleurs
blogosphériques. Terpsichore, ma Muse de la danse, ça ne sera jamais que la fabuleusement émouvante Margie Gillis. Love, always.
Muse Euterpe, Arvo Pärt et sa musique. Découverte encore assez récente, échos de l’indicible qui nous traversent, nous ravissent et nous élèvent.
Tout n’a pas été dit, tous n’ont pas été nommés vers qui je me tourne constamment pour aller boire à leur source, mais qu’à cela ne tienne, j’agite mes grelots en espérant qu’ils tintinnabulent dans l’enchantement et vous salue tous, vous qui faites valser mes heures…



Marie Danielle, je vous ai négligé ces temps derniers et croyez bien que je le regrette, ô combien. Mais j’étais dans quelques tourments professionels qu’il ne convient pas d’exposer ici. Marie Danielle, je vous aime, marions-nous, oui là tout de suite. Fernand, me tient gourdement la traîne, l’abbé est déjà là, la bure qui bosse au mauvais endroit. Assouline et Traube dans leurs ravissantes aubes d’organdi entrechattent dans l’allée, nous précèdent, à petits coups hystériques de lancer de pétales (de roses). On est bien. Marie Danielle, je vous âme, marrons-nous, oui là tout de sui… Fernand, tu pourrais me rendre le “i”, s’il te plaît, j’ai la dernière phrase qui bancale.
- c’est pas moi patron, c’est Aurore qui l’a pris.
- Bon alors, si on peut plus musarder tranquile.
- Bon, je me retire avec simplicité. Mais la muse ce soir est Marie Danielle.
-
Comment erre Hrundi — 02/11/2006 @ 4:14 pm
Vous faîtes un noeud au noeud, ma mie!
Drôle de tableau, quand même que vous avez choisie, un linguam mis hors d’utilisation, autant la castration, le coup de scalpel, vous nous faîtes mal, rien qu’en regardant, c’est pas chrétien!
Le tableau est de di Brazza, merde alors!
Comment erre Thierry Kron Traube — 02/11/2006 @ 5:15 pm
Rôô, Hrundi, allier à votre demande en mariage la vision d’Assouline et Traube en aubes d’organdi et entrechattant, diable de tentateur! Moi si coriacement libre et désireuse de le rester, vous faites fondre toutes mes résistances… Aaahhââmez-moi de toute votre soul machine, consumâtez-moi, herr professorr!! (Vous pouvez pas prétexter un voyage d’affaires pour un week-end, auprès d’Aurore??) (Ah, et pis je vous réserve une surprise pour très bientôt!)
Hein, my Traobé, l’est superbe, le di Brazza, non? Un mec qui peint un tel tableau, ça nous exonère, nous les femmes, de toute velléité castratrice. Je trouve ça singulièrement jouissif, moi, pis je comprends pas pourquoi pas vous?!? (rien qu’entre vous et moi, Thierry, n’empêche que je compte conserver mon penchant “mante religieuse” pour Juan…)
Comment erre Marie Danielle — 02/11/2006 @ 7:37 pm
où as tu vu que les muses peuvent s’approprier quoi que ce soit pour leur création personnelle ? Elles sont muses point final. Une fois qu’il leur est arrivé tout (ou partie quand même !) de ce que tu énumères, elles peuvent repasser les chemises d’Appolon, veiller à ce qu’il ne soit pas dérangé et s’occuper de sa promotion s’il les y autorise.
Comment erre brigetoun — 03/11/2006 @ 9:29 am
Ah, Brigetoun, imaginer Traube, Stalker ou Passou en train de repasser les chemises d’Apollon, quelle belle vision que voilà! Mais je pense tout de même que les hommes Muses restent des hommes… alors c’est sûr qu’ils vont se conserver au moins une partie du lot créé, ne serait-ce qu’en douce, loin des yeux du musagète, hein! Z’ont l’habitude de cacher des choses, non? Depuis que le monde est monde, non?? Mais peut-être crois-tu vraiment qu’ils soient capables de plus grande oblation que ce qu’on imagine?? Quoique, si on n’imagine pas mieux, ce doit être qu’ils n’ont pas bien faits leur boulot, ces Muses…? Allez, Brig’, fortifies ma foi!!
Comment erre Marie Danielle — 03/11/2006 @ 10:24 am
Je passe en coup de vent te dire Bonjour et te remercier de tes bons mots à mon égard.
Z
Comment erre zenon — 03/11/2006 @ 1:01 pm
non à vrai dire, j’allais ajouter que je n’étais pas sure que j’aurais choisi les mêmes personifications pour les muses ! Et en réalité j’avais une pensée pour deux filles que j’ai connues
Comment erre brigetoun — 03/11/2006 @ 2:58 pm
Douterais-tu du potentiel de certains des membres de ma sélection, Brig’??? Seraient-ils de mauvaises graines? Ou alors tu as des réserves sur le type de fruits qu’elles permettraient d’engendrer (en prenant pour acquis qu’ils le puîssent)?? Ils ne seraient pas de bons biscuits d’accompagnement pour ta cup of tea? Trop amers? Trops acides? Imbuvables?
Not to get troubled by those questions, Brig’. Been there, done that. Not worth it. Life is too short. Et les pantalons, trop longs.
Et puis, vive les kilts !
—> Bonjour Zénon!
Comment erre Marie Danielle — 03/11/2006 @ 3:42 pm
Une surprise ? Diable…
Comment erre Hrundi — 04/11/2006 @ 2:03 pm
Oui, une surprise. Et qui sait, peut-être permettra-t-elle l’amitié entre Aurore et moi…??? (je dois la rassurer à mon sujet, hein)
Comment erre Marie Danielle — 04/11/2006 @ 2:35 pm
re diable
Comment erre Hrundi — 04/11/2006 @ 2:46 pm
Merde, ce n’est pas mon meilleur profil… Je me préfère (façon de parler n’est-ce pas…) là, en lien…
Vous connaissez les moeurs, pendables, des mantes religieuses avec leur partenaire du moment, hein ?
J’ai pas la vocation d’un Baptiste même si j’adore prêcher dans le désert…
Assouline-Soupline : mais enfin bordel de Dieu, comment peut-on reconnaître un quelconque talent d’écriture à ce, ce… ce… ce journaliste (dans ma bouche, c’est l’insulte suprême…) ?
Comment erre Stalker — 05/11/2006 @ 5:20 am
Juan, grand vaniteux, avouez-le, vous aimez bien mon spiegel talk’n stalk, non?? En tout cas, il me plaît bien, à moi, de vous voir râler, surtout si c’est de mon fait…
Dommage que vous n’ayez pas la vocation d’un Baptiste, je me sentais presque celle d’une Salomé. Oh darn!
Et quel jaloux vous êtes! Veillez à ne pas trop hypothéquer votre crédit tout de même. L’instabilité des cycles boursiers ne vous a pas instillé un brin de sagesse? Vous savez bien : tout ce qui monte redescend…??
Comment erre Marie Danielle — 05/11/2006 @ 5:37 am
“Et, comme si l’auto-célébration n’avait décidément plus aucune limite…”
Ah celle-là, vraiment, c’est la meilleure! Bon, là je vais faire dodo, retournerai plus tard pour faire la tournée de ces liens recensés pour votre gloire (c’est vraiment intéressant? bicoz, and you probably have noticed it by now, j’aime pas perdre mon temps, hein??), mais d’ici là, permettez-moi de rigoler : “comme si l’auto-célébration”, “comme si“???
Comme ci, comme ci , comme ci, comme ça…
Emfin, je crois que je vais finir par vraiment me ranger du côté de Passou, dans sa préférence pour le biais. Parce que, vous et moi, avec nos natures frontales, it’s very very risky…
Comment erre Marie Danielle — 05/11/2006 @ 5:50 am
Bon je n’ai pas de lien à mettre concernant une note qui reprendrait l’ensemble des entretiens qui m’auraient été offerts
Je blague. Me v’là en d’ssous du stalker, aïe, ma foi, ça ne me déplait pas, bien que par trop réactionnaire pour moi, il me semble que ce que fait ce loustic est d’une qualité remarquable, et que s’il n’y avait que des types comme ça sur/dans/sous cette toile, on aurait de vrais enrichissements au lieu de ce qu’on peut voir chez assouline, sur lequel je partage assez l’avis de stalker, encore… Une boucle.
? En ne venant que mutique, chère Maridan’, tu peux alors bien voir que je ne suis qu’un…
Par ailleurs, du merci pour Erato, “plaisir d’offrir” (comme il y avait inscrit sur les boîtes en carton des babioles à gagner aux tirettes des fêtes foraines) réciproque, le silence n’est que pour éviter là-bas de montrer une vaine colère comme celle d’un stalker, ici parce que je manque de temps dans des proportions gigantesques et que je m’en verrais réduit à des commentaires de salutations, certes sincères, mais mieux vaut rien que trop peu, il me semble… Et puis qui suis-je, hein ? Un, ou deux ou trois ou tous
Pour finir, ayant fermé mon pan! aux commentaires, je ne me vois pas squatter ceux des autres pour tirer à moi les petits enfants, pur calcul, pouah ! Suivre son chemin. Souvent en silence. Souvent, aussi, se taire est un bel hommage à l’époque des bavardages quand on laisse sa trace et montre donc, sans que ce ne soit à aucun moment un fait de volonté fate, sa fidélité, son intérêt qui ne se dément pas.
Et puis il y a aussi que le caractère public des commentaires me gêne, que le caractère privé des conversations par correspondance ne vous sied guère, si je ne m’abuse, ce qui, convenons-en, mène dans une blanche dead end street.
Et puis, et puis, et puis, me voilà en justification à réagir à un hommage-poignard, raaaah !
j’ai soif, merde, abreuvez !
Comment erre md — 06/11/2006 @ 6:24 am
Sur un air connu :
« Les loups sont sur Espiègleries
Les loups
Les loups!»
Il y a plusieurs semaines que je jonglais avec l’idée de vous réécrire, dear, même qu’en écrivant à cet autre loup tout récemment, je songeais à vous et aurais pu vous confier mot pour mot mes dires… Vous seriez frères d’âme que je n’en serais point étonnée; frères d’armes, là y a variété
Vrai que ma correspondance est généralement réduite. Pour certaines raisons que vous connaissez déjà, mais également pour cause de forfait internet limité (ce qui devrait changer autour de février 07). Par ailleurs, ne prisant pas beaucoup les échanges vides, écrire un courriel pour moi est analogue à écrire une lettre : j’y mets du temps et mon cœur. Ça oblige parfois à la parcimonie, quand on n’est pas Dieu. Mais, un Passou, un Stalker ou un Pan! ne comprennent peut-être pas ça tout à fait, puiqu’ils graphomanent plus vite que leur ombre!
Bises.
Comment erre Marie Danielle — 06/11/2006 @ 6:58 pm
Pomme Secrète : y a des loups masqués aussi. Z’ont beau changer de nom, je les reconnais à l’odeur. Au bal costumé, l’un de leurs rôles est de casser du sucre sur mon-petit-pain-d’orge-et-de-sucre. They’re all so sweet, it’s too much!! Un café, avec ça??
Comment erre Marie Danielle — 06/11/2006 @ 7:53 pm
Oh la la, c’est pas trop mon genre, sauf peut-être une fois, deux… Pas plus. Non, que je me souvienne avoir posté un petit quelque chose sur le blog républicain des bouquins, c’était il n’y a pas si longtemps, c’était signé, pas masqué pour un sou, et puis je lui reprochains rien, au petit pain, c’était la litanie des avis qui m’horripilait, bref, pas un passe-temps, quand j’écrivais que le temps, en plus d’une connection maison, me manquait, je confirme. Cela étant écrit, un petit café sans sucre s’accomodera parfaitement du vil cholesterol, un serré alors !
Comment erre md — 08/11/2006 @ 6:35 am
I see! said the blind. Ces derniers temps, j’ai beaucoup moins participé moi itou. Le fil des commentaires ne me passionne plus comme avant, je glisse très vite sur un bon nombre. Je compte m’en tenir de + en + aux notes de PA à l’avenir, et selon les sujets, parfois commenter. Comme j’ai fait pour le Goncourt.
Je compte relire quelques-uns de tes courriels antérieurs et, après réflexion, te réécrire. Le tout étant sujet aux aléas de mon état de santé, toujours. Ciao!
Comment erre Marie Danielle — 08/11/2006 @ 1:53 pm
Il y a longtemps, dans un documentaire qui parlait de torture au Chili le commentateur a évoqué les testicules serrées dans un étau et j’ai poussé un cri horrible. Tout ce qui porte atteinte à ma masculinité, à ma mâlitude, m’est insupportable et donc j’ai souffert en voyant ce pauvre pénis noué. Puis j’ai réfléchi et je me suis dit que jamais le mien ne pourrait subir un sort semblable simplement parce que ses dimensions ne le permettraient pas. Il faudrait qu’il mesure – au repos ! – un bon pied (30,5 cm environ) pour le torturer de la sorte. Pas besoin d’un mètre à ruban pour savoir que le mien n’en est pas là. Et tant mieux parce que pour le lever il faudrait un bon demi-gallon (britannique) de sang et le centre de commandement serait en panne, nous ne serions plus que des bites. C’est ce que pensaient les féministes des années 70, de véritables talibanes qui, pour certaines saluaient par cette jolie formule pleine de tendresse et poésie: “Ça va la bite?” J’en ai revu une par le plus grand des hasards il y a quelques années. Assise en face de moi dans l’autobus, convertie à l’islam et couverte d’une housse noire qui ne laissait voir que son visage encore jeune. Elle avait épousé un musulman et sa relgion, et la tenue, me disait-elle c’était par solidarité avec ces jeunes collégiennes qu’on voulait interdire d’école à cause de leur voile. Je n’ai pas discuté, je n’en croyais pas mes yeux. Un peu comme si un anar était devenu CRS.
Comment erre Lazarillo — 11/11/2006 @ 6:56 pm
“Ça va la bite?” ah, pour être peau et tique, ça l’est! Je n’avais pas eu connaissance d’une telle formulation, je la trouve aussi marrante que la subtile et respectueuse “Très beaux, tes chandails!”, à l’endroit d’une femme.
Il n’y aurait que di Brazza pour dire ce qu’il voulait illustrer, mais si l’on considère la grosseur et la forme de la tête de son Apollon…
Ayant travaillé auprès de personnes atteintes de déficience intellectuelle, je me souviens d’un des bénéficiaires dont le pénis pendait quasiment jusqu’aux genoux (cela ne figurait tout de même pas en tant que handicap, dans son dossier médical
). Il était atteint de déficience profonde (je n’en tire aucune conclusion, et puis les autres étaient plutôt “normalement équipés”, alors…), mais je peux toutefois vous assurer que c’était un sacré joyeux luron dont le plaisir était de ficher des coups de pied (légers, quand même) aux co-résidents de son unité.
Si votre histoire de talibane est plutôt désolante, elle me rappelle une jeune femme rencontrée à l’université début 2000, elle-même issue d’une secte s’apparentant aux Amish, dont on peut croire qu’elle avait dû s’échapper (nous n’avons jamais abordé le sujet), et qui s’est mise à porter de + en + souvent le voile sous prétexte de ne pas vouloir heurter ses ami(e)s musulman(e)s. Au début, c’est lorsqu’elle allait manger à leur restaurant, puis ça s’est étendu à un port presque journalier à l’université même. Peut-être s’est-elle finalement convertie, car à l’époque nous commencions à penser que c’était une démarche qu’elle avait entreprise.
Dans tous les cas, il se trouve que je suis pour l’autodétermination, mais il s’avère que c’est souvent plus un terme à atteindre qu’un point de départ. Et, tiens, why not, peanut?, pour reprendre l’une de mes paraphrases, celle-ci de De Beauvoir : “On ne naît pas homme, on le devient”. Idem pour l’être humain, berceau de toutes les identités secondaires…
Comment erre Marie Danielle — 11/11/2006 @ 7:57 pm