N’espérez pas rattacher l’infidèle.
Aimez sa vue de chatte derrière
                                 sa voix lointaine,
Ses toilettes ouvertes,
                                 son impudeur rayonnante,
Noyau tendre que la boue presse
                                 sous la rafale des troupeaux.
     
D’un désert de primeur et d’artères
Elle commande aux sans racines
De se peindre
Pour s’alourdir.
Elle souhaite et appréhende
                      le risque en se berçant
                                  de troubler sa mémoire.
Elle voit maigrir les oiseaux inquiets.
     
     

Nous nageons vers l’écueil en forme de paupière.
     
     
Les coteaux s’attiraient.
Aux tuiles de la nuit                                              
les chauve-souris détachaient leur dentelle.
Le viol d’une pâleur de duvet                                 
s’est posée sur la blancheur de la nappe.
L’obscur geôlier de mon sang a grelotté.
L’autre a serré.
Le ciel s’est déplié.
L’ovale de la clairière était doux.
Nos dents ont couvert la voix des cloches
Jusqu’à la craie.

     
     
     
     
(Fichtre ! j’avais omis de dire que ce poème est un extrait de René Char, Dans l’atelier du poète.)