31/07/2006 7:04 pm
Oh oh ! Mes yeux guetteront ardemment l’horizon…
Un nouveau blog consacré à Nicolas de Staël.
Promesses d’inédits ?
Stand still, my soul, stand still…
(Mon titre peut paraître osé, mais il n’exprime que mon sentiment de proximité avec ce que je connais et sens qui émane de l’univers de De Staël. Sans vouloir offenser les siens ou des proches en aucune manière.)




Il y a sans doute là une dimension qui m’échappe. J’ai beau essayé, ses oeuvres me laissent complètement froid. Pire! Je n’y vois strictement rien.
Comment erre Daniel — 31/07/2006 @ 8:46 pm
Serais-tu en train de m’annoncer que tu es daltonien ??
Cela dit, comment peux-tu dire “Pire !” ? Si ça ne te touche pas, c’est que ça n’a pas été peint pour toi (tu crois que Passou serait fier de moi en lisant ça ??) !
Comment erre Marie Danielle — 31/07/2006 @ 9:28 pm
Pire parce qu’à la limite, on peut comprendre la démarche d’un artiste sans pour autant y trouver son compte. Les exemples sont nombreux en ce qui concerne les écrivains. Mais dans le cas qui nous intéresse, non seulement je ne vois rien d’intéressant dans ces tableaux, j’ai aussi l’impression qu’il n’y a, oh sacrilège!!! justement rien à en dire.
Mais je concède que je suis moi-même assez nul en ce domaine. Cet art m’échappe très souvent, je le répète. Je suis prêt, toutefois, à faire amende honorable, et je promets de me pencher sur son cas. Qui sait? J’y prendrai peut-être goût.
Allez! Assez de mots pour l’instant. Je retourne à mon jardin. Les vacances sont faites pour ça, après tout.
Comment erre Daniel — 01/08/2006 @ 12:06 pm
Eh ben tu vois, Daniel, parfois je voudrais être capable d’une approche plus raisonnée (au sens où elle s’appuierait sur des connaissances théoriques du dessin et de la peinture, voire de la photographie ou de la sculpture, et même de la littérature). Je le voudrais pour pouvoir mieux saisir, mieux cerner le “comment” du travail de l’Artiste. En même temps, je craindrais que ma réceptivité à leur oeuvre, ou, en fait, les impressions qu’elle me fait, me fuient avant que je n’aie pu les éprouver très nettement. En réalité, je cherche à protéger le surgissement de ce qui sera éveillé en moi par ce qui viendra de l’extérieur. Mais je n’aime pas en rester là, et c’est à ce moment-là que la connaissance de l’art pratiqué par l’Artiste pourra me faire, plus ou moins cruellement, défaut. Autre lacune, je me détourne souvent trop rapidement d’une oeuvre qui ne m’interpelle pas dès le premier regard. J’ai appris qu’il y avait des modes d’appréhension du réel radicalement différents du mien (ben… quasiment autant qu’il y a d’êtres vivants !) et suis maintenant bien plus ouverte à les découvrir.
Staël disait « On ne peint jamais ce qu’on croit voir, on peint à mille vibrations le coup reçu, à recevoir… », et devant ses œuvres, ce sont ces vibrations-là que je reçois. Alors forcément, son art me faisant pareille caisse de résonance, je m’attache à mieux le pénétrer, pour voir et distinguer ce qu’il y a “de lui en moi et de moi en lui”, oui, mais aussi au-delà. Bien au-delà. AU-DELÀ. Alors j’y viens, m’en éloigne, y reviens. Très heureuse quand je découvre que d’autres s’y sont collés déjà, ou s’y collent encore.
Entékâ, stay tuned if you may, car l’art de De Staël est un thème à récurrences ici, et, sait-on jamais, peut-être que les mots que j’accolerais encore à ses oeuvres produiront avec elles des impressions sur toi qui finiront par te faire entrer dans ses dimensions ?
Comment erre Marie Danielle — 01/08/2006 @ 2:15 pm