Pas question de plomber vos vacances. Ça le ficherait mal, d’amorcer mon retour avec un sujet lourdingue. J’vous ai pas habitué à ça, hein, amis lecteurs ?? But, the question is, precisely, compte-je toujours des lecteurs après cette longue absence ?? C’est vrai quoi, vous pourriez m’avoir “flushée”, voire enterrée. Mais, comme la photographie ci-contre l’illustre, vous ne pouvez pas faire disparaître une espiègle comme vous voulez, nan nan, car elle serait bien capable d’aller vous tirer les orteils durant la nuit…


     La blogosphère aura continué à tourner sans moi. Quoique mon absence n’aura pas été totale. Quelquesuns pourraient même avancer que j’aurais squatté leur espace sans vergogne. Sans vergogne, mouahhh ?? Allons donc ! Bon, suffit de ma comédie, comment allez-vous ? La vie est belle ? Votre petit train-train va loin ?


     Mon mien de petit train-train ne roule pas encore rondement. En fait, j’en suis toujours à procéder à la remise sur ses rails de ma locomotive. Pour tout vous dire, son état n’est pas encore parfait - i.e. pas “pleinement fonctionnel”, mais la vie a vraiment recommencé à ressembler à la vie. La survie paraît s’être taillée d’autres quartiers. Pour le moment, du moins, hein, car, as you already know, nous ne sommes jamais qu’en sursis… Alors, surseyons fermement.

     Y aurait des tonnes de choses dont vous parler là, tout de suite, mais on ne peut pas tout faire en une fois, en une reprise de contact. Ah si je l’avais pu, je vous aurais mis cette musique-là, de Claude Léveillée, justement intitulée Contact. Vous dirai-je l’émotion qui m’a étreint hier alors que, à la suite d’un rendez-vous (pas galant, le R-V, médical), m’est remontée du cœur les mélodies au piano tant aimées de cet album de Claude ? Une éternité, depuis que je les ai écoutées, ma table tournante m’ayant lâchée y a environ 2 ans. Eh bien elles étaient en moi, entières, douces et mélancoliques, touchantes. Moment de plénitude. J’aime Claude Léveillée. D’ailleurs, je lui ai déjà dit. Avec ces mots-là. « Je vous aime », lui a-je déclaré un soir, après son spectacle, alors qu’il recevait ses fans. J’avais… mmm… 24-25 ans ? Ça fait un sacré bail en tout cas. Il en avait été un peu estomaqué. Puis avait dit : « Merci, merci bien. », en me serrant la main chaleureusement. Amoureuse de l’âme de l’Artiste, j’étais. Et suis encore. Je vais devoir trouver rapidement à réécouter ces albums vinyle que j’ai, le double, en particulier, celui de 1976, à la Place des arts, où il chante la Froide Afrique, Ce matin un homme, Adagio pour une femme, etc. Et La peinture, un texte de… je ne me souviens plus de quel poète il s’agit, Claude Péloquin ?


     Vous croyiez vraiment que j’en resterais là de mon léger babil ? Of course, il est bien permis, voire fortement recommandé, de prendre du bon temps, dans cette vie pleine d’emmerdements. Un de ceux-là, à ne pas négliger, parce que lui ne vous fera pas de cadeaux, c’est de ne pas garder sa tête dans le sable. Même sur la plage, c’est pas conseillé, c’est dire ! Alors, je reprends ce commentaire laissé chez Big Pic un peu plus tôt aujourd’hui. D’ailleurs, faut aller y lire les coms subséquents qui en discutent. Comme je l’ai écrit là-bas, c’est une brèche que j’ouvre, que j’entaille à peine. Un sujet inépuisable, aux multiples aspects. Ma brèche, minuscule, est évidemment insuffisante à circonscrire son ampleur. Mais on est ici pour jaser, discuter, réfléchir…

« Flatun, je pratique une brèche dans votre commentaire, l’actualité récente m’y pousse. Ainsi, demanderais-je (en général, Flatun, vous n’êtes pas particulièrement visé) : “entre adultes consentants”, oui, mais l’est-on, adulte, parce qu’on a atteint l’âge légal pour pratiquer la bagatelle comme on l’entend ? On doit assumer que oui. Z’avez entendu parler de ce parti pédophile néerlandais ?

Cliquer ici pour lire l’article paru dans le Figaro.

Nouvelle, sinon sidérante, abracadabrante.

« Nous sommes environnés de menaces extrêmes. Le nucléaire, sans doute. Mais plus insidieusement le biologique, la manipulation des gènes, qui fut une des “solutions finales” de la folie hitlérienne. Je vous dis ceci, Jean Pénard, et je souhaite que vous le répétiez autour de vous : je ne vois pas, je ne vois plus ce qui pourrait retenir les hommes d’aller trop loin. »

In « Rencontres avec René Char », par Jean Pénard.

LA question de notre temps : quels repères “absolus”, pour échapper au fascisme de la relativité ?

Un espoir, pour notre temps : les victimes retournent à leurs agresseurs ce qui leur appartient en “propre” : la honte. Les victimes ne sont plus muselées, ne se terrent plus (quand elles en sont capables, ce qu’il faut respecter) dans ce silence qui prolongeait le geste annihilateur autrefois. Mais je crains que les luttes ne deviennent encore plus amères et… barbares. Espérons que je me trompe. »

     Et s’il n’y avait que ça ! Aaaah cette insoutenable légèreté de l’être…