08/04/2006 6:13 pm
Enchemisé
dans les
violences
de sa
nuit,
le corps
de
notre vie
est
pointillé
d’une
infinité
de
parcelles
lumineuses
coûteuses.
Ah ! quel sérail.
HÔTE ET POSSÉDANT
Qu’est-ce qui nous consolerait ? Quel besoin de l’être ? L’homme et le temps nous ont tout révélé. Le temps n’est point votif et l’homme n’accomplit que des desseins ruineux.
Désir d’un cœur dont le seuil ne se modifie pas.
Nous allions prendre ce que nous convoitions. Mais la main qui brillait se rendait, semblait laide.
À verte fontaine, fruits souvent meurtris.
Notre sommeil était un loup entre deux attaques.
Nous avions allongé puissamment le chemin. Ne menait nulle part. Nous avions multiplié les étincelles. Enfin où menait-il ? Aux brumes dissipées, au brouillard rappelé. Et la nature entière était frappée de pandémie.
Le meilleur était durant quelque moment le crime en personne.
Astres et désastres, comiquement, se sont toujours fait face en leur disproportion.
Des hommes de proie bien civilisés s’employaient à mettre le masque de l’attente fortunée sur le visage hébété du malheur. Ô les termes de leur invitation ! Ô le galbe porcin de leur prospérité !
Seul, de nouveau, avec cet appelant au loin, si évasif ?
Temps, mon possédant et mon hôte, à qui offres-tu, s’il en est, les jours heureux de tes fontaines ? À celui qui vient en secret, avec son odeur fauve, les vivre auprès de toi, sans fausseté, et pourtant trahi par ses plaies irréparables ?
(…)
JOIE
Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.
Poésies de René Char
in
L’EFFROI LA JOIE
in
LE NU PERDU
(1964-1970)
ESPIÈGLERIES
se fait la malle.Probablement le temps d’un printemps et d’un été. Je ne sais trop. Qui peut prévoir où un changement de cap peut nous mener ?
Je ne sais pas si je continuerai à naviguer sur la Toile durant cette période, mais ma présence s’y fera certainement plus rare. Vous me manquerez, c’est sûr.
Beau temps à vous…




Quoi ? MA PERQUE ? Qu’est-ce que c’est que cette desertion ? On s’en va comme ça, sur un coup de tête, en nous laissant betement en plan ? J’ai peine à y croire !!!!
Comment erre benoit — 09/04/2006 @ 5:51 pm
Un changement de cap, ça a ses exigences, et si on ne dirige pas ses mouvements dans une même direction, eh ben ça risque de rater, non ?
Mais ton commentaire fait en sorte que tu te trouveras sur la liste de ceux à qui j’irai faire un petit coucou occasionnellement. Allez, souris, c’est l’printemps !
Comment erre Marie Danielle — 09/04/2006 @ 11:25 pm
Chère Marie Danielle,
Un tel choix se respecte [que dire d’autres après ce que j’ai moi-même fait - en termes de deblogging…]
Certes certes.
Mais c’est qu’on s’habitue [ah… le lourd poids des habitudes en charentaises].
J’avais déjà donné à l’époque de la Voix de la Carpe, hein tu te rappelles ?
Et puis, là : belote, rebelote et boum dix de der aussi !
Y en a qui trichent de façon éhontée à la belote.
J’suis même sûr que tu es un peu marseillaise dans ton âme réincarnée.
Un vrai scandale j’vous dis…
Bon, il paraît que c’est pas bon pour mon karma d’être possessif.
Je vais donc faire un effort sUUrhUUmain - sache que c’est uniquement pour mieux me réincarner plus tard : “Bon chère MD. Ravi de t’avoir croisée il y a qq mois. Ravi d’avoir pris le temps de te retrouver malgré tes chemins de traverse. Bon vent à toi. Tu es une des rares que je continuais de fréquenter malgré mes heures de blog qui étaient comptées ces dernières semaines. Tu en as moins à faire que moi, mais je voulais quand même te le dire. Voilà qui est fait. PloUUf [saut de carpe imparfaitement mimée].”
La bizz à l’oeil [le regard des ex-carpes est incomparable paraît-il].
Et message personnel : bonjour au Saguenay si tu passes pas loin…
uu
note de bas de page avant de partir - genre de post-it qu’on laisse négligemment sur une porte de blog : Au fait, la boîte pour laquelle je travaille est un groupe canadien. Si je passe à Montréal [probabilité de 20%], je te sonne ? Dis, je pourrais te sonner ?
Comment erre uu — 10/04/2006 @ 12:55 pm
Peuh ! chiner, toi ?? Mais tu sais bien qu’une carpe ne se met pas en boîte ! Et en plusse, tu voudrais me sonner ?? Vraiment ! Y a que les domestiques, qu’on sonne, et je ne suis pas domesticable, peuh peuh !
Bon, anyway, tu me comprends, même si ton deblogging fut très bref, hein. Oui, ça fait plusieurs fois que je blogue, puis déblogue, puis reblogue, etc., alors je vais vous (à Benoît qui s’interrogeait itou, et à toi) dire (un peu) en quoi c’est différent cette fois. Disons que, autant internet m’a été d’un grand recours depuis les bouleversements de la maladie, autant depuis 6 ans ma vie a-t-elle été très prise par l’écran (et avant ça, au boulot). J’éprouve encore des problèmes de santé, mais je me sens maintenant saturée de l’écran (y a un petit moment que je vis avec cette ambivalence). La nécessité de déménager et quelques démarches à faire exigent que j’y consacre un max d’énergie (qui elle fluctue toujours), et ce contexte étant plus favorisé par la venue du printemps… Ce ne sont pas là les seules raisons, mais rien que celles-là sont publiquement suffisantes. Ouaip.
UU, dis donc, quand t’avais “donné”, sur La Voix…, c’était pas, en fait, une manière de te racheter pour “avant” ? (je te ferai remarquer que c’est toi qui as parlé de rebelote et de… tricherie, ce sont tes termes)
“Tu en as moins à faire que moi” : what do you mean ? Tiens, je vais te dire… ah et puis non.
Allez, futur papa, bon accouchement (jamais ton “be cool be open” sera-t-il mieux applicable qu’à ce moment- là, as-tu pensé à ça ?)
Si tu viens au Kebek, bon séjour !
Gniark, gniark.
Bon, bon. Ben, écoute, si tu viens pas en fantôme, comme d’autres qui sont venus depuis le virtuel sans jamais s’avancer vraiment en zone franche…, t’as qu’à aviser.
D’un coup je disparaîtrais totalement dans la nature, hein ? Après tout, ça ne serait pas surprenant de la part d’une carpe !
Et bizz back.
Comment erre Marie Danielle — 10/04/2006 @ 1:57 pm
tu vois que je lis tous les commentaires !!! Au fait, merci de m’avoir cité ds les commentaires chez assouline, je n’ai pas pensé à te le dire avant, car je ne les regarde pas souvent, les commentaires (voire presque plus : c’est juste un ramassis de gens qui s’engueulent).
De toute façon, tu sais où me trouver, ma cyber-adresse ne change pas !!
Comment erre benoit — 10/04/2006 @ 5:37 pm
Mais que lis-je ? diable si longtemps ? Mais, chère marie danielle, nous nous étiolons déjà, hein Fernand ?
- Voui, patron. ‘gadez, suis déjà tout étiolé.
- Es Carpée, nous vous attendrons ! A très vite donc. Qu’est ce que tu fais mon bon ?
- Ben, comme vous, patron, j’attends.
- Sur un pied ?
- J’m'entraine… Y’a un casting “flamand rose” pour une nouvelle émission de téléréalité.
- Bien… En attendant, bon vent, chère Es Carpée.
Comment erre Hrundi — 10/04/2006 @ 6:09 pm
Comment, Hrundi, le nombril de Benoît va passer à la tivi ??
Hasta la vista, guys !
Comment erre Marie Danielle — 11/04/2006 @ 10:36 am
Bon elle est faite la malle ? Non mais parce que si y a un peu de rab de MD, on en reprend hein ? ;o)
Allé zou, see you MD !… So long, pour de bon cette fois.
Comment erre uu — 13/04/2006 @ 5:40 pm