03/03/2006 8:42 am
« Je
voudrais
éradiquer
les
frontières
sclérosées
que
nous
humains,
édifions,
confiants,
autour
de
tout
ce
qui
est
à
notre
portée. »
Hannah Höch
« Hannah Höch a surtout étudié la décoration à l’école des arts appliqués, ce que révèlent d’ailleurs ses premiers travaux aux motifs abstraits montrant des formes ornementales et des modèles répétitifs. Il lui est difficile d’approuver les démonstrations politiques et les actions anarchiques des dadaïstes. »
« C’est Johannes Baader qui fait d’elle affectueusement la “dadasophe”, ce qui ne manque pas de logique, puisqu’elle est la compagne du dadasophe Raoul Hausmann. »
« Et alors que Hausmann essaie de toujours légitimer son travail sur le plan théorique, la dadasophe développe dans son oeuvre une ironie plutôt instinctive mais lucide et subtile. Le photomontage Da Dandy [ci-haut] de 1919 présente une juxtaposition complète de motifs picturaux. Comme nombre d’oeuvres de Hannah Höch, elle traite de la relation entre les sexes et du rôle de la femme dans la société. »
« Elle avait accès à toutes les revues et donc aussi à quelques illustrés qui diffusaient déjà l’image de la nouvelle femme des années 20. Da Dandy traite aussi de sa relation orageuse avec Hausmann. (…)
Le titre du photomontage est devenu un élément graphique de la composition. On distingue cependant au centre les contours flous d’une tête de profil, difficile à reconnaître au premier coup d’œil vu que l’artiste l’a enfermée comme une vignette entre des fragments d’images. Cette tête est remplie de plusieurs motifs de jeunes femmes à la mode élégamment vêtues et coiffées de chapeaux extravagants, et qui sourient au spectateur. L’artiste a mis en valeur ce motif du regard en collant d’autres yeux sur les yeux des femmes. En vérité “Da Dandy” ne semble avoir que les femmes en tête.
Cet élément révèle que le collage est vraiment une oeuvre clé pour sa relation avec Raoul Hausmann qui est marié, et n’envisage de quitter ni sa femme ni sa maîtresse, ce qui crée des tensions incessantes entre les artistes. Da Dandy nous offre un portrait à la fois distancié et ironique de cette relation compliquée. La tête de l’amant n’est ici qu’un contour vague recouvert des portraits des nombreuses jeunes rivales de l’artiste. »
Extraits de Dadaïsme, de Dietmar Elger. Éd. Taschen. 2004. 96 pages.




“dada dirladada… y a du soleil et des nanas, dada dirladada” ;o)
Les dadaïstes tiendraient un blog multimédia, ben j’dis [j’affirme !] qu’ils publieraient cette oeuvre dans une note, accompagnée de cette bande sonore là !
Quant à ce qu’écrit Hannah Höch, c’est si vrai. Les hommes [encore plus que les femmes, non ?] sont sclérosés de la relation sociale avec trop d’altérité.
Tiens chère assoiffée, je me demande même si je Raoul Hausmann n’illustrerait pas ce propos dans la mesure où il n’arrive pas lui même à choisir entre sa femme et sa maîtresse, ou même choisir d’être seul [dans le sens de ce que tu avais déjà écrit, i.e. plus seul donc plus libre - euh même si je ne partage pas forcément ce point de vue, hein].
Allez bon ouikende. La bizz glacée.
Comment erre uu — 04/03/2006 @ 4:06 am
UU, hu hu, t’as vUU ? T’as écrit “je me demande même si je Raoul Hausmann n’illustrerait pas ce propos”. “je Raoul Hausmann”, UU ? No comment.
À part ça, j’ai pour mon dire que tous mes commentateurs ont raison, alors je ne m’obstinerai pas avec toi si tu dis que “Les hommes [encore plus que les femmes, non ?] sont sclérosés de la relation sociale avec trop d’altérité.”, d’autant plus que je ne peux parler pour les hommes.
Quant à la question de la liberté, tu vois, mon point de vue n’est pas celui que tu as retenu. Pour moi, l’exercice de la liberté se pratique dans le rapport aux autres tout autant que dans le rapport à soi. Mais c’est normal que tu ne partages pas celui que tu évoquais, les femmes ont plus de propension à respecter la liberté des hommes que l’inverse… (toujours selon ton propre commentaire au paragraphe précédent)
Comment erre Marie Danielle — 04/03/2006 @ 4:59 am
haha ;o)
mon surmoi a parlé ! alea jacta est. ;o) bien vUU !
bon en même temps, il manquait l’apport de la caféine ce matin !…
Comment erre uu — 04/03/2006 @ 5:40 am
tiens mais d’ailleurs, même si ce n’est pas l’objet de ta note proprement dit, je suis convaincu qu’un couple qui n’a pas encore vécu cette figure de style qu’est le ménage à trois n’aura pas encore véritablement testé la solidité de ses fondations [de couple].
On pourrait l’appeler le test de la liberté si tu veux. Ou encore le choix du bonheur aliéné ;o). Peu importe le nom donné, mais je partage ton point à ce sujet : la question de la liberté reste essentielle au sein d’un couple. Ceux qui ne se la posent pas se prendront un mur tôt ou tard. Ceux qui se l’ont posée sont certes bien embêtés de l’avoir posée, cette question mais cela devient un libre choix, plus ou mois assumé pour certains. Mais cela devient tout de même un choix d’adulte, de responsabilité aussi, mais aussi un choix d’homme ou de femme libre [de faire son choix qui lui sera personnel de toute façon].
[décidément, ça fait gloser ce sujet… ;o)]
Comment erre uu — 04/03/2006 @ 5:46 am
Il manquait la caféine ? Mais, c’est là qu’on prend la mesure de l’homme !!
Hé hé hé hé !!
Au fait, la glose, c’est pas la maladie des porteurs de la pomme d’Adam ??
(faudrait me voir, je me tords de rire)
Seriously, le test d’un éventuel ménage à trois pour évaluer la solidité d’un couple ? Oui, ça peut, ça dépendrait alors du degré de liberté assumée (ici tout est dans le mot “assumée”). Il y a aussi à considérer, je pense, que diverses personnes pourraient être susceptibles d’être un compagnon ou une compagne de vie précieux. Que chacun a ses limites. Qu’il y a l’acceptation à faire que l’autre ne peut être tout, pas plus que nous pour lui. Parfois, l’unicité d’un autre se confirme à cause de l’apprivoisement de la rose; en d’autres cas, cela peut réellement tenir à l’unicité de cet être-là lui-même. Et on ne parvient pas toujours aisément à “mesurer” tout ça au moment où on le vit.
Ben, tu vois, j’ai croqué dans ta pomme, tentateur !!
Comment erre Marie Danielle — 04/03/2006 @ 6:44 am