07/02/2006 12:29 am
…le fragile espoir
de voir un jour surgir
de l’irrespirable matière
dans laquelle
le sort a voulu
que le bousier
que je suis
naisse et vive,
dans l’inconfort perpétuel
inhérent à qui ne peut
loger ailleurs
qu’à l’enseigne
de la Marge Étrangère
des InHumanités,
de voir surgir, donc,
une Mandragore…
~
(mienne prose poétique rapatriée d’un commentaire laissé sur le blog de Pierre Assouline)





Tiens, je précise le contexte qui m’avait inspirée. C’est en lisant un extrait de Poésie complète d’Éric Meunié cité par Pierre Assouline (là) que j’ai écrit ce qui se voulait d’abord réaction à saveur d’ironie plus qu’un commentaire personnel. Mais à travailler les mots, ça m’a emmenée ailleurs.
P.A. : « En refermant le recueil avec déjà l’envie d’y revenir, on remarque au verso de la page de garde trois lignes en italiques qui donnaient déjà le “la” :”Les notes de cet ouvrage prises en 2001 ont bénéficié d’un confort particulier: l’auteur était alors boursier du Centre National des Lettres. Ce livre a été soigné par Julia Curiel“. »
De boursier à bousier, il n’y avait qu’un saut de lettres que j’ai osé commettre. Le reste n’est que lit et rature !
Comment erre Marie Danielle — 07/02/2006 @ 3:58 pm