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« C’est en rentrant
de son voyage
de Sicile
en 1953
que Staël commence —
en même temps
qu’il entreprend
la série des Agrigente
— à peindre des
tableaux de nu,
dont il renouvelle
le genre.

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Le Grand Nu orange [introuvable sur la Toile, md] est une « étape capitale dans la carrière de son auteur et
peut-être aussi,
ne craignons pas
de l’avouer,
une date dans l’histoire
de la peinture d’aujourd’hui.
Car elle prouve,
cette femme nue,
plus encore que
les paysages de Staël,
la vanité artificielle
des destructions
que nous nous plaisons
à établir entre l’abstraction et le concret […] », constate Bernard Dorival en 1954. »

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« Qu’il peigne une danseuse des Indes galantes, sa propre fille ou une femme qui partage son intimité (Nu debout, et Nu couché bleu), Staël projette son modèle dans une même figure idéale, métaphysique. Nu couché bleu est un chef d’œuvre où le sens de l’absolu s’exprime entièrement. »

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Extraits de Nicolas de Staël. Une illumination sans précédent. Par Marie du Bouchet, Découvertes Gallimard, 2003.