06/01/2006 8:38 pm

~
Deux poèmes écrits l’an dernier :
Fragments pour une mosaïque
Le serpent du déni,
tourment de la madone,
a terrassé ses failles
en labourant la mère.
La portée de brisures
aura connu les fers
puis volé en éclats
à force d’entrecoupements.
Les peaux vives peuvent-elles se recoller ?
Les entailles ont tant profané les corps de leurs retailles,
que la communion leur a répugné, malgré les sacrifices.
Empreignant d’inconscience
les indignes agneaux,
le ban secret du père
a signé l’abandon.
Le cours du Temps peut-il contrer les dérives de ses fils et filles ?
~
Affranchir
Les Ombres ont fait leur lit
Et nourri leurs viscères
Du châtiment maudit
Confinant aux Enfers
Le Grand Serpent retors
A déposé ses oeufs
Inséminant la Mort
Du bout de son pique-feu
Je suis née du délire
Je suis née de la guerre
Où Honte est nom de mère
Que père n’a su dédire
Je suis née du délire
Je suis née de la guerre
Et ne me fais portière
Que pour tout affranchir
~




Que dire ? Beau, tout simplement…C’est Simon Bolivar mourant, qui a dit “j’ai labouré la mer”…
Comment erre benoit — 07/01/2006 @ 4:06 pm
Eh bien, ignorant qui était votre Simon Bolivar, suis allée chercher, pour trouver qu’il n’a pas fait que “labourer la mer” mais de grandes terres également ! Là, j’ai appris qu’il était “libérateur des pays du nord de l’Amérique du Sud” et qu’il devrait figurer dans les manuels d’histoire aux côtés de Christophe Colomb, George Washington, Abraham Lincoln, etc., ce avec quoi je suppute que vous soyez bien d’accord, non ? Mais pourquoi diable fut-il garder dans l’ombre ? Déjà, j’aurais au moins une ou deux petites idées là-dessus, dont celle de ses idées fort dérangeantes pour les pouvoirs en place aujourd’hui, ou me trompe-je ?? ^_^
Comment erre Marie Danielle — 07/01/2006 @ 4:46 pm
Pas si anonyme pourtant, la Bolivie lui doit son nom…mais c’est vrai que par les temps qui courent…;)
Comment erre benoit — 07/01/2006 @ 5:47 pm
Oui, c’est bien ce que j’ai appris, comme j’ai appris qu’en 1999, on a renommé le Vénézuela, république bolivarienne du Vénézuela. Ce que j’en disais, c’est que, a long time ago, à la petite école, on ne m’a pratiquement pas parlé de l’Amérique du Sud, l’histoire enseignée étant alors surtout celle des puissants colonisateurs, et on ne découvre pas si aisément ce qui nous a été tu, sinon caché. L’histoire s’enseigne-t-elle encore aujourd’hui, et si oui, laquelle ? (l’enseignement de l’histoire ou de la philosophie est souvent objet de controverse, non?)
Comment erre Marie Danielle — 07/01/2006 @ 6:02 pm