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Deux poèmes écrits l’an dernier :

Fragments pour une mosaïque

Le serpent du déni,
tourment de la madone,
a terrassé ses failles
en labourant la mère.

La portée de brisures
aura connu les fers
puis volé en éclats
à force d’entrecoupements.

Les peaux vives peuvent-elles se recoller ?
Les entailles ont tant profané les corps de leurs retailles,
que la communion leur a répugné, malgré les sacrifices.

Empreignant d’inconscience
les indignes agneaux,
le ban secret du père
a signé l’abandon.

Le cours du Temps peut-il contrer les dérives de ses fils et filles ?

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Affranchir

Les Ombres ont fait leur lit
Et nourri leurs viscères
Du châtiment maudit
Confinant aux Enfers


Le Grand Serpent retors
A déposé ses oeufs
Inséminant la Mort
Du bout de son pique-feu

Je suis née du délire
Je suis née de la guerre
Où Honte est nom de mère
Que père n’a su dédire


Je suis née du délire
Je suis née de la guerre
Et ne me fais portière
Que pour tout affranchir

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